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Ce qui élève l'âme

Vous trouverez ici des textes en prise avec l'actualité. Les rédacteurs s'inspirent de la Révélation d'Arès* pour essayer d'en donner un éclairage spirituel donc non polémique. Les pensées et réflexions sont celles du moment. De fait ce blog se lit comme on lirait un carnet de bord d'un créateur ou chercheur d'âme.

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Bonne lecture

* Pour une information sur ce livre cliquez sur ce lien:  http://michelpotay.info/index.html

1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 19:16

Je souhaite à tous mes meilleurs vœux pour l’année 2009. Vœux de bonheur, de réussite et force de dépassement.

En ce début 2009, mes vœux vont surtout  vers nos frères de Palestine et d’Israël, vœux de paix dans cette région historique de la Révélation des gens du Livre. Frères politisés et nationalisés, déchirés par des haines qui semblent atteindre des niveaux de durcissements pour lesquels la communauté internationale qui suit encore une voie de politique politicienne ne peut qu’être impuissante à résoudre quoique ce soit de fondamental là-bas. Construire des ponts d’interdépendances économiques entre les deux communautés comme l’Allemagne et la France le firent au sortir de la seconde guerre mondiale avec le charbon et l’acier, permettrait aux deux peuples de nouer des intérêts communs. J'espère qu'en 2009 cela commencera à se réaliser. 

Vœux aussi de courage et prospérité par l’effort donc par le travail. Trouver ou créer de l’activité rémunératrice est un acte plus que citoyen puisqu’il a valeur spirituelle. Ne pas  assumer un travail et donc le sens du devoir dû à autrui, est passer à coté de la vie, à coté de l’homme. En effet qui peut évoluer et  se dépasser sans « se frotter » aux autres, sans assumer une responsabilité aussi minime soit - elle ?  Gagner un temps moins qu’un smic, faire beaucoup heures sans  compter et être heureux et épanoui ne sont pas choses forcément incompatibles. Il faut accepter de passer parfois par des périodes de vaches maigres et voir au delà des clichés de la culture.

Vœux aussi d’amour car sans amour du prochain je ne peux pas supporter le poids du temps et des contraintes innombrables. Aimer ne veut pas dire cajoler ou être systématiquement d’accord avec tout le monde. Aimer c’est aussi faire l’effort de se mettre à la place de l’autre pour voir de son point de vue. On comprend ou vit d’autant mieux l’amour du prochain que l’on vit et assume une vie de couple. Ainsi mes vœux vont vers les solitaires pour lesquels j’espère que 2009 leur apportera cet amour qu’il faut vouloir donner et partager.

J’ai la chance de partager ma vie depuis bientôt dix ans avec mon épouse dans laquelle je vois la Femme. Un reflet ou une image de l’Eve en cours de transfiguration dans laquelle transparait l’enfant spirituel, moments sublimes que l’on doit à la Révélation d’Arès, l’énergie mise à essayer d’en vivre l’Esprit à notre mesure et de la faire connaitre.

Vœux donc que beaucoup de têtes et de cœurs retrouvent l’Eau spirituelle et la laisse monter en eux pour que reverdisse le grand jardin planétaire d’une vie heureuse et épanouie.

Et mes remerciements aux fidèles lecteurs de ce blog.

 

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Published by Jean-Claude D - dans Freeparleur
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 20:06


Crise financière digne de 1929! Récession des économies occidentales! "Crise!" aboient tous les médias sur le ton de :"Bingo !" Jeter de l'huile sur le feu, démultiplier les effets de la panique ne pose pas de problème de conscience à la presse, seul compte le profit immédiat qu'on espère en tirer. Des profiteurs dénonçant d'autres profiteurs, le scénario est classique. On dénonce l'autre, fauteur de tous les maux, comme si soi-même on était tout blanc. Cette attitude, bien dans l'esprit d'un monde qui voit toujours "la paille dans l'œil du voisin sans voir la poutre dans son propre oeil" (Matt. 7/3) n'est pas propre aux médias, elle est le fait d'à peu près tout le monde, y compris les victimes de la crise. En ne considérant que son seul pré carré, en montrant du doigt  des bouc-émissaires, en attaquant les moulins à vent du monde moderne que sont les grands concepts idéologiques, chacun ne fait qu'ajouter sa crise à la crise et passe à côté du véritable enjeu qui se situe d'abord et avant tout dans un redressement spirituel individuel. Avec le durcissement attendu de la crise, quand le dénuement sera obligatoire et général, il faudra bien se rendre à l'évidence. Ce pourrait être là un des effets positifs de la crise, la sortie de la catalepsie générale, à condition toutefois que des hommes vertueux catalysent le processus salvateur.


Qu'entend-on un peu partout depuis que la crise est ouverte ? Crise du capitalisme ! Crise du libéralisme ! Crise du capitalisme financier ! Faute à la mondialisation ! Etc. Certains annoncent même à grand renfort de trompettes un retour inattendu de Karl Marx. Que de grands mots pour nous voiler la face. Que de bruit. Tels les Adam et Eve bibliques nous cachons notre honte derrière ces feuilles de vigne formatées par les idéologues. En réalité, tous ces "ismes" ne sont que les caches sexe de l'homme moderne. Que cache-t-on ? Le péché, tout simplement. Reconnaissons que l'origine de la crise est dans l'avidité, la cupidité, l'envie, la malhonnêteté, l'égoïsme, le mensonge, la spoliation, l'orgueil, la vanité, l'exploitation du secret, les promesses non tenues, la parole trompeuse, l'irresponsabilité, l'inconséquence, etc. Mais le péché ne peut pas se dénoncer chez l'autre aussi facilement que les faux semblants idéologiques, car le péché nous savons bien que nous y collaborons tous: que celui qui n'a jamais péché nous jette la première pierre ! On nous assène comme une vérité biblique que changer le système, c'est changer les structures, les lois et les acteurs du pouvoir. Discours ressassé, dont la fausseté est démontrée depuis longtemps et archi-faite mais auquel on continue à croire faute de mieux. En réalité, tous ces changements restent vains si le cœur des hommes qui prennent les nouvelles rênes reste le même que celui de leurs prédécesseurs. Qu'est-ce qui aura changé en réalité ? Rien. Les mêmes maux reviendront à coup sûr. C'est en cela que le changement politique est toujours de la poudre aux yeux. Conclusion : il faut s'attaquer aux vraies causes de la crise, là, dans notre cœur d'où sort le mal, et cesser de faire semblant en ne faisant que dénoncer le système sans proposer son antidote à savoir le changement de l'homme en Bien.


La politique oppose habituellement libéralisme et socialisme, marché et Etat, jouant habilement de  ce balancier infernal. Selon les nations, cela se traduit par un choix entre : droite / gauche; démocrate / républicain ; libéralisme / socialisme, chrétiens - démocrates / sociaux - démocrates, et aux USA dans un rapport en apparence inversé dans les mots républicains / libéraux, etc. La liberté à outrance du marché ne fonctionne plus ? Qu'à cela ne tienne, moralisons le capitalisme! Que les Etats, qui sont tellement plus fiables, le réorganisent à l'échelle  internationale ! Pas moins. Notez que c'est le système qu'on veut moraliser et non les hommes. Faux problème en réalité. Bien sûr. Les pauvres, les exploités, qui servent si souvent de justifications simplistes aux chevaliers blancs du social auraient-ils été plus vertueux que les banquiers véreux s'ils avaient été dans la même position ? A-t-on si vite oublié la leçon venue de l'Est ? Est-ce que l'URSS, prototype de la réglementation à outrance, fut un modèle de réussite ? Et puis tout cela a déjà été expérimenté. En réalité, les deux systèmes frères ennemis, socialisme et capitalisme, ne sont que de simples principes d'organisation économiques, non des solutions en soi. Si les hommes qui les gèrent étaient probes, scrupuleux, justes, généreux, sages, soucieux du bien public, aimants, disons d'un mot bons,amour du prochain s'y trouve. L'argent par exemple, n'est pas une mauvaise chose si on le considère comme un simple outil, fort pratique au demeurant, permettant les échanges de biens et de services entre les hommes. Mais se soumettre à l'argent, s'aliéner à l'envie d'avoir pour avoir, à n'importe quel prix, par vanité, signe sa mort spirituelle. On ne peut pas servir deux maîtres : Mammon et Dieu (Matt. 6/24) prévenait Jésus. Il faut donc bien plus qu'une moralisation du capitalisme, pas moins qu'un saut qualitatif de l'homme lui-même. Ce saut qualitatif est celui que nous propose le Père en entrant en pénitence (Rev. d'Arès 30/10). La pénitence n'est pas la contrition, la punition ou le remords qu'en a fait la religion, la pénitence est un processus individuel de recréation de soi orienté vers le Bien absolu, nécessairement volontaire et individuel, librement choisi, auto activé et auto stimulé, résistance aux tentations et accomplissement de la Volonté divine. Ce que certains déjà dénomment "travail sur soi" peut relever d'une forme inconsciente ou intuitive de pénitence.

Ne nous leurrons pas ! Cette crise financière est un coup de semonce avant la crise économique qui verra des temps bien plus difficiles même en Occident. Les hommes politiques doivent impérativement en prendre conscience, abandonner leur rôle de cuisinier resservant toujours les recettes du passé, tels les queux blancs cuisant la sueur du cheval blanc éplié (Rév. d'Arès 30/09).

Il faut s'attaquer sans délai à la racine du mal, qui est au cœur de l'homme et simultanément n'user des vieux remèdes de l'économie qu'avec circonspection, pour autant qu'ils prolongent effectivement l'agonie, évitant une rupture trop brutale. Des frères peuvent susciter que se fasse jour progressivement une conception de la politique qui ne dépende plus seulement de structures nouvelles mais aussi et surtout d'une qualité humaine nouvelle, et qu'apparaissent ainsi de plus en plus nettement la réalité de l'illusion politique. La politique capable d'intégrer la pénitence ne peut être au minimum que celle des Droits de l'homme, celle des grands idéaux de justice et d'équité, des aspirations vers un avenir vraiment qualitativement amélioré, sinon transfiguré. Cette vision-là de la politique s'oppose à la politique politicienne, celle de la recherche du pouvoir, elle en est en quelque sorte la contradiction puisque l'apparition progressive de femmes et d'hommes plus conscients, plus libres, plus autonomes, plus créatifs entraînera inéluctablement la perte de crédit des orgueilleux, coupera l'herbe sous le pied des opportunistes, des carriéristes, des gagne-petit. Apparaîtront alors des hommes d'Etat plus conscients des causes et des enjeux réels, plus justes, plus honnêtes et plus fraternels jusqu'à ce qu'on puisse un jour s'en passer. M. Obama est peut-être un tout premier prototype de cette espèce nouvelle d'hommes politiques à venir, qui sait ? En revanche, on sait qu'il ne changera pas tout, seul, qu'il peut aussi faire illusion, se parer de neuf à bon compte sans remettre en cause le système, que sa langue peut devenir comme la flûte (Rév. d'Arès 19/13). Seules la conscience et la vigilance associée d'un petit reste et d'un reste garantiront à terme l'orientation d'un monde vers la libération finale du péché, la direction de certitude.


La crise actuelle n'est en réalité qu'un nouvel épisode de l'antique crise de l'homme qui remonte  à Adam qui choisit le péché et fît disparaître de ce fait la vie spirituelle (Eden). Entendons par Adam cette partie des hommes qui fut spiritualisée par le Père, faite à son Image et Ressemblance (Gen. 1/27) et qui est à l'origine de notre humanité moderne. La crise n'est ni financière, ni énergétique, ni économique, ni politique, ni même morale, ce ne sont jamais là que des épiphénomènes, des manifestations particulières d'une crise plus profonde qui est avant tout existentielle et pour le dire encore plus nettement, spirituelle. On chercherait en vain une seule période historique qui ne fut pas porteuse de crises : guerres, famines, esclavages, tortures, tyrannies, injustices, spoliations, etc. Pourquoi ? Parce que, pour paraphraser Sartre qui disait que "l'homme est un projet en marche", l'homme est aussi la crise en marche. L'homme est la mort d'Adam (Rév. d'Arès VII/13) résume d'un trait la révélation d'Arès. Autrement dit, nous sommes tous les zombies d'une autre Vie à laquelle nous avons renoncé, par choix, il y a bien longtemps. Tout au plus peut-on caractériser chaque crise dans son contexte particulier, celle d'aujourd'hui et celles qui viendront à sa suite inévitablement si nous ne changeons pas, sont surtout celles du matérialisme triomphant. Et tant qu'on ne s'attaque pas au cœur du problème, le péché, autrement dit le mal choisi, non seulement on ne résout rien mais on s'expose à bien des malheurs. Il pleut des périls quand le Vent on le couche (Rév. d'Arès XXXII/11). Attention, il ne s'agit pas de "péché originel", sorte de malédiction première inventée par les religions chrétiennes qui marquerait à jamais l'être humain s'il n'y avait leur intercession, seule capable d'infléchir favorablement la miséricorde divine. Pensée magique, païenne,

 Superstitieuse. Non, il n'y a de péché qu'accompli, en tant que dynamique négative d'existence, tous les jours reconduit par des milliards d'êtres humains qui ne savent plus qu'ils ont le pouvoir de libérer le Dieu qui gît (Rév. d'Arès 28/6) en eux en s'efforçant au Bien.


Bien sûr c'est facile à dire, beaucoup plus difficile à faire, et il s'agit d'un chantier de très longue haleine. Quoi qu'il en soit, cette solution ultime qui s'identifie dans l'avenir encore flou au visage de l'ultime utopie suppose de commencer par reconnaître ce qu'est le Mal, situer où il réside et l'appeler par son vrai nom, le péché, même si cette notion fut détournée de son sens dynamique par la religion qui l'habilla en une notion morale, quasi-juridique. Le péché n'est profitable pour absolument personne. Paradoxalement l'homme moderne n'en a pas conscience ce qui fait qu'il se suicide content de lui, de sa science, de ses succès. C'est cette nouvelle économie, d'abord humaine, en quelque sorte existentielle, qu'il faudrait joyeusement répandre sans paraître des donneurs de leçons. De toute façon, la crise elle-même va nous dépouiller de nos faux-semblants. L'industrie de notre monde qui repose sur le superflu sera la première touchée, tout ce qui ne nous paraît pas essentiel sera progressivement abandonné et nombre de choses qui nous semblaient indispensables nous apparaîtront futiles. On ne peut pourtant pas se réjouir de ce dépouillement obligé car il s'accompagnera de chômage, de misères et de bien d'autres maux. Mais il pourra aussi jouer un rôle salvateur si certains, spirituellement conscients ou tout simplement lucides et honnêtes, montrent aux autres où se situent les véritables enjeux, leur évitent l'esprit de vengeance et la vindicte publique, leur montrent par leur exemple sur quelles bases nouvelles, spirituelles, il faut désormais reconstruire. C'est ce que tente modestement cet article en dévoilant les grands mots qui déguisent les grands maux. Ils sont les paravents qui cachent aux hommes leur mort spirituelle à l'instar de ceux de Jean Genet dans sa pièce du même nom qui permettaient au monde des morts de côtoyer celui des vivants. Et des paravents il y en a tellement! Quel rire salvateur nous libérera des grands moulinets donquichottesques ?  La crache, le rire du prophète et du pénitent  (Rév. d'Arès XXIII/7)


Abattons les idoles de l'esprit comme furent abattues les idoles de bois (Rév. d'Arès 23/8)!

 

Nicodème


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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 21:25

Cette réflexion, écrite à l'origine en commentaire à un article sur un blog (1) est finalement publié ici en article.

La crise financière, hélas toujours d'actualité, est un sujet difficile. Je ne suis pas un expert en économie mais je me risque à un début d’analyse.
Qu’est ce que l’économie réelle ou plutôt sur quoi repose une économie réelle ? Sont des questions que des observateurs se posent en analysant et commentant les crises financières. Mais je me pose pratiquement quelques questions.
Par exemple, si j’ai une société qui fabrique des tracteurs, comment je vais fixer le prix de mes tracteurs ? Selon le temps mis pour les fabriquer, en intégrant les charges sociales, le cout des matières premières et un profit pour que mon entreprise puisse continuer d’investir. Mais tout cela repose aussi sur des valeurs mouvantes et en grande partie sur du vent. Prenons par exemple les charges sociales (santé, retraite, aides aux plus démunis etc..) peut on prévoir qui sera malade et le cout pour guérir ces malades qu’il faudra soigner ? Ne parlons pas des cours du pétrole, sujet à fluctuations par ce que la demande est forte et les réserves minces au regard de plusieurs décennies. Quant à la production elle même dépendante de facteurs humains locaux ou de la météo (Typhon, tremblement de terre etc..) comme la crise possible au Venezuela, au Mexique ou au Nigéria. Il faut aussi sans cesse créer de nouvelles voies de communications et les entretenir etc…Tout cela à une certaine échelle ne peut que s’apprécier très très difficilement et très irrationnellement aujourd’hui. Il faudrait la mesure (Révélation d’Arès 25/9) et l’intelligence (Révélation d’Arès 32/5) pour estimer ces valeurs ou en donner un ordre de grandeur pondérable dans une fourchette raisonnable. Pour cela nous avons besoin de voir les choses selon des critères d’estimation qui ne soient ni hyper rationaliste mais réaliste, avec des statistiques et des prévisions qui ne sont de toute façon que des hypothèses d’une part et d’autre part en tenant compte d’un certain nombre de données que la Parole rappelle à Arès en indiquant que le renouvellement des ressources même : la Mine (Révélation d’Arès XXXV/17) dépend de l’Eau spirituelle et donc dépend des efforts de pénitence des hommes au sens de recréation joyeuse du monde pour la refaire rejaillir. De plus les trois quarts de l’économie reposent sur du superflu qui donne néammoins du travail à des millions d’individus. Dans notre génération comment parvenir à objectiviser toutes les données du problème ? On ne peut que rappeler le fond (XXXIV/7-9) humain et les interactions entre les éléments matérielles et spirituelles, entre l’économie perçue uniquement par le filtre matérialiste et l’économie générale du salut laquelle est encore impossible à embrasser en plénitude dans toutes les dimensions et interdépendances, mais dont il faut rappeler la voie par le retour à la Liberté absolue.(2) Sans liberté absolue le monde ne changera pas, car il n'arrivera pas à trouver de solutions sages et pratiques. Nous nous rendons donc compte que nous avançons dans la nuit (XX/15) comme des taupes (23/2) et qu’il faut à la fois ne pas céder aux vents de paniques totalement irrationnelles et rappeler que si l’or pourrit , le blé se vide et le feu s’éteint (XXVI/8) en d’autres termes si les énergies vont ou risquent de manquer et les valeurs « couler »comme l’annonce la Révélation d’Arès, ce n’est pas du fait d’un manque de réglementations, d’institutions et de vigilance des états comme certains le prétendent, mais d’un ensemble de valeurs et d’appréciations de ces valeurs que le système incarne et impose. Valeurs pour lesquelles, institutions et états ont largement contribué à favoriser la mise en place de façon quasiment hégémonique sur toute la planète. A tel point qu’il n’y a plus guère de place à court terme pour un discours et une expérience à grande échelle qui simplement déclarerait : « Nous voulons vivre sans trône ni marchand (Révélation d’Arès XVI/4) parce que nous voulons expérimenter une autre voie ». Cette aspiration serait classé hérétique par la politique. Mais dans cette citadelle close, il reste une faille ( XXXVI/1) que la pénitence et l'insurgeance peuvent montrer.

A propos d'économie réelle on peut d'ailleurs au passage se demander comment des états dont les caisses sont vides, endettés à des niveaux vertigineux, parviennent à renflouer ou combler des trous et redonner de la confiance à des investisseurs. C'est peut être l'illusion réelle, un nouveau concept, la lessive qui lave plus blanc que blanc comme disait Coluche. La sortie du système ne peut qu’être lente. Le manque d’intelligence spirituelle et discernement pour contrebalancer un monde qui ne voit trop que par les yeux de l’animal et plus du tout par l’âme (Révélation d’Arès 17/7 ). L’âme qu’il faut à tout prix faire naitre et développer en chacun avec réalisme. La crise et son issu sont en chacun de nous et l’âme (3) est le seul remède au naufrage du monde.


(1) http://le-jardin.over-blog.net/article-23663027.html

(2) Article "Liberté" pèlerin d'Arès 1993-1996

(3) http://freesoulblog.net/zjFt.html#anchorjHFt

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Published by Jean-Claude D - dans Freeparleur
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 21:42

Qui sera décoré en or, qui le sera en argent? Qui en bronze ? Qui pleurera et fera pleurer dans les chaumières parce qu’il a perdu ? Semblent être les questions montées en boucles et en épingles par les médias.
Des temples en verres, en  acier et en béton ont été édifiés à une vitesse aussi vertigineuse que les sprints  des coureurs du 100 m. Des esclaves des temps modernes tirés de leurs campagnes sont  venus servir la nation organisatrice en travaillant d’arrache pieds pendant plusieurs semaines pour faire sortir de terre une ville dans la ville, un théâtre conçu pour une éphémère confrontation d’athlètes. Ces paysans  se sont entassés la nuit le temps des travaux sous les ponts de Pékin pour quelques maigres yuans.Les jeux d’Olympe pèsent 26 milliards d’euros pour 2 semaines de compétitions. Le gouvernement malaisien versera une prime de 200 000 euros à ses champions olympiques, contre 50 000 euros pour les Français (Le Figaro). Bof ! Rien de nouveau, le spectacle de la Rome antique est toujours vivace. Gladiateurs modernes faisant l'orgueil des nations et la fortune de quelques marchands.

Mais qui demande encore du pain et des jeux ? Ce midi nos enfants sont venus déjeuner, pendant quelques minutes la télé était allumé, toutes les chaines à l’exception d’Arte parlaient des JO. J’ai même vu un judoka se prosterner le front sur son tatami après la victoire. Il a aussi embrassé son adversaire  très chaleureusement. C’étaient probablement deux athlètes d’origine musulmanes pour lequel il y avait plus que du respect. Mais les commentaires que suscitent tous ces jeux, notamment tout le conditionnement nationaliste qui transpire de ces parades au micro, dans les colonnes, les pixels, à quoi cela sert-il ?

Le sport est, il est vrai, une sorte d’école du dépassement et de la solidarité qui permet à beaucoup d’hommes de garder un cap parfois une forme d’humanisme certes très grégaire, un esprit collectif au raz des pâquerettes qui n’apportent pas grand-chose de transfigurant. Il faut entendre les meuglements de supporters à la gare Montparnasse à l’heure des grandes finales ou débarquent par colonies anisées des gens qui se rendent au stade. Mais qu’offre  le monde  comme autres sources d’entraide, de camaraderie et de fraternité ? La religion ? La politique ? Elles s'étranglent à leurs propre mensonges. Alors qu’est ce qui pousse l’homme à faire corps avec son semblable pour gagner plus que de l’éphémère, autre chose que du vide, de l’illusion  ou de l’inconsistant ? Qui donne suffisamment envie et confiance à son frère pour que celui ci croit en lui et ai envie de changer le monde ?  Quand je pense à ces cérémonies je pense aux multiples cultes et mystifications auxquelles l’homme se raccroche. Mais  je pense aussi à mes manquements à l’amour du prochain, au courage et au besoin d’humilité autant que de vigilance et de volonté pour ne pas me laisser gagner par une forme pernicieuse de culte de la contestation, du mépris et de l’auto satisfaction. Je pense aussi à ce commentaire du témoin de la révélation d’Arès au moment des manifestations surnaturelles de 1977 : Le Créateur nous dit: " Vous savez que 1+1 =2 mais que vous ne savez toujours pas quoi faire pour être heureux". Les JO sont pour quelques uns seulement un moment de bonheur mais quand on sait qu’au même moment le monde est en proie à de multiples conflits sanglants, les jeux olympiques paraissent dérisoires et assez vains au fond.

Là encore, rien de nouveau, les jeux de Berlin eurent lieu en 36 sous la chancellerie d’Hitler.Je pense au drame qui vient d'éclater en Géorgie et en Ossétie, dont les causes sont très probablement le fait de rivalités politiciennes dont l'orgueil nationaliste et la volonté de garder son territoire, nous rappelle toujours la barbarie.Mais s'habituer, s'adapter ou s'acclimater au mal est déja une forme du mal tout aussi pernicieuse et devrait nous inquiéter et nous tenir en éveil, le bouclier à la main.(phrase rajoutée quelques heures après avoir écrit et repensé à ce texte)

Alors les jeux olympiques ont par contraste un point positif, ils me donnent  envie d’être autre chose qu’un spectateur passif ou un supporter naïf, le monde au fond au travers de ces jeux attend de chacun un réel dépassement de soi.

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 22:02

Il est très difficile de parler de l’homme vu, ressenti, entendu, perçu, compris au travers d’une brève rencontre. Qu’est ce qui passent vraiment entre les hommes au delà des mots et des regards le temps d’une conversation ? Qu’est ce qui restera et continuera de vivre et peut être d’enfanter le nouveau monde ?

Parfois des impressions comme de grandes photos s’impriment en vous, des idées et des mots en échanges, mais quelle onde durable dans ces réflexions ? La mission arésienne pour l’apôtre qui s’adonne à cet exercice est de ces moments à la fois de joie et de connexion avec les profondeurs humaines. Parce que c’est la vie que cherche l’apôtre. La vie qu’il sait que quatre générations ne suffiront pas pour la retrouver (Révélation d’Arès 24/2). La vie ranimée qu’il hume comme l’embrun lointain dans la nuit et qui fait palpiter le cœur de celui qui retrouve la nostalgie de la Mer qu’il n’a pas vu depuis ces temps où le Créateur visitait la terre dans la fraicheur du soir (Genèse). Ou Adam avait la tête dans les étoiles et entendait  les anges avec le ressac. Parler des perspectives que la Révélation d’Arès évoque et fait entrevoir - dans l’agora, c’est un moment ou votre être pousse la porte de l’anonymat dans une rue grouillante ou déserte,  moment ou le respect humain policé grince sous une question essentielle qui vient sur vos lèvres et s’envole aux oreilles du quidam moyen que vous êtes et qu’est l’interlocuteur à qui vous vous adressez. 

Une question comme celle de l’existence de l’âme vous place ailleurs. Vous êtes les pieds sur terre et quelque chose de vous et de l’autre peut décoller et réaliser dans une fraction de temps combien l’homme est chaines qui concentrent énormément de ressources. Ressources qui nous lie à l’absolu comme aux choses presque insignifiantes, une mimique et votre esprit glisse ou plonge. L’énergie vient de ces mouvements ou votre détermination, votre volonté de revenir au Bien et votre envie d’aimer l’autre non pas sentimentalement mais dans une étreinte de Vie disparue depuis des millénaires, vous fait découvrir réceptacle de forces aussi gigantesques que vous êtes fragile. Comme si une fleur pouvait filtrer l’univers et dans une larme le ciel s’invitait.

Aujourd’hui  j’ai aussi regardé des grandes affiches d’une expo  autour du jardin du Luxembourg et j’ai frissonné  en voyant le visage de cet enfant couvert de la noire substance des piles que recycle ces gosses d’Asie travaillant de longues journées pour quelques menues monnaies. Mais j'ai aussi tremblé en voyant deux frères l’un palestinien et l’autre israélien s’invectivant à Jérusalem.   La Vérité c’est que le monde doit changer. (Révélation d’Arès 28/7) C’est aussi pour me pousser à changer que je vais parler à l’homme mon frère inconnu, la tension bénéfique comme la sève qui monte dans l’arbre et jette ses fleurs dehors en annonçant le printemps.

J’ai reçu cette photo d’une de mes sœurs de foi que je n’ai pas vue depuis longtemps. C’est un tableau qu’elle a peint pour illustrer la phrase du Livre « La femme à la paix ». (Révélation d’Arès XXVII/9) C’est donc l’occasion pour moi de la remercier et de lui rendre hommage pour son travail et au mot qui accompagnait son mail : Bravo et merci à toutes et à tous qui œuvrent au changement du monde.

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 17:05
Note de l'administrateur:

La mort n’est pas un thème très réjouissant. Le texte qui suit, écrit par un pèlerin d’Arès, s’efforce d’apporter un éclairage à propos du débat qui a eu et qui aura encore lieu sur l’euthanasie. Ce texte pourra peut être pour le lecteur qui n’est pas familier de la Révélation d’Arès (1) paraitre obscur.  Le style du blog est fait pour la brièveté du langage mais pour parler de la mort, il faudrait beaucoup plus de lignes que le court article qui suit qui est déja long.

Et puis il y a notre ignorance concernant le qui et comment des fins dernières même si nous savons que la résurrection est une promesse faite à tous les prophètes. Rappelons aussi qu’un jour lointain la mort sera vaincu si l’homme se recréé spirituellement. C’est pour cela aussi que la Révélation d’Arès demande en certaines circonstances de rappeler dans la liesse les promesses et les fins (33/36).

Le suicide récent de Chantal Sébire qui souffrait horriblement d'une déformation du visage due à une tumeur incurable après le refus de son euthanasie légale relance le débat sur la question. Loi ou pas, le problème essentiel est ailleurs : Nul ne devrait choisir de mourir sans être averti du risque de trépasser sans âme. Eh oui ! Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. La mort physique est moins grave que la mort spirituelle. Et la mort physique choisie soulève avec plus d'acuité que la mort physique dite "naturelle" la question de la vie choisie.

Quelle traînée de bruit laisse la rumeur médiatique après être passée sur le cadavre de Chantal Sébire ? Celle d'un souci moderne : l'euthanasie. Euthanasie

Mot étrange, paradoxal parce que sa consonance en français oppose une sorte de démenti au sens. Euthanasie veut dire "mort douce" mais associe bizarrement le signifiant "nazi" à l'idée de tuer légalement. Le mot n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause. Se pourrait-il même qu'il y ait là une des raisons inconscientes de la réticence française à suivre l'exemple plus libéral de ses voisins européens ? La réserve française tient plus sûrement à son marquage historique par le catholicisme. Donner la mort, légalement ou non, reste un meurtre. Dans quels embarras s'embarque une société où "la main qui soigne" peut devenir "la main qui tue" ? Tu ne tueras pas
enseigne avec sagesse le décalogue (Exode). "Péché mortel" surenchérit la religion qui aime codifier. Le meurtre est un crime! il relève des assises, reprennent les lois de la république. Remarquons toutefois que notre monde fait plus de cas de ce beau précepte biblique pour la vie de personnes en fin de vie que pour celle de jeunes hommes dans la force de l'âge quand il s'agit de les envoyer à la guerre. Mais hypocrisie ou pas, parce que la mort nous met en face d'un événement irréversible et définitif, la question n'est jamais anodine.

En fait, le grand absent de ce qu'il est convenu d'appeler le débat sur l'euthanasie, c'est la mort elle-même. La mort dans sa dimension métaphysique et spirituelle. Comment décider si on peut ou non se (faire) donner la mort si l'on ne sait ni ce qui nous attend "de l'autre côté" ni le sens qu'elle peut prendre dans la course folle de l'humanité, dans l'histoire ? L'occultation de la mort dans les sociétés occidentales résulte de la déspiritualisation générale, croyants religieux compris. Faute de connaissance assurée dans ce domaine, la mort est taxée de processus naturel. Normale donc. Mais le discours officiel a beau vouloir en banaliser l'idée, le coeur de l'homme - y compris du croyant -  défaille (toujours) devant la mort (33/36). Son menton tremble (XXII/15). Cette terreur irrépressible et irraisonnée est un signe existentiel que l'immense majorité ne veut pas voir. Alors, on rechigne à en parler ou bien on forge des discours rassurants : la mort est une libération, une "nouvelle naissance", un "soleil", un repos éternel, le néant, l'enfer n'est qu'un mythe, que sais-je encore ?  Bref, l'homme déspiritualisé est incapable d'envisager la mort dans son acception existentielle. Là où il devrait voir le tribut (2/1) de ses choix, une anomalie, il ne voit plus que chair souffrante dans les derniers moments de l'existence terrestre. Sans négliger la douleur et la dégénérescence, il faudrait aussi oser poser la question de  l'âme. Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. L'essentiel de l'homme est beaucoup moins dans la mort physique que dans la mort spirituelle.

Oh ! Il ne s'agit ni d'extrême-onction, de baptême ou de confession de dernière   minute. Pas davantage de prières, cérémonies et rituels religieux dévoués au défunt.   Ces superstitions ne sauvent pas car quelle prière fera plus que la pénitence de     l'homme qui laissera derrière lui comme un sureau des membres qui se vident et s’effritent en poussière ? avertit la Révélation d'Arès (33/30). Pénitence, encore un terme qui  n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause mais cette fois à cause de la culture déformante déposée par l'histoire. Là où l'on entend contrition, remords, culpabilité, punition... il faudra désormais entendre l'action de se recréer spirituellement, véritable sens du mot pénitence. De même, l'âme est le vrai corps de l'homme. "Tout homme n'a-t-il pas une âme ?" objecteront la plupart. Non. Ce mensonge est le pendant du salut par la foi répandu par la religion. On peut perdre son âme de son vivant. Pourquoi ? Parce que l'âme est un "produit existentiel" dit le prophète Mikal, qui naît de la vie de l'homme déjà né (17/3), d'une conscience donc, quand elle fait le choix de devenir juste, libre, pacifique, aimante, véridique... de son vivant. Cet effort constant vers le Bien appliqué à sa vie est la vraie définition de la pénitence.

 Révélation capitale dans la révélation. La mort spirituelle est bien plus grave que la mort physique. Et le monde est devenu un vrai cimetière spirituel. L'homme sans vie spirituelle est plus mort (que) la mort (XL/11) dit le Livre. En ne s'engageant pas vers le Bien, consciemment ou non, non seulement il n'a pas contribué, voire s'est opposé à la grande oeuvre historique de libération du péché, mais il s'est réduit à l'état de spectre lamentable, venant pleurer sur ses os blanchis, sur sa chair évanouie (16/16), voué à errer dans les abîmes glacés de l'au-delà. Allons bon ! Voilà que vous nous faîtes le coup de l'enfer, maintenant! version angelure, cuisson par le froid ?! Mais puisque c'est comme ça ?  Aux objections de ce genre, tu répondras : "Dieu est bon au bout de la pénitence!" (). N'y voyez aucun chantage à la peur. D'ailleurs le jugement dans ce domaine ne nous appartient pas, relève du fond des coeurs. Qui peut savoir qui est sauvé ? (11/3). Sauve! Ne juge pas ! () martèle la révélation d'Arès. Mais ce non-jugement ne nous exonère pas de prévenir. Crie partout! cette vie est courte, le bonheur ne se mesure pas en années mais en éternité (36/23).

Le spectre, comme les abîmes, comme l'au-delà ne sont pas des punitions du Ciel mais des créations de l'homme. La mort n'est pas naturelle, une idée reçue, ce sont les prêtres de la science qui prétendent ça. Quel Père aurait voulu "par amour" la mort de ses enfants ? La mort est une anomalie, une conséquence du péché, péché qui n'est pas une notion morale, légaliste, mais ce qui tue la vie spirituelle. L'homme n'est que ce qu'il se fait dit en substance une sourate du Coran. Justice absolue. Nous sommes ce que nous avons choisis d'être, y compris dans la continuation de nous-mêmes post mortem. Le problème c'est que nous ne le savons plus. Nos mentalités sont prisonnières de notre propre conditionnement culturel, un piège. Des strates millénaires d'épaisseur considérable, accumulées sous le  piétinement des batailles, sous les pas des caravanes des marchands, sous les reins des prostituées, sous le Vent de la Colère de Dieu (24/4) nous séparent du Fond, de la conscience absolue de ce que nous sommes. Nous sommes faits pour la chair mais la chair spiritualisée, corps, âme et esprit réunis et transfigurés. D'où il résulte que même le pénitent qui meurt avec une âme n'est pas complet, devra attendre le Jour pour rassembler les atomes de son corps (33/29) dont aucun, pas même la plus infime esquille (), ne sera oublié par la Puissance du Père. Jour qui n'est pas fixé à l'avance parce qu'il ne viendra que par la restauration du Bien sur cette terre, même partielle, une oeuvre prodigieuse qui dépend d'abord de nous, les hommes. Mais pour le défunt qui a contribué à cet avènement, l'âme offre les organes spirituels (4/6) qui lui permettent de poursuivre son ascension de l'autre côté.

 Après ce grand détour par le tombeau, revenons à l'euthanasie. Le débat tourne surtout autour de  "comment ne pas souffrir inutilement ?" Aucune rédemption n'étant à attendre de la souffrance, il est inutile de prolonger indéfiniment une personne qui n'est plus à même d'assumer consciemment la construction d'elle-même. Contrairement aux assertions religieuses, la sauvegarde de la vie biologique n'a rien de sacré, celle du mourant réduit à l'état végétatif pas plus que celle du foetus, encore que dans ce dernier cas, il y ait une promesse de vie spirituelle tandis que dans l'autre, les dés sont jetés. Ce qui doit être préservé en  priorité c'est la vie spirituelle, l'âme donc. Au fond, la mort choisie soulève avec acuité la question de la vie choisie. Mais chaque cas est particulier.


Ainsi Chantal Sébire, qui souffrait le martyre par les déformations de son visage, avait conservé toute sa tête et pouvait encore agir librement et témoigner. Qu'elle ait manifesté un certain courage en voulant faire de son cas un acte politique en faveur de l'euthanasie active ne la sauve pas malgré elle (13/3). Nul ne peut savoir ce qu'il en est pour elle (cf. supra 11/3) mais, prévenue de l'importance de l'âme avant de quitter ce monde, peut-être aurait-elle mis en avant d'autres priorités? Se battre pour obtenir de l'Etat l'autorisation de mourir, certains en parlent comme de la "dernière liberté"*. Mais qu'ont-ils besoin de la bénédiction étatique ? Dans ce domaine, le suicide reste toujours un libre recours, auquel Chantal Sébire n'a d'ailleurs pas manqué de faire appel après le rejet de sa demande. Bien sûr, les choses ne sont pas si simples pour celui qui ne peut même plus se donner la mort comme le jeune paraplégique Vincent Humbert qui avait écrit en son temps une lettre touchante au président de la république. Pour de tels cas, il faudrait au moins dépénaliser l'euthanasie active. Ce qui nous amène à la question de la loi.

 

Que peut la loi si elle veut établir une norme dans un domaine où chaque cas est par définition particulier, relève uniquement de la conscience et de la conception de la vie qu'on s'est faite ?  la porte des ténèbres (33/32) en connaissance suffisante de cause. Que les regrets du spectre ne fassent pas que s'ajouter à ses tourmentsavalée la cendre, le cri (est tout ce qui) reste (à l’homme perdu) (XL/12). Tandis que celui qui devient le frère, qui boit l’Eau Grasse, survole haut la fosse (XXII/11).

L'autopsie effectuée sur Chantal Sébire morte n'a aucun sens sur le plan existentiel, elle n'est que la manifestation d'un système vexé qui voudrait par la fouille honteuse du cadavre faire semblant d'avoir une emprise sur l'au-delà. C'est l'intérêt de ce débat sur l'euthanasie que de nous faire réfléchir sur l'insignifiance du système face à la mort et, du même coup, de relativiser son rôle sur la vie. Si nous devons être tout puissants sur notre mort, que ne le sommes-nous d'abord sur notre vie ? Ceux qui revendiquent de pouvoir "mourir dans la dignité" pressentent sans doute quelque chose de cet ordre. On nous aura volé nos vies, que nos morts nous appartiennent au moins! Cette notion de "dignité", peu explicite car fort relative, ne concentre-t-elle pas l'aveu implicite que l'homme est autre chose qu'un simple assemblage de cellules ? Que chacun est responsable de sa mort comme il l'est de sa vie et que ce n'est pas au système, à l'instar des autorités religieuses d'autrefois, de définir "le bien mourir". Pas plus d'ailleurs que le bien vivre. Mais qu'au moins chacun choisisse de franchir (36/23)

car,Oui, tous devraient savoir qu'ils peuvent s'engendrer en une autre vie infinie (17/03). Sans cette connaissance, tout débat aux limites de l'existence humaine, celui sur l'euthanasie comme tant d'autres, reste enfermé dans le bruit lourd de la chair (XXXIX/2).


Nicodème.

 

(1) Pour une présentation générale de la Révélation d'Arès: http://michelpotay.info/Revelation_Ares_bienvenue.html

 
 

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 22:58
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Je viens de regarder un reportage d’envoyé spécial sur l’A2. A propos de ceux qu’on nomme communément les étrangers en états  d’irrégularité, clandestins, sans papiers ou illégaux et qui devront être reconduits dans leurs pays. La France en expulse quelques centaines tous les ans par avions ou par bus vers l’Afrique le Maghreb mais aussi la Roumanie ou le Kosovo ou encore l’Asie.  Des familles ou des couples seront séparées après plusieurs années de vie communes sur le territoire français. Mais la France qui tache quand même d’être fidèle à ses principes démocratiques tente de faire cela « proprement » comme le montre le reportage ou la caméra a tourné dans des centres de détention, salle d’attente avant le décollage hors des frontières hexagonales. Des larmes roulent sur mes joues, je ne sais plus si je suis le français ou le malien ou le roumain, la femme qui ne veut plus revenir dans un pays ou elle n’a plus d’avenir.  Heureusement il y a des scènes désopilantes, ou une sorte de parrain rom nous fait circuler entre les caravanes des expulsés revenus après avoir touchés par l’état français la subvention que perçoivent ceux qui choisissent le départ volontaire.  La comédie barbare  se joue aussi autour des tables ou se pèse sur la balance, le poids financier de ce qui est reçus par les maliens étrangers travaillant en  France et ce que donne celle-ci  au titre de la coopération à ce pays. Les ministres trimballent des dossiers mais la vie, le temps,  les échanges et le système D est bien plus fort que la loi des rats. (Révélation d'Arès XIX/24) Certains moments on ne sait plus qui feint quoi.  Mais je sais que le Père aussi  pleure à travers nos yeux.

Je comprends mieux en méditant ce reportage pourquoi il faut aimer celui qui est aujourd’hui considéré comme l’étranger. Parce qu’il est une part de moi comme de toi. Pourquoi il est urgent de devenir le Frère (Révélation d'Arès: II/5, VI/6,VIII,4,XII,7 etc...)

Pissenlit rose.

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Published by Pissenlit Rose - dans Freeparleur
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 10:36

152805253-marie-george-buffet-guy-moquet-symbole-d-une-resistance-qu.jpgune bonne occasion

d'éveiller les jeunes générations à vaincre la barbarie

toujours présente en nous.

 

Ce lundi 22 octobre au matin le gouvernement enjoint fortement aux enseignants de lire la lettre de Guy Môcquet en commémoration de l'exécution par le gouvernement de Vichy de ce jeune résistant communiste le 22 octobre 1941. Cette lecture fait écho à l'engagement pris le 16 mai dernier par le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa visite au mémorial de Châteaubriant, à savoir que « sa première décision de président » serait de demander que la lettre d'adieu de Guy Môquet « soit lue à tous les lycéens de France le 22 octobre ». Une brochure de l'Education nationale à l'appui, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos précise dans le bulletin officiel du 30 août 2007, que «dans les classes, la lecture de la dernière lettre que Guy Môquet adressa à sa famille le 22 octobre 1941 s'insérera au sein d'une réflexion sur l'engagement des jeunes qui firent le choix de la résistance et sur les valeurs de fraternité, de justice et de liberté".

Des enseignants ne sont pas d'accord, ils considèrent qu'ils n'ont pas à "instrumentaliser l'histoire". Entre autres syndicats, le SNES (syndicat national des enseignants de second degré, majoritaire) précise : "Nous ne 'boycottons' ni la mémoire de Guy Môquet ni celle de la Résistance", mais "notre travail d'enseignant n'a rien à voir avec une démarche qui vise à susciter l'émotion sans distance critique, sans replacer un témoignage, aussi poignant soit-il, dans son contexte historique (...) Or, la lettre de Guy Môquet (...) ne dit rien de son engagement, elle n'évoque que son amour de la patrie, de ses parents, de sa famille et son sens du devoir".

Au-delà des réactions partisanes - disons anti-sarkozystes de principe -, on peut comprendre la réticence de ces enseignants. Après la polémique occasionnée par une loi sur les aspects positifs de la colonisation, et bien d'autres avant elle interdisant de revisiter l'histoire, ne va t-on pas une fois de plus, dans une officialisation de la pensée, vers un "historiquement correct" ? Est-ce au pouvoir de décider pour tous comment nous devons considérer l'histoire, du bien et du mal, de la République ? Chaque homme n'est-il pas, par nature spirituelle, le déterminant absolu de sa liberté, l'auteur de son destin quand il le choisit et le créateur de ses propres valeurs ? Est-ce à l'Etat de dicter sa loi aux consciences alors même que la loi de 1905 séparant les Eglises de l'Etat implique qu'il n'a pas à se mêler de ces choses-là ? N'est-ce pas le sens même de la laïcité ? Rien à voir diront certains. Il s'agit de la Résistance, haut symbole de la République. Incontestable donc. Mais alors, pourquoi ne pas porter l'accent lors de la lecture de cette lettre sur les égarements possibles de la République qui peut donner naissance à un pouvoir indigne? Un gouvernement de Vichy par exemple, ce que tout pouvoir en démocratie peut un jour devenir ? Qu'à ce pouvoir officiel auquel il fallait obéir et se soumettre aux Allemands ne s'opposait alors que la force de conviction opposée des résistants largement minoritaires dans le pays ? Exactement comme aujourd'hui, certains croyants, partisans d'une vie spirituelle libre, sans religion inféodant, c'est-à-dire croyant au pouvoir du Bien et de l'Amour ranimés par l’homme individuel - les Pèlerins d'Arès par exemple -, résistent par la seule force de leur foi, de leur conscience, de leurs actions et de leur exemple, à l’inertie et aux idées et actes du monde, qui dans leur conscience leur paraissent préjudiciable. Ce qui fait d’eux des insurgeants qui, bien que pacifiques s’opposent dans l’esprit à toutes formes de domination.  Au reste, dans le registre des lettres émouvantes écrites dans des circonstances dramatiques, l'histoire nous offre l'embarras du choix, elles sont légion. Ne serait-ce que celles qu'envoyaient les poilus à leur famille pendant la guerre de 14-18. Quatre millions de morts en France. Pourquoi ? On ne sait même pas les causes profondes de cette guerre absurde. La patrie? L'honneur? La revanche ? Des mots qui ont fait couler les larmes et le sang. Le nationalisme est un sectarisme sans concession. Pas de quoi pavoiser pour la République. On peut donc comprendre le refus de certains enseignants. Pourtant, nous trouvons dommage qu'ils ne se servent pas de l'occasion pour enseigner de plus haut, de plus loin, en décalage avec les attendus de conscience civique et républicaine. La fraternité, disait le ministre, alors oui parlons de fraternité.

 Mais avant de continuer, qu'est-ce que la lettre de Guy Môcquet ? Rappelons le contexte. Le commandant allemand des troupes d'occupation de la Loire-inférieure avait été abattu par des communistes. Pour le sang de ce haut dignitaire, le gouvernement de collaboration de Pétain ne pouvait pas moins faire qu'exécuter en retour cinquante otages français tirés des camps de prisonniers, mais attention, pas n'importe quels français, des "mauvais" français, des communistes donc, « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français » comme le précisa Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur de l'époque. Ouvrons ici une parenthèse, notons que le regard porté sur d'anciens proscrits comme les communistes a changé au point qu'aujourd'hui c'est un homme politique de droite, Nicolas Sarkozy, qui favorise sous la bannière des martyrs républicains leur légende, se proposant même de lire en commun la fameuse Lettre avec Marie-Georges Buffet, actuelle secrétaire générale du PCF! N'y aurait-il pas là pour des profs un peu ouverts matière à tirer des leçons profitables sur l'évolution des mentalités, la relativité des positions d'un moment, et en dégager une espérance pour toute minorité active ? Mais fermons la parenthèse et continuons, des communistes originaires de la région sont choisis à Nantes, à Paris et à Châteaubriant, ville où ils seront 27 à tomber sous les balles en refusant qu'on leur bande les yeux et en criant « Vive la France ! ». Parmi ces derniers, Guy Môcquet, un gamin de 17 ans et demi. On raconte qu'il s'évanouit avant son exécution et qu'on le tua dans cet état, soutenu par les plus âgés.

Que dit la lettre de Guy Môcquet ?

 

« Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime

Guy »

Emouvant certes, presque insoutenable quand on pense que des hommes sont capables d'abréger froidement une vie d'enfant mais aussi et même plus encore, celle de 49 autres hommes mûrs - et pères de famille pour la plupart, une mort sans doute plus lourde de conséquences que celle d'un jeune homme - pour faire payer l'exécution d'un seul chef. Que dit-elle cette lettre ? Politiquement, rien. Rien sur son combat, rien sur la Résistance. C'est que ses propres convictions n'avaient sans doute pas eu le temps de mûrir et s'affirmer, Guy les avaient donc reçues de son père, militant communiste convaincu, comme c'est souvent le cas à cet âge-là. C'est donc des mots simples et touchants qu'un gamin qui quitte trop tôt et injustement ce monde adresse aux siens. Il espère seulement que "sa mort servira". Elle a servi un juste combat contre l'oppression nazie certes mais aujourd'hui si son souvenir ne se dissout pas dans les méandres des idées partisanes, elle pourrait servir à dénoncer toute barbarie, celle des bourreaux comme celle des victimes, qui couve toujours en tout homme, même aujourd’hui. Et donc en appeler souterrainement à  son antidote: l'amour du prochain.

Mais que vise le gouvernement actuel par cette lecture ? Qu'on se convainque que le gouvernement de Vichy, une manifestation de la république, était composé de gens indignes ? Qu'aujourd'hui puisque la République a fait son mea culpa, elle s'absout définitivement de ce genre de dérapage? Que Guy Môcquet était un brave petit français qui a démontré son grand patriotisme ? Sous-entendu : ados d'aujourd'hui qui ne croyez plus en rien, prenez-en de la graine! Etc. Sans doute un peu de tout ça. On doute cependant qu'on puisse parler aisément de fraternité dans un contexte de guerre civile, où les divergences se réglaient devant le peloton d'exécution. Les tenants et aboutissants dans ce projet de lecture restent donc confus, ils doivent ressortir davantage de l'illumination du "trait de génie" politique de l'actuel chef de l'Etat - ériger un symbole républicain "incontestable" (pas tant que ça en fait) et touchant, susceptible de faire l'unanimité, jeune de surcroît, par lequel on transcendera les générations et les clans politiques - que d'une réflexion mûrie. Il y a de l'impulsivité dans tout ça.

Mais au-delà de notre appréciation, une remarque s'impose : c'est que la République commence à ressentir à nouveau le besoin de symboles forts, de martyrs, de légendes mêmes. Bref, la République dévoile son substrat religieux. Les lois et les institutions ne parviennent pas à unir les hommes, les faire participer à un projet. Tous les discours convenus, ressassés sont incapables de nous enthousiasmer, de nous entraîner vers de nouvelles conquêtes, de relancer le goût de vivre, de se dépasser, le désir de faire corps et âme avec les autres. C'est ce qu'a ressenti vraisemblablement le Président de la République qui voudrait sincèrement, croyons-nous, à l'instar de son adversaire socialiste qui, elle, voulait réhabiliter le drapeau tricolore, nous entraîner vers une société plus confiante et plus solidaire mais qui ne dispose pour cela que des moyens pauvres et secs de l'Etat : Une mer sans rive où l'on ne pêche plus la vie (RA I,10 ).

L'émotion à elle seule porte-t-elle une quelconque vertu ? Aucune. Elle peut être un début, une introduction mais si on en reste qu’à ce stade, en cédant à l'émotion, on cède seulement à la mode people. Pleurer ensemble rassemble mais s’avère au regard de l’histoire constituer un préambule qui dure indéfiniment sans entraîner à la conquête,  au dépassement et à la tension profonde vers le bien. Une sorte de fête de héres (R.A.XXXV/5) qui n’enfante pratiquement pas de héros vertueux.  Bernard Laporte qui, par zèle pro élyséen mal placé, crut avoir une bonne idée en faisant lire à ses joueurs cette lettre juste avant la rencontre du match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby France- Argentine, en fit l'amère expérience avec la défaite à la clé (remarquons cependant qu'il n'y avait pas besoin de ça pour perdre). Pour plomber l'ambiance... Cette lettre n'a donc pas le pouvoir magique de resserrer les liens de la nation. Rien n'empêche l'enseignant de replacer cette lettre dans son contexte et de  l'assortir d'un commentaire . N'est-ce pas l'occasion en effet de dénoncer la barbarie ? Toute barbarie. De cette lettre simple et touchante écrite dans des circonstances tragiques ne peut-on extraire un petit jus spirituel ? Pas seulement la dénonciation convenue de la barbarie nazie et de la collaboration mais celle de tout système quel qu'il soit dont procède la mort de ce jeune homme et des 49 autres fusillés avec lui, mais aussi celle de tous ceux tombés au champ d'horreur - de grâce ne parlons pas avec légèreté d'honneur - ces années-là, mais tellement d'autres avant et combien d'autres encore après? Le "plus jamais ça" que voudrait symboliser tous les monuments aux morts dont la fumée des guerres a cuit la brique pour la pile (RA XV,5 ) - n'est qu'une hypocrisie du monde qui se donne bonne conscience à peu de frais, parce que le système choisira toujours de sacrifier quelques jeunes hommes si ses intérêts sont en jeu. Voyez les USA qui ont envoyé au casse-pipe, au nom du patriotisme américain, sous l'étendard de l'antiterrorisme des dizaines de milliers de jeunes qui ne savaient même pas où situer l'Irak sur une carte. Ne croyons pas davantage que son assassinat par le système politique de l'époque transforme Guy Môcquet en saint de la République. Sans doute avait-il raison de s'engager comme résistant face à l'intolérable idéologie nazie mais rappelons aux générations à venir (RA 22/3) que les communistes n'en firent le choix que relativement tard puisque Staline avait commencé par faire alliance avec Hitler. Enfin, les communistes n'hésitaient pas plus que les autres à fusiller les leurs s'ils étaient soupçonnés de trahison. Le pouvoir communiste en URSS fit des millions de morts, le pouvoir communiste en France n'aurait pas fait mieux au nom de ses idéaux s'il avait vaincu et Guy Môcquet serait peut-être devenu un tortionnaire. Ce que nous fait réaliser ce film de K. Loach, Le vent se lève, où durant la guerre d'Irlande, un des leaders en vient à faire fusiller son propre frère de sang, pourtant partisan comme lui de l'Irlande libre, au nom d'une raison d'Etat toute neuve devenue irlandaise. Au fond, si les hommes avaient mieux compris leur lien de parenté avec le Père de l'Univers, tout homme qui en fait fusiller un autre n'exécute-t-il pas toujours son propre frère ?

Avec la Révélation d'Arès, nous savons désormais que la sortie de la barbarie n'est pas dans la démocratie et ses lois, dans la République, ses institutions et ses symboles, même si nous devons faire avec malgré tout aujourd’hui et peut être encore longtemps. Nous ne sommes pas plus civilisés que les Egyptiens et les Grecs anciens ou les gens du Moyen-âge, et que la non-barbarie, celle qui nous débarrassera du mal chronique dont souffre l'humanité ne viendra que d'un processus individuel qui engage tout l'homme et tous les hommes, et que nous  appelons pénitence. Pénitence, cela ne veut pas dire contrition ou remords sur ses fautes, mais volonté de se recréer, de renoncer effectivement au mal sous toutes ses formes, ici et maintenant, au quotidien, pour le transmuter en bonheur choisi, par le pardon et l'amour du prochain, et d'en transmettre l'envie, le goût et l'espérance active aux générations qui suivront. Alors là oui, comme support de cette espérance tendue vers l'avenir, la lecture de la lettre de Guy prendrait une certaine valeur.

Nicodème.

 

 

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 08:32
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Par mon travail, la semaine dernière je fus amené à  discuter avec deux personnes dans un hôpital de la région parisienne. La  discussion tourna autour de la surveillance des malades atteint de la maladie d'Alzheimer puis la conversation s'étendit aux questions d'éthique se rapportant à la surveillance des individus en général. En fait l'échange glissa très vite sur la question de la limite qu'il faut raisonnablement avoir concernant la surveillance en général.

  Par exemple:  Faut il au prétexte de protéger certaines catégories d'individus, notamment les plus faibles, les enfants, surveiller tous ceux qui fréquentent et/ou créent des sites pédophiles ? Chacun était tenté de répondre oui sans hésiter. Comme on l'est pour le contrôle des terroristes potentiels. Voire des délinquants. Mais prendre uniquement un ou des exemple(s) extrême(s) de ce dans quoi l'homme peut tomber, pour aborder un sujet aussi sensible que celui que pose la surveillance des individus par d'autres individus, c'e n'est pas très honnête. Nous n'étions manifestement pas d'accord. Mes deux interlocuteurs ne voyaient pas le danger et l'arbitraire à vouloir contrôler ceux qu'ils classaient comme par réflexe dans la catégorie des individus dangereux. Car classer les gens dans le domaine du bien et du mal, n'est ce pas déjà les juger ? Et puis où commence la responsabilité dans les actes condamnables ? Il faut bien aussi regarder la part collective, l'héritage de la tare (1) même si cela n'excuse pas les bourreaux et la nécessité de s'en protéger, voire de les combattre.

Les arguments que fit valoir l'un de ceux avec qui je conversais fut que sous prétexte de transparence et parce que " je n'ai rien à cacher " sous entendu: "je suis un type bien, honnête qui n'a rien à se reprocher", il lui parut normal que nous puissions abandonner notre intimité au voyeurisme légalisé. Je ne partage pas du tout ce point de vue car même et peut être surtout, celui (le voyeurisme) dicté par un système ou une administration qui s'arrogerait la légitimité de vous observer dans le but estimé selon ses critères d'appréciations, parfaitement  justifié, restera comme une épée de Damoclès au dessus des nos têtes aussi faibles qu'orgueilleuses (2). Pour vous surveiller il faut penser que vous êtes dangereux mais pas seulement. Par exemple il est aujourd'hui possible de repérer si la toiture de votre maison possède une isolation conforme, répond aux normes d'économies d'énergie. Demain peut être nous dira t-on :
- Votre maison a été phographiée et classée non conforme aux lois sur l'environnement, vous devez payer une taxe de tant d'euros.
Ou bien encore:
- L'agent Dupont vous a entendu grâce à ses lunettes et oreillettes laser, lors de votre discussion avec Durand, et vous avez prononcé un mot jugé discriminatoire, homophobe ou raciste ou subversif, incitant à la révolte ou que sais je encore, vous êtes passible du tribunal. Ces mesures répressives feront elles reculer le mal pour autant ? Je ne le crois pas, elles auront mêmes probablement pour conséquence de rendre plus difficile la perception et le discernement de ce qui est bien de ce qui ne l'est pas. Car inévitablement un classement arbitraire s'opèrera ainsi qu’une  relativité de ce qui est en cause et des conséquences engendrées. Enfin une trop grande importance accordé à ceux qui rendent ce qu'on appelle justice mais qui ne parviennent que rarement à donner la conscience à celui qui peut négocier pour réparer sa faute. En attendant il faut bien faire avec les outils que l'histoire s'est donnée.

Mais c'est la question de l'individu et de la liberté qui est ici posé, son mystère qui intrigue et inquiète le pouvoir. La culture dominatrice répond comme par réflexe :
- Mais on est tous des agents du pouvoir que l'on exerce sur ceux ci ou ceux la, regardez vous avec votre femme parfois ou encore avec votre collègue ou avec votre enfant à qui vous inculquez tel ou tel principe, il faut bien mettre des règles etc...
- C'est vrai dans une certaine mesure, mais chacun peut résister à la bêtise et aux réflexes ataviques, s'auto éduquer, s'élever spirituellement.

Prendre le flambeau de la conscience comme guide, cette conscience qui fait de l'instinct une boussole. Pas seulement pour se diriger en rampant sur le  sol, mais la conscience que produit l'homme créateur de lui-même, lui donne des ailes pour voir de plus haut et de plus loin. La résistance par l'effort à retrouver l'image et ressemblance du Créateur, l'image d'un individu libre, capable d'écoute et de remises en question profondes. Effort qui permette l'émergence  d'un type d'humanité qui fasse envie et rend l'air respirable, laissant peu à peu découvrir l'idée obsolète de tout vouloir contrôler. Même si cela prendra des générations (3), il n'est pas inutile de rappeler ce vers quoi il est plus heureux de se diriger.

(1)   Révélation d’Arès 2,12

(2)   Révélation d’Arès 6,1

(3)   Révélation d’Arès 24,2

 

 


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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 10:41

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On m'envoie régulièrement par mail des messages sur la non violence active avec des liens sur des vidéos faites d'interviews, de prêches, de discours d'hommes qui se sont illustrés dans ce domaine, comme Gandhi, Martin Luther King ou Tolstoî. Réfléchissant à l'impact que leur exemple a laissé, je reste très dubitatif. Le concept même de désobéissance civile qui pourrait avoir du sens, me paraît aujourd'hui dans beaucoup d'actions de type altermondialistes ou syndicalistes, plus proche de la volonté d'en découdre que de réelles solutions constructives. Ces hommes cités plus haut, aussi noble furent les causes qu'ils défendirent, restèrent ancrés dans la revendication politique. Même si pour Gandhi et MLK leur objectif était plus universel à long terme. Souligner l'échec de leur engagement n'est pas flétrir leur mémoire mais rappeler que le combat se situe ailleurs sur un autre plan.GANDHI.jpg

 

La politique veut des résultats immédiats notamment par l'acquisition de droits sociaux, à l'époque du combat pour les droits civiques et contre la discrimination cela avait du sens, mais aujourd'hui qui ne voit que la logique du droit est impuissante à résoudre quantités de problèmes humains si ce n'est pas la totalité des problèmes?

 

On voit bien que tout cela dégénère en conflits larvés de façon permanente, les frustrations ressentis ici et là ont pour cause la non réalisation de l'Etre dans sa plénitude existentielle. Plénitude que ne peuvent apporter les plans sociaux érigés en murailles légalistes. On ne soude pas un peuple par des lois mais par l'Amour du prochain, c'est à dire par une vie, une conscience et donc une interaction organique laquelle sous entend le risque de la liberté, l'effort, la grandeur d'âme et non des valeurs d'enrégimentement et de massification comme la politique avorton de la religion le voit encore.

 

Les effets concrets de la pénitence que rappelle la Révélation d'Arès (Veillée 28,25) en donnant à ce mot le sens dynamique et joyeux oublié, ne deviendront palpables que très lentement après plusieurs générations d'hommes et de femmes qui auront sués à ce labeur (Veillée 31,6). C'est à l'intérieur même de l'individu que se prépare le changement du monde. Le blé mûr (Veillée 31,7) de l'intelligence (Veillée 32,5) a besoin d'être gerbé (Veillées 5,2 - 13,7- 14,2- 38,5), retourné dans la grange (Veillée 6,3). La grange cadre simple ou se stocke le bon grain. Le grain, image que donne la Révélation d'Arès de la richesse spirituelle qui nourrit. Le système vous prend et vous conditionne, vous apprête selon le goût de quelques princes du culte (Veillée 2,21) politique, financier, religieux etc... qui ont toujours l'art d'accommoder tout ce qui peut servir leurs intérêts.

 
Sans aucun doute concevoir un autre monde est difficile pour une génération imprégnée par les soucis et tout ce que ces soucis sont constitués: chômage, peur du lendemain, tracasseries innombrables. C'est pourquoi il est nécessaire d'ascensionner (Veillée 16,2 - 38,5), de monter en soi pour regarder les problèmes avec un oeil neuf, avec le regard de celui qui lentement sent mieux qu'il ne peut l'expliquer, sa nature et sa profondeur d'homme qu'il découvre en vivant le Bien (Veillée 12,3).

 

J'entendais hier dans ma voiture à la radio, ce devait être sur France Culture ou France Inter, certaines interventions de militants ou partisans politiques débattant sur le droit de grève. Les arguments idéologiques de gauche ou de droite servant davantage à dresser les uns contre les autres, tout cela sur fond de revendication politicien,BOB-MARLEY.jpg

 

je me demandais si notre pays allait encore connaître ces longues grèves qui accélèreraient sa chute économique ? J'ai éteint la radio et j'avais plutôt envie d'écouter « Lively up yourself » de Bob Marley. Histoire d'oublier la violence que produit le mensonge politique que j'aurai aimé fuir très loin.

 

 

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