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Ce qui élève l'âme

Vous trouverez ici des textes en prise avec l'actualité. Les rédacteurs s'inspirent de la Révélation d'Arès* pour essayer d'en donner un éclairage spirituel donc non polémique. Les pensées et réflexions sont celles du moment. De fait ce blog se lit comme on lirait un carnet de bord d'un créateur ou chercheur d'âme.

Merci de respecter un état d'esprit cordial si vous voulez faire  vos commentaires.

Vous pouvez aussi vous inscire à la newsletter qui vous informe de la parution d'un nouvel article.

Bonne lecture

* Pour une information sur ce livre cliquez sur ce lien:  http://michelpotay.info/index.html

10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 10:56
Noël 2006 :  C'est quoi un Noël de rêve pour vous ?
 
 
Pour moi, au-delà de l'aspect familial, voire chaleureux et fraternel avec autrui,
 
c'est aussi l'occasion de transmettre un message essentiel et vital pour notre humanité.

Pour les personnes dans l'impossibilité de se déplacer à Paris, vous pourrez découvrir un petit livret sur l'histoire et surtout le sens spirituel, dynamique et salvateur à donner à Noël :

Le dossier "Noël, petit historique" est disponible sur internet  page "thèmes de réflexion"

( téléchargeable au format .pdf )

http://www.eaubleue.org/eau-bleue.php?page=themes

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 21:01


Qui dialogue avec qui dans ce monde ?

Quand vous rencontrez quelqu'un et que vous lui demandez s'il pense que le monde peut changer en bien, il arrive parfois que cette personne vous réponde un non catégorique. Mais en creusant les raisons de son non, vous découvrez qu'une aspiration profonde sourd au fond de son être, comme un mourant, quel que soit son age. Quand cette même personne vous avoue que face à la noirceur du monde, à la malhonnêteté normalisée, elle a cadenassée toute ouverture, l'écho  de la souffrance du monde entre en vous. Vous écoutez. Et si vous avez lu et senti cet appel puissant que lance la Révélation d'Arès à l'homme, alors vous ressentez le besoin vif de passer ce message d'espoir à votre frère humain. Les choses se compliquent quand vous faites référence à une source surnaturelle puisque tel est le cas de ce livre. Même si vous tentez d'expliquer le plus clairement possible le sens d'un tel appel. Car celui ci n'a rien de religieux. Rien ne saurait venir à bout du mal si ce n'est la bonté et l'honnêteté, qui ne peuvent s'incarner que dans des individus libres et non dans des masses conditionnées, enrôlées même avec les meilleures intentions.

Passer le cap du trouble est parfois long et pénible. Notamment le trouble que génère la confusion des idées qui se trouvent soudain exposées comme le linge au grand bazar.

Quels tiroirs  pour cette bizarrerie ? Ou veut-il en venir ? La curiosité a du bon car après un temps de cafouillage et d'ambiance de foire d'empoigne, avec un peu d'écoute chacun peut repartir en se sentant enrichit de quelque chose d'inexplicable comme la vie qui fait irruption dans votre chambre le matin avec l'aube. Ou comme l'enfant qui vous tend ses bras. Mais il arrive que l'incompréhension demeure, rien ne semble passer entre vous et votre interlocuteur. Peu de choses semblent se transmettre et comme vous ne maitrisez pas parfaitement toutes les langues, notamment celles que le désespoir a façonné sous de multiples formes, vous pouvez être tenté de laisser parler vos nerfs. De substituer à l'élan de l'intelligence (32,5) et de l'explication nécessaire, quelque chose d'irrationnel. Est ce votre instinct de survie qui parle dans ces moments là, ces moments où, à l'exposé des idées, succède un cri, celui de la vie qui se rebelle contre la prison des justifications? Quelques instants qui vous paraissent rétrospectivement aussi tragiques que celui d'un homme qui vous raconterait l'époque des maquisards fuyant devant les nazis et qui rigolerait en vous racontant la scène. Face auquel vous vous demandez en fixant son regard s'il rit de la ruse des résistants ou s'il se délecte de quelque chose que les tyrans de cette époque incarnaient. Surpris vous sentez l'heure comme le félon (4,1) coincé entre chien et loup. Vous réalisez votre propre part de ténèbre et dans quel monde nous sommes encore englués. Toutes les contradictions d'un homme qui se plaint d'un monde féroce et hurle avec les loups qui réclament un ordre fort comme le roi fort (X/10) qu'annonce la Révélation d'Arès. Vos explications pour montrer que rien d'heureux ne sortira jamais d'un régime à la main de fer, votre appel au pacifisme actif, à la réflexion et à la lutte pour l'honnêteté contre toutes les formes de pouvoir passent pour irréalistes à l'oreille d'un désespéré qui ne voit dans le monde que pâquis (X,5), pâturages clos, chasse pour les meilleures places, boucs et chiens pour lesquels tous les coups sont permis. Affirmation  qui n'est pas fausse mais qui cache aussi souvent un mal terrible, celui de se laisser abattre et se coucher devant ces faits en se fermant à toute possibilité même infime, même pour seulement concevoir une simple probabilité, une piste à explorer. Celle de la recréation de l'homme par la naissance de l'âme et le retour de la vie spirituelle.

Sans le message éclatant et le cri lancé à Arès, qui aurait  pris conscience de l'ampleur de tous les problèmes remuant le fond de l'homme ? Et qui aurait eu l'idée même de (re)prendre le sentier (XXVII/6) de l'amour du prochain, la clef raisonnable pour en sortir ?

Joseph Dupont

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 08:44

 

Un courrier arrivé dans la boite mail de Freeparleur évoque la politique. L'auteur de ce mail décrit sa vision de la démocratie et les bienfaits qu'il voit dans le système en ces termes :

« La démocratie qui avance est l'équivalent social d'une personne qui s'accomplit. Pour dire ceci, mon intime conviction me suffit, mais pour le soutenir je m'appuie sur les données de la physique actuelle. La réalité matérielle conjugue autonomies et interdépendances. »

Comment être clair sans ennuyer ? « Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du Monde » disait Camus. Et cela tout en s'immergeant dans les grands problèmes de l'être et du monde pour tenter de ramener à la surface, là où la conscience affleure, un peu de lumière et d'Eau bleue (II/5)?

Où puiser les idées et leur force d'évocation qui font que parole et pensée deviennent créatrices ? Au fond, l'homme a  plus ou moins bien su se servir de son outil intellectuel pour créer un monde qui possède des trésors d'ingéniosité malgré les malheurs, la guerre et les fléaux qui le frappent.

Il s'est même fait à l'idée que le mal est inévitable comme on se fabrique une lente consolation. Pourtant quels matériaux plus solides que le bien et l'activité du bien ?  Regardez par exemple les affiches publicitaires, n'êtes vous pas frappé par les regards creux (31,12) et vides qu'expriment la plupart des mannequins et top model qui ne sont pas anorexiques seulement au niveau du ventre ? En fait, ces images fantomatiques n'expriment elles pas quelque chose de notre inexistence à tous ? La faim d'espérance et de vie semble s'être dissoute dans le grand estomac glouton (13,3) d'un monstre. La mer sans rive (I/10) du système du monde dévore petits et grands, innocents et malfaisants, car on n'y pèche rien de comestible. C'est pourquoi la Révélation d'Arès invite l'homme à gravir les hauteurs (25,4)de l'humanité pour atteindre la Mer d'en haut là ou se dissout l'or et se mange le pain tendre (XXX/12) de l'intelligence (32,5) et de l'amour. Et ce tout en gardant les pieds sur terre.

Avez-vous palpé la détresse du monde dans les yeux de vos frères anonymes que vous croisez et senti l'état de deuil qui nous recouvre comme si nous nous terrions encore dans une cave (XXXI/4)?

Je ne parle pas seulement de la misère que nous montrent les affiches humanitaires pour ramener vers leurs tirelires et leur charité officielle la manne généreuse d'un peuple qu'il faut conditionner à catégoriser les misères et à ne répondre qu'à certaines sous la forme d'allocations et dons en espèces sonnantes et trébuchantes.

Hier comme d'autres soirs, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qu'on nous promet avec insistance comme les futurs concourreurs et débatteurs qui aborderont les grands problèmes du moment dans l'intérêt de la France, nous parlaient de l'ordre juste et des désordres injustes. Mais quel pouvoir  ne se pose pas en grand et généreux secoureur et parfait vigile de sécurité ? C'est la chansonnette qu'il faut pousser avant toute élection qui comme tout culte a son refrain et ses couplets qu'on entonne au moment irrémédiablement préparé.

Si c'est ça l'accomplissement d'une humanité ? Au secours !

Frère, libre à toi de croire dans la partition du monde en cantons régions et nations comme dans un jeu de lego. Mais cessons d'être dupe, le bien et le bonheur du monde sont interdépendants du bien et du bonheur que chaque individu fait naitre et développe en lui et communique autour de lui. Comme le radiateur allumé donne sa chaleur, branche ton thermostat sur "on". La démocratie, usine à gaz parfois superbement planifiée, rouille parce qu'à l'instar de la religion elle a voulu accomplir à la place de l'homme et malgré ses aspirations profondes. Parce que le bonheur comme la liberté, l'égalité et la fraternité se transmettent d'homme à homme, d'une conscience à une autre. Penser que l'on puisse faire naitre des sentiments de cette nature par la voie du sénat (XXXV/1-2-3), par l'application de décrets, de trains de mesures autoritaires, massivement et uniformément transmis, est ne pas comprendre grand-chose à la vie. L'ordre obsède l'homme qui parait toujours un peu désemparé devant l'extraordinaire simplicité de la vie. Vie qui passe aussi parfois par de grandes complexités. L'honnêteté, l'ardeur, le courage et la patience en viennent à bout. La politique se sert elle-même tout en visant l'universalité. C'est la grande contradiction de l'homme qui loge au fond de nos ventres. L'homme au moins a des tripes et un cerveau, le système n'en a pas. C'est pourquoi il a besoin de tribunaux, polices, armées pour fonctionner et faire appliquer ses lois et ses projets.   

Homme connais toi toi-même disait Socrate. En prolongeant cette très belle pensée on pourrait ajouter homme construis toi toi-même. La Révélation d'Arès parle des forts et des sages au service des faibles et des petits (26,9), mais pour que ces faibles et petits deviennent un jour des forts et des sages à leur tour. La politique a intérêt pour se conserver à garder beaucoup de faibles et de dépendants et entretenir l'illusion qu'elle est indispensable. Elle a aussi ses héros et ses légendes, Robin des bois, Guillaume Tell (que cite le mail évoqué plus haut) parfois des hommes qui représentent des exemples de bravoure. Mais le vrai héros c'est toi mon frère quand tu quittes la fête des morts (XXXV/5) pour t'engendrer dans la vie que tu retrouves quand tu te donnes au monde pour l'engrosser de vie. Quand tu parviens à faire jaillir la lumière même si au début et pendant longtemps tu ne fais que quelques petites étincelles. Il faut bien partir de quelque part.

Joseph Dupont.

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

Photo du haut: musée américain d'histoire naturelle

Photo milieu: Extrait du site BAP

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 11:16

Début novembre, par mail, un de mes frères m'invite à repenser le travail, la pauvreté et la richesse au travers du problème du luxe et de son honteux étalage aux cotés de l'accroissement des nouveaux gueux. Appel manichéen ou angoisse profonde ? Dans le même temps, un rendez vous avec un chef d'entreprise avec qui je collabore depuis un an m'attend pour faire un point sur notre futur partenariat. Le travail rémunérateur qu'il me propose n'est pas sans me poser de multiples questions. Mais le plus pénible tient peut être au fait que ma conscience ne s’est jamais autant sentie tenue en devoir de vigilance que dans les situations de confrontations qu’elle dut traverser  au cours de cette année. Confrontations entre les nécessités pratiques du commerce et les philosophies ou morales qui rodent toujours un peu autour et dans chaque tête et me plongent comme un nain au milieu d'une bagarre. Qui sait par exemple qu'avant d'être sur le marché comme produit finit et parfait, certains équipements ne sont qu'ébauches, prototypes en développement qui s'améliorent par interaction entre le client, son vendeur, le constructeur et une équipe de techniciens ? Parce que l'adéquation entre moyens financiers, moyens matériels et humains et temps imparti à la rentabilité sont fluctuants et dépendent de l'appréciation et des qualités de décideurs et consommateurs souvent impatients et exigeants. Et dépendent aussi bien sûr du travail et de la qualité de celui-ci comme de la persuasion et de la détermination dans un rapport de forces aussi mouvant qu'incertain. Dans cette relation tri ou quadri ou multi partite les choses sont à la fois à demi dévoilées et à demi tues. Par exemple, on ne dit pas : « Mon produit est encore en phase de débogage » mais on dit: « Cette fonction fait partie d'une implémentation adaptée selon les besoins du marché. » Il faut faire court pour s'expliquer car tout « bon »commercial sait qu'il ne doit pas troubler son interlocuteur qui risque de perdre patience et confiance. « Jeu de dupes ! Mensonge !»  crieront certains parmi lesquels souvent pataud je me range. En ajoutant: « Haro sur les menteurs et vendeurs de vent! » oubliant que la grosse machine industrielle qui fait manger à peu près tout le monde fonctionne sur ce mode, non de l'esbroufe diplomatique mais des petits arrangements qui sont dans la période d'ombres et de faibles lumières actuelle, la voie pragmatique et réaliste dans laquelle le noir tourne pour trouver la lumière en semant le sel pour y voir clair (XXVIII/12). Pour reprendre une image de la Révélation d'Arès. Plongés que nous sommes dans la nuit qui bat l'enfant (I/16) spirituel commençant à s'éveiller. Le noir dans la révélation d'Arès est la métaphore du mal. Celui ci peut il être schématiquement résumé dans un petit texte sans tromper le lecteur ? Dans ces moments de grand trouble, l'angoisse la plus profonde tient dans cette errance et cette question lancinante: suis-je un participant, un élément ou une phase du noir ? On est à priori loin de la réflexion sur la richesse et la pauvreté. (1) Pas tant que ça. Les produits cités plus haut comme certains logiciels lancés sur le marché ont besoin de beaucoup de personnel pour être élaborés et mis en vente. Pour la plupart, ces produits, passée l'étape de l'inachevé qui causeront des soucis à bien des gens parce que fonctionnant mal, permettront aussi à d'autres de vivre et de rendre prospère une entreprise. Cette entreprise aurait, si elle avait pris le cours patient des choses, investi en effort et regardé loin comme la rivière creusant son lit au fil des siècles, débouché sur une issue bénéfique avec les tracas en moins. Mais sous le règne des coeurs agités (36,3), qui fait aussi peu cas de la finalité spirituelle de l'homme et des questions métaphysiques sa raison, cette dernière effleure à peine, qui, de la tête aux mains, une chaine d'hommes obligés de parer au plus pressé. En ne lançant pas rapidement ses produits elle laisse à ses concurrents une longueur d'avance. L'entreprise sous la pression des investisseurs, des clients, des salariés et de l'état, ne vit et ne prospère que par le miracle de quelques génies aussi. Si on veut bien ne pas juger et ne s'arrêter qu'aux erreurs ou turpitudes de certains hyper médiatisés comme le furent JM Messier par exemple. Parce qu'ils constituent les animaux de foire qui font vendre du papier. Le riche qui s'est pris les pieds dans le filet de la multitude inconsciente et souvent hypocrite, celle ci peut en rire et sortir les mouchoirs devant le clochard qui lui mérite l'éloge suprême. Alors que ce dernier a peut être préféré la combine ou la fuite au risque de la demi gloire ou de l'échec.

Face à ce genre de situation qui ne sent pas sa conscience se tordre comme le linge sous l'effort d'une paire de mains ou d'un tambour? Qui ne sent pas sa part et la chair et l'esprit de l'humanité passer dans sa matière et les larmes mouiller sa gorge (XVI/9) et l'immense difficulté pour devenir lucide ? On comprend mieux aussi pourquoi le Créateur appelle le monde à changer (28,7) en guérissant ses plaies (8,7) en entrant dans une autre relation, en abordant les problèmes avec un esprit neuf et un grand sens des nuances comme l'est au fond toute la création. Et parce qu'il n'y pas de solution à terme à tous ces problèmes sans une forte respiritualisation de soi même et une longue réflexion.

(1) Ceux qui souhaitent approfondir la réflexion sur le sujet. Nous conseillons la lecture de l'article  « Pauvreté» paru dans le journal Frère de l'aube n°68. Journal qui sera bientôt en ligne.

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

Illustration: La cour des miracles par Robida

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 12:48


Ce matin, je repense au titre d'un magazine aperçu dans un kiosque à journaux : qu'est-ce que la mort ? Ou quelque chose comme cela. Ce matin, je pense à ces morts de la guerre, au papa d'une de mes soeurs parti récemment, à un de mes frères qui va mourir bientôt, à cette petite fille rencontrée dans mon boulot et dont le motif de son séjour dans mon service est « fin de vie ». Mes pensées commençaient à s'envoler de çi de là , quand une interrogation vint frapper mon esprit : Ce sujet de la mort et tous les questionnements sur la vie auquel il renvoie est extrêmement intéressant à creuser, mais pour toi, là maintenant, la seule mort qui devrait te préoccuper encore plus, c'est la mort de ta vieille personne, celle que tu ne veux plus être, la mort de celle qui se croit au dessus des autres et qui, au lieu de leur parler, de les aimer en frère ou soeur, préfère parfois se taire avec dédain. La mort de celle qui n'aime pas assez tous les hommes, la mort de celle qui se laisse aller à ses sautes d'humeur, la mort de celle qui emprunte la voie des explications intello avant de prendre le regard intérieur, l'oeil spirituel. Je sais qu'au bout de ces  « petites morts », ce n'est pas « rien » qui restera. Ce sera au contraire moi, un moi plus vrai que le moi formatée par la personne social, un moi qui aura rajouté des facettes supplémentaires à son être, dont l'angle de vue pourra embrasser n'importe quelle latitude, pourra comprendre et aimer l'autre. Au moment où le cadavre de cet être sera mis dans la fosse, il pourra peut être après un laps de temps dont nous ignorons la grandeur, survoler haut cette fosse. Ce que j'aurai voulu être, ce que je serai devenue en faisant ma vie tendue, collée au bien, fera qu'il ne restera pas « rien » , mais que l'âme que j'aurai construite continuera d'oeuvrer, d'aimer, d'aider, de vivre.
Ce matin, je repense au titre d'un magazine aperçu dans un kiosque à journaux : qu'est-ce que la mort ? Ou quelque chose comme cela. Ce matin, je pense à ces morts de la guerre, au papa d'une de mes soeurs parti récemment, à un de mes frères qui va mourir bientôt, à cette petite fille rencontrée dans mon boulot et dont le motif de son séjour dans mon service est « fin de vie ». Mes pensées commençaient à s'envoler de çi de là , quand une interrogation vint frapper mon esprit : Ce sujet de la mort et tous les questionnements sur la vie auquel il renvoie est extrêmement intéressant à creuser, mais pour toi, là maintenant, la seule mort qui devrait te préoccuper encore plus, c'est la mort de ta vieille personne, celle que tu ne veux plus être, la mort de celle qui se croit au dessus des autres et qui, au lieu de leur parler, de les aimer en frère ou soeur, préfère parfois se taire avec dédain. La mort de celle qui n'aime pas assez les hommes, la mort de celle qui se laisse aller à ses sautes d'humeur, la mort de celle qui emprunte la voie des explications intello avant de prendre le regard intérieur, l'oeil spirituel. Je sais qu'au bout de ces  « petites morts », ce n'est pas « rien » qui restera. Ce sera au contraire moi, un moi plus vrai que le moi formatée par la personne social, un moi qui aura rajouté des facettes supplémentaires à son être, dont l'angle de vue pourra embrasser n'importe quelle latitude, pourra comprendre et aimer l'autre. Au moment où le cadavre de cet être sera mis dans , il pourra peut être après un laps de temps dont nous ignorons la grandeur, survoler haut cette fosse. Ce que j'aurai voulu être, ce que je serai devenue en faisant ma vie tendue, collée au bien, fera qu'il ne restera pas « rien » , mais que l'âme que j'aurai construite continuera doeuvrer, d'aimer, d'aider, de vivre.
Catherine V.
Les mots en italiques sont extraits de la Révélation d'Arès.
Illustration: Pauline

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 10:23

Aujourd'hui la République démocratique du Congo (RDC), ex Zaïre, pays grand comme l'Europe de l'Ouest, peuplée de 60 millions d'habitants, s'apprête à voter, une première depuis 60 ans. Ravagé par deux guerres (1996-1997 et 1998-2002) qui ont fait 4 millions de morts. Les trois quarts de la population vivent avec à peine 2 dollars par jour.

La Révélation d'Arès parle du champ de la moisson. La moisson évoque le grain de la pénitence, graine de vie et de la recréation de l'homme et du monde par la réactivation volontaire et consciente du Bien en chacun. La parole contenue dans ce livre désigne aussi l'aire du champ, aire plus mentale que géographique. Hier, comme la plupart des samedis, je suis parti à la moisson, au battage de mon propre grain intérieur et de ceux qui le portent et l'ont muri ou lui ont permis de mûrir. Ces personnes avec qui, le temps d'un échange de regards et d'une conversation, les pèlerins d'Arès essaient de partager l'esprit de cette moisson et son urgente nécessité. Dans une des rues parisiennes parcourue par de nombreux touristes je croisai un de mes frères congolais avec qui nous discutames de son pays. Cet homme manifestait le grand souci et l'espoir que son pays mettait dans la démocratie. Paradoxalement il clamait le refus de voir l'Occident et l'Allemagne en particulier, très présents là bas selon lui, imposer leur vision du monde et leur accaparement des richesses. Ne connaissant que très peu de choses de cette région du monde et de son histoire, je l'écoutai. Mais je ne pus m'empêcher de lui dire que, d'une part, tous les malheurs qui frappent l'Afrique n'ont pas pour cause l'Occident et sa volonté d'hégémonie esclavagiste et raciste. Parce que question guerres et rivalités tribales la plupart des régions d'Afriques n'avaient pas attendu l'arrivée des colons blancs pour s'entretuer et se piller. Ensuite je lui disais mon grand doute quand à croire qu'il soit sage de vouloir absolument instaurer le modèle démocratique en Afrique. Simplement parce que l'Afrique n'a pas de références culturelles ni un fonctionnement mental adapté à un tel système. Et qu'il était probablement plus sage de partir des réalités mentales et culturelles que les africains possèdent et partagent entre eux même instinctivement plûtot que fonder leur espoir dans un système qui ne cesse de montrer ses étroites limites. N'étant ni un politologue ni un historien, et sachant que l'Afrique n'est pas une région concernée par la Révélation d'Arès, car cette dernière n'est pas adaptée à la mentalité de l'Afrique subsaharienne. Il n'y a aucune raison philosophique ou morale dans ce conseil de prudence mais seulement, recommandation de mesure et sagesse du Créateur qui sait par quelles portes, et par quelles têtes le vent souffle. Aucune tête ou porte n'étant supérieure à une autre.

Cela étant pour ce qui concerne le Congo, les médias prédisent la victoire certaine de Joseph Kabila, président sortant seulement agé de 35 ans face à Jean-Pierre Bemba présenté à la fois comme rebelle et comme héritier du mobutisme. Le Congo pays riche en diamants, en or et en cuivre, succite bien des convoitises comme toutes terres qui en recellent. Dans ce pays comme dans tant d'autres, qui ne pressent et voit combien il est temps de passer à une autre vision et gestion des ressources que celles imposées par la politique et les marchands ? Qui ne comprend que sans amour et partage, rien de durable ne sera jamais possible. Et combien partout les problèmes sont au fond très similaires.

C'est à toi mon frère croisé dans une rue de Paris, une caméra au poing que je pense en écrivant cela

une manière de pauvre d'aider ton pays en y glissant quelque chose de mon âme si jamais j'en ai une. La pauvreté et le dénuement ne sont pas toujours et uniquement là où on croit les voir.

C'est un sujet qu'il faudrait totalement repenser comme celui du bonheur et des sentiments de bonheur. Sereinement et patiemment s'extraire de sa culture et creuser sa mine intérieure dont le sous sol contient la source de la Vie. Source ou vie spirituelle que l'homme peut dégeler au moins dans un premier temps dans sa tête, qui demain rejaillira comme les immenses fleuves parcourant ce grand continent qu'est l'Afrique. Alors la vie spirituelle arrosera et fertilisera le monde et l'homme sur tous les plans.

Jacques Cajou.

 

 

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

 

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 08:00

 

 

 

 Tout le monde sait en France, que l'on va nous rebattre les oreilles pendant les six mois qui viennent, sur la campagne politique. Il faudra réalistement faire avec. Même quand on n'attend rien de décisif de la queue de vache qui mugit (Révélation d'Arès XXXV/2), image que donne de la politique le Créateur à Arès. Car tout bêtement le bonheur ne sortira pas du système. Rien donc dans le discours politique ne pousse le monde à changer (28,10). Mais le frère de Mikal (XXXV/3) sait aussi qu'il ne peut fuir les réalités et mentalités du monde et du moment sans prendre le risque de l'égarement de la mystique ou d'autres formes de rêves toujours tentants mais stériles. Il y a des domaines où les choix à faire sont restreints, frustrants, leurs étroites limites mêmes vous égratignent, parfois vous enserrent (28,15), bref vous n'avez qu'une possibilité riquiqui de choix. La politique dans ce qu'elle offre de débats, de projets, de perspectives en est une magistrale caricature. Ce n'est pas le semblant de diversité de candidatures qui permet la germination d'une société multiple dans laquelle l'individu a valeur absolue donc déterminante. La politique partant du postulat que la masse possède  « la vertu » quand la majorité désignée prend des décisions par l'intermédiaire de quelques responsables à qui elle confie la charge d'opérer des choix pour les autres. C'est tout le problème que pose la question du pouvoir et de la démocratie en particulier. Se référer à un autre mode d'existence et d'interaction est encore estimé utopique. Il n'en sera pas toujours ainsi. Nous n'avons pas d'autre preuve aujourd'hui pour l'affirmer si ce n'est ce que la Révélation d'Arès en dit et résume dans quelques phrases et images lapidaires.

 

Mais partons donc du terrain et du concret. Cette semaine, les socialistes s'étaient donnés rendez vous à Clermont Ferrand pour écouter leurs trois principaux prétendants à l'investiture. Dominique Strauss Kahn, Laurent Fabius et Ségolène Royal exprimèrent ainsi trois voix différentes. Il serait long et fastidieux de tenter de faire une synthèse de leurs visions et discours d'autant que l'auteur de ce texte n'a pas la prétention d'en cerner tous les aspects. Mais il semble, à entendre les déclarations de ces trois candidats, que Ségolène Royal ait la vision la moins éloignée de ce qu'il faudrait commencer à impulser comme idée. Au moins en ce qui concerne la nécessité de décentraliser. Laurent Fabius défend le discours de l'antilibéralisme comme si le libéralisme était la cause de tous les malheurs du monde. Quand on sait bien que la cause est ailleurs. Il faut savoir ce que l'on veut et arrêter de se leurrer : bosser, prendre des risques et investir étant les ingrédients incontournables de l'économie. La démagogie consiste toujours à se rallier ceux qui vous rejetteraient si vous leur disiez simplement la vérité. Dans ce domaine, tout le monde ne désire pas prendre des responsabilités et n'en a pas les moyens, sans parler de la paresse qui peut avoir ses raisons, fondées, mais très difficilement compatibles avec l'exigence de la production matéraliste. Et même si par ailleurs chacun est invité à co créer le monde. Surtout, l'échec soviétique a suffisamment  démontré l'inaptitude d'une administration centralisée autoritaire pour gérer un pays. Peut-on faire de la cuisine sans sel, ni eau ni huile ? Oui en revenant à l'ère primitive. Ce qui pourrait permettre à certains de prendre conscience des bienfaits du libéralisme.

Dominique Strauss Kahn, DSK plus pratique à écrire et prononcer, lui, évoque une sorte de rêve ou de nostalgie d'un passé au travers du concept du « pacte de l'Elysée ». En résumé, on s'assoit aux côtés de partenaires sociaux et la magie, pardonnez, la négociation prend forme, puisque chacun, c'est bien connu, n'a pour seul objectif que l'intérêt général. Et, le président plane au dessus des querelles comme un ange que tout le monde écoute religieusement.

Bref cette analyse est un peu courte, voire simpliste sur toute la ligne, mais on aura le temps dans les prochains mois d'en reparler et de nuancer. Un blog c'est aussi sa fonction, invite à l'échange et à la complémentarité. Même si vous souhaitez débattre du social au-delà de l'immédiat, de l'histoire et des contingences, celles-ci vous rattrapent plus ou moins en toute occasion. C'est au fond toute la question de l'homme qu'il faudrait poser. Qu'est ce que l'homme, quelle humanité voulez vous ? Et où voulez vous allez ? La Révélation d'Arès pose ces questions dans toutes leurs dimensions, pratiques comme spirituelles que d'ailleurs elle ne dissocie ni n'impose. C'est tout son génie et toute sa raison.

 

Joseph Dupont.

 

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 10:29


Le 8 octobre, un trackback a été placé sur ce blog par un internaute à la suite de l’article « Briser le silence ». Un trackback est un rétrolien, un système de liens inter-blogs semi-automatisé, dont la fonction sert à tracer ou renvoyer par l’intermédiaire d’une adresse électronique vers une page d'un autre blog. En l’occurrence le trackback en question renvoyait sur un site mettant en ligne les conversations téléphoniques enregistrées entre le comédien Gérard Dahan se faisant passer pour le député Philippe de Villiers, et quelques personnalités politiques, qui se firent ainsi piéger au travers de conversations sur l’affaire des squatters de Cachan. Ce style d’entretien maintenant banalisé et qui repose sur un mensonge, consiste à extorquer quelques informations croustillantes qu’on obtiendrait que très difficilement, voire pas du tout, si le journaliste passait par la voie classique de l’investigation. Le message accompagnant le trackback indiquait : « Le Magazine ''Entrevue'' a mené son enquête et a sollicité les talents de l’imitateur Gérard Dahan »

Je n’ai pas, au premier abord, vu dans ce coup médiatique, la perfidie typique du monde médiatique qui, sous l'apparence d'une grosse blague d’étudiant ou de farce d’un saltimbanque, pratique une forme de désinformation, d’irrespect et de mépris de la vérité. Tout cela sous l’apparence d’une enquête sérieuse où se mêlent le sympathique et l’esbroufe. Le bouffon justifiant le roi. Le problème ici n’est pas moral.  Ce n’est pas tant que soit violée la déontologie à laquelle devrait en théorie s’astreindre tout organe de presse digne de ce nom, mais  l’inconscience que de ce genre d’actes met en évidence. Car le message, ou, pourrait-on dire la fable dans cette mise en scène c’est : Je peux mentir de façon sympa, grotesque, pièger les puissants de ce monde - dans le cas de Cachan, un préfet, un maire et un directeur de cabinet d’un conseil régional - et passer pour un « bon informateur ». Le mensonge journalistique pour faire vendre ? Le mensonge comme accélérateur ou catalyseur, moteur du commerce et pratique normalisée sur laquelle tout le monde s’entend pourvu que chacun reste à sa place comme dans une partie de poker menteur ? Nous ne sommes pas (encore ?) revenu au temps de la pègre, mais on peut se demander si l’assassinat lent, la dissolution des carrières par cynisme interposé, par pilonnage d’info bidon, de coup bas, ne conduisent pas à une forme de démoralisation, de mélange enivrant et schizophrénique dont l’aboutissement conduira à une déchéance brutale.  

 La presse, fonds de commence de la tartufferie mène le bal dans lequel nous sommes tous invités à vampiriser quelqu’un, je tremble à l’idée de me laisser gagner par ce jeu absurde, de m’abandonner à cette forme de désespérance qui consiste à adorer la connerie. Il est temps de renverser la vapeur, de rechercher à stimuler l’intelligence (Révélation d'Arès 32,5) la beauté (12,3)qui ne mérite vraiment son nom que quand elle sert le bien, le bien public ou le Bien tout court. 

Freeparleur.

Illustration: Bruno Montagnac

  

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 04:37

Pendant que de graves conflits ensanglantent des régions de la planète et  que nos frères humains s'entretuent en Irak ou au Soudan, le journal télévisé nous parle de la retraite à 35 ans du célèbre gardien de l'équipe de France Fabien Barthez, ou de celle d'Edouard Balladur politicien dont on entendait plus parler depuis des années.

Les nouvelles du soir du 6 octobre sur TF1 c'était aussi le retour fringant de Monsieur Juppé et sa promotion en vue des élections à la mairie de Bordeaux. Les images du dynamique ministre monsieur Sarkozy en déplacement en Bretagne tombant par hasard comme l'impeccable devant la caméra. Que de reportages avec des petits mots qui vont bien quand on sait les agrémenter comme le derrière des vaches que  caresse au salon de l'agriculture en trinquant, tout fin politique qui entretient son image comme une coquette !

Le journal de 20 heures me fait parfois penser à l'effet de la tisane qu'on sert à l'hospice après le saucisse purée et la compote. Si vous n'êtes pas insomniaque et ne vous forcez pas un peu à vous intéresser au sort des milliards d'individus qui peuplent la terre autour de vous, vous glissez dans la routine comme le coureur de bobsleigh dans son couloir de glace.

Car qu'est-ce que 80 ans de vie sinon le temps d'un souffle au regard de l'éternité ? Ce vaste temps qui n'est même plus représentable pour nos faibles lumignons (32,5) et qui devrait être notre véritable dimension, est réduit à un bref moment ou chacun a juste le temps (36,23) de se créer bon et donc vrai. La Révélation d'Arès use du terme repentir, devenu  rébarbatif après le passage de la religion, mais lui redonne son sens à la fois nouveau et très ancien de recréation de soi et inséparablement du monde.

Remarquez que sur France 3 le même soir, un reportage évoqua la maladie qui monte et sera la seconde par le nombre qu'elle touchera après les maladies cardio-vasculaires à l'aube de 2020. Il s'agit de la dépression. Tiens, mais y a-t-il un rapport entre toutes ces choses ? Je veux dire quels liens de cause à effet existe-il entre la démagogie, notre envie de quiétude qui ne souhaite aucune perturbation et le monde et ses douleurs ? Un blog comme celui-là ne représente même pas une introduction à de telles interrogations. Mais si nous nous mettons à aller vers nos frères de tous les horizons, à réfléchir à tous ces problèmes sans attendre de chimériques réponses des portes-voix du système, si nous commençons à communier avec les autres hommes et femmes et ainsi commençons à sentir ce grand corps malade qu'est le monde, nous trouverons peu à peu les remèdes possibles. Car rien n'est vraiment insoluble pour qui cherche. La Révélation d'Arès use de cette image très parlante du fou qui fuit comme l'asile fuit ( VI/6)--  l'asile repaire ou concentration de fous -- et le frère qui trouve à sa face celle du Créateur. L'homme en changement ranime ainsi peu à peu en lui de grandes énergies dont la première et qui fait le plus défaut est l'humilité. Encore faut-il accepter de faire face à sa réalité et vouloir la changer.

Les médias dans leur silence paradoxalement distillent un bruit stérile. En évitant de parler de ce qui risque de déranger monsieur et madame tout le monde, comme par exemple le fait universel d'Arès ou les causes des malheurs qui frappent l'humanité, ils ne ménagent pas l'avenir.

Il n'y a pas que les murs en Palestine et Israël ou ceux que veut construire parait-il Georges Bush à la frontière mexicaine pour contenir l'immigration. Pas seulement des murs au sud de l'Europe comme entre le Nord et le Sud ou entre nantis et démunis. En fait le monde n'est qu'une gigantesque citadelle où tous les hommes sont enchainés. Nous ne nous lasserons pas d'appeler à retrouver la Liberté qui n'est pas celle qu'autorisent ou flattent les idées régnantes. Ces idées conformistes qui lentement font de l'homme un pendu (XXIX/8). La Liberté décrite dans la Révélation d'Arès par le poulain agile libre du harnais et des barrières que dressent devant lui (10,10) tous ceux qui tirent bénéfice de dompter cette Liberté. Ces remparts contre l'amour du prochain sont aussi en chacun de nous et s'enracinent dans notre « bonne conscience » celle de se croire pas si mauvais, et pas vraiment responsable de tout cela. Alors que nous sommes tous partie liée au bonheur comme au malheur de l'univers. Voilà la raison de ce texte écrit au coeur de la nuit. Comme une pensée entrée en résistance contre l'inertie, un cri (II/19) d'appel à l'évasion par le retour à la vie spirituelle  poussé par un des innombrables maillons de la grande chaîne humaine. L'espérance qu'apparaisse l'aurore d'une nouvelle civilisation. 

Clair de lune.

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

 

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 09:03


Un récent courrier dans la boîte mail de freeparleur posait cette question :

« Pourquoi faîtes vous une coupure aussi nette entre structures et amour?
Certaines structures aident la manifestation de l’amour. Certains amours
s’incarnent dans des structures qui se réalisent après avoir été longtemps
rêvées. »

Des exemples historiques comme certains faits d’actualité permettent d’expliquer pourquoi tout pouvoir glisse irrémédiablement dans l’arbitraire. Une structure politique ou religieuse se donne toujours plus ou moins pour vocation de rallier la masse à sa cause et à terme son architecture organisationnelle et ses fondements légalistes s’imposent comme le portail sacré par lequel le peuple doit entrer et ce un peu comme dans l'idée qu'on se fait d'un paradis.

On peut se demander si il n’y pas un parallèle entre la déclaration du président vénézuélien Hugo Chavez  lors du jour de la résistance indienne le 12 octobre 2005 : "C’est un ordre, nous ne voulons pas de nouvelles tribus ici, nous sommes une vieille tribu, il y en a assez de la colonisation". Hugo Chavez montrant du doigt les communautés de missionnaires évangéliques américains pour lesquelles il ordonnait l'expulsion les accusant d’être en quelque sorte des complices de la spoliation à la solde des Etats-Unis et la façon dont Georges Bush et son équipe envisagent l’Iraq.
Car dans ces deux régions du monde, l’Amérique latine et le Levant, c’est plutôt l’esprit et la culture tribales qui ont longtemps prévalus avant que les Européens ne débarquent et n’y instaurent ou tentent d’y instaurer la démocratie. Au fond, on pourrait se poser la question de savoir si la démocratie ne fut jamais autre chose que le prétexte à assimiler les tribus à l’ordre des dominateurs (28,21) ?
C’est pourquoi la Révélation d’Arès ne parle pas de la démocratie mais de l’Assemblée et des assemblées souveraines d’elles mêmes (8,1).
Assemblée au singulier et au pluriel dont la Parole d’Arès n’envisage pas l’unité par le ciment de la loi mais par celui de l’amour devoir. Cet amour devoir étroitement lié et dépendant de la liberté absolue, c'est-à-dire la liberté qu’acquiert l’homme en se libérant du harnais des docteurs et princes (10,10) religieux ou politiques.
A Arès le Créateur met en garde l’homme de façon insistante contre l’esprit de système qui imprègne toute politique et religion qui sortent de la même cuisse (XXXVII/14). C’est donc par une voie toute différente que celle autoritaire prônée depuis des millénaires par les pouvoirs que nous devons regarder l’avenir et avons quelques chances d’avancer vers un monde heureux. Dans un monde où le nombre fait poids cela paraît à première vue utopique. N’oublions pas que la  nature interactive de nos relations, celles que nous choisissons d’établir en conscience débouchent à plus ou moins long terme sur une fluidité et un partage très profond des qualités de chacun et que chacun progressivement peut intégrer en lui, la conscience de son frère. Ce mode d’existence affinitaires ne peut d’ailleurs se réaliser de façon dynamique que par un courant naturel de sympathie. La politique et la religion ont cru et croient encore réaliser la société juste et harmonieuse  rapidement, c’est pourquoi elles s’appuient sur des raccourcis comme le recours à la loi et au juge. Par là elles échouent et échoueront inexorablement. Rechercher et activer le bien (12,3 ; XXXII/11 ; XXXVIII/3) devient peu à peu une force, cette force comme la sève d’un arbre peut partir de sa racine sociale, se métaboliser et circuler dans le tronc universel et ainsi s’étendre par ses branches vers le ciel et tous les hommes. C’est aussi de cette manière que l’homme redonnera sa véritable et fondamentale écologie à la terre et qu’il découvrira que l’Assemblée humaine a aussi un poumon (III,3) et participe plus organiquement qu’elle ne le pense de la lumière et même peut-être de la production de l’oxygène.

Roseau bleu.

Les mots en italiques sont des références puisées dans la Révélation d'Arès.

Illustration: Bruno Montagnac

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