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Ce qui élève l'âme

Vous trouverez ici des textes en prise avec l'actualité. Les rédacteurs s'inspirent de la Révélation d'Arès* pour essayer d'en donner un éclairage spirituel donc non polémique. Les pensées et réflexions sont celles du moment. De fait ce blog se lit comme on lirait un carnet de bord de l'âme.

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* Pour une information sur ce livre cliquez sur ce lien:  http://michelpotay.info/index.html

Dimanche 6 avril 2008
Note de l'administrateur:

La mort n’est pas un thème très réjouissant. Le texte qui suit, écrit par un pèlerin d’Arès, s’efforce d’apporter un éclairage à propos du débat qui a eu et qui aura encore lieu sur l’euthanasie. Ce texte pourra peut être pour le lecteur qui n’est pas familier de la Révélation d’Arès (1) paraitre obscur.  Le style du blog est fait pour la brièveté du langage mais pour parler de la mort, il faudrait beaucoup plus de lignes que le court article qui suit qui est déja long.

Et puis il y a notre ignorance concernant le qui et comment des fins dernières même si nous savons que la résurrection est une promesse faite à tous les prophètes. Rappelons aussi qu’un jour lointain la mort sera vaincu si l’homme se recréé spirituellement. C’est pour cela aussi que la Révélation d’Arès demande en certaines circonstances de rappeler dans la liesse les promesses et les fins (33/36).

Le suicide récent de Chantal Sébire qui souffrait horriblement d'une déformation du visage due à une tumeur incurable après le refus de son euthanasie légale relance le débat sur la question. Loi ou pas, le problème essentiel est ailleurs : Nul ne devrait choisir de mourir sans être averti du risque de trépasser sans âme. Eh oui ! Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. La mort physique est moins grave que la mort spirituelle. Et la mort physique choisie soulève avec plus d'acuité que la mort physique dite "naturelle" la question de la vie choisie.

Quelle traînée de bruit laisse la rumeur médiatique après être passée sur le cadavre de Chantal Sébire ? Celle d'un souci moderne : l'euthanasie. Euthanasie

Mot étrange, paradoxal parce que sa consonance en français oppose une sorte de démenti au sens. Euthanasie veut dire "mort douce" mais associe bizarrement le signifiant "nazi" à l'idée de tuer légalement. Le mot n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause. Se pourrait-il même qu'il y ait là une des raisons inconscientes de la réticence française à suivre l'exemple plus libéral de ses voisins européens ? La réserve française tient plus sûrement à son marquage historique par le catholicisme. Donner la mort, légalement ou non, reste un meurtre. Dans quels embarras s'embarque une société où "la main qui soigne" peut devenir "la main qui tue" ? Tu ne tueras pas
enseigne avec sagesse le décalogue (Exode). "Péché mortel" surenchérit la religion qui aime codifier. Le meurtre est un crime! il relève des assises, reprennent les lois de la république. Remarquons toutefois que notre monde fait plus de cas de ce beau précepte biblique pour la vie de personnes en fin de vie que pour celle de jeunes hommes dans la force de l'âge quand il s'agit de les envoyer à la guerre. Mais hypocrisie ou pas, parce que la mort nous met en face d'un événement irréversible et définitif, la question n'est jamais anodine.

En fait, le grand absent de ce qu'il est convenu d'appeler le débat sur l'euthanasie, c'est la mort elle-même. La mort dans sa dimension métaphysique et spirituelle. Comment décider si on peut ou non se (faire) donner la mort si l'on ne sait ni ce qui nous attend "de l'autre côté" ni le sens qu'elle peut prendre dans la course folle de l'humanité, dans l'histoire ? L'occultation de la mort dans les sociétés occidentales résulte de la déspiritualisation générale, croyants religieux compris. Faute de connaissance assurée dans ce domaine, la mort est taxée de processus naturel. Normale donc. Mais le discours officiel a beau vouloir en banaliser l'idée, le coeur de l'homme - y compris du croyant -  défaille (toujours) devant la mort (33/36). Son menton tremble (XXII/15). Cette terreur irrépressible et irraisonnée est un signe existentiel que l'immense majorité ne veut pas voir. Alors, on rechigne à en parler ou bien on forge des discours rassurants : la mort est une libération, une "nouvelle naissance", un "soleil", un repos éternel, le néant, l'enfer n'est qu'un mythe, que sais-je encore ?  Bref, l'homme déspiritualisé est incapable d'envisager la mort dans son acception existentielle. Là où il devrait voir le tribut (2/1) de ses choix, une anomalie, il ne voit plus que chair souffrante dans les derniers moments de l'existence terrestre. Sans négliger la douleur et la dégénérescence, il faudrait aussi oser poser la question de  l'âme. Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. L'essentiel de l'homme est beaucoup moins dans la mort physique que dans la mort spirituelle.

Oh ! Il ne s'agit ni d'extrême-onction, de baptême ou de confession de dernière   minute. Pas davantage de prières, cérémonies et rituels religieux dévoués au défunt.   Ces superstitions ne sauvent pas car quelle prière fera plus que la pénitence de     l'homme qui laissera derrière lui comme un sureau des membres qui se vident et s’effritent en poussière ? avertit la Révélation d'Arès (33/30). Pénitence, encore un terme qui  n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause mais cette fois à cause de la culture déformante déposée par l'histoire. Là où l'on entend contrition, remords, culpabilité, punition... il faudra désormais entendre l'action de se recréer spirituellement, véritable sens du mot pénitence. De même, l'âme est le vrai corps de l'homme. "Tout homme n'a-t-il pas une âme ?" objecteront la plupart. Non. Ce mensonge est le pendant du salut par la foi répandu par la religion. On peut perdre son âme de son vivant. Pourquoi ? Parce que l'âme est un "produit existentiel" dit le prophète Mikal, qui naît de la vie de l'homme déjà né (17/3), d'une conscience donc, quand elle fait le choix de devenir juste, libre, pacifique, aimante, véridique... de son vivant. Cet effort constant vers le Bien appliqué à sa vie est la vraie définition de la pénitence.

 Révélation capitale dans la révélation. La mort spirituelle est bien plus grave que la mort physique. Et le monde est devenu un vrai cimetière spirituel. L'homme sans vie spirituelle est plus mort (que) la mort (XL/11) dit le Livre. En ne s'engageant pas vers le Bien, consciemment ou non, non seulement il n'a pas contribué, voire s'est opposé à la grande oeuvre historique de libération du péché, mais il s'est réduit à l'état de spectre lamentable, venant pleurer sur ses os blanchis, sur sa chair évanouie (16/16), voué à errer dans les abîmes glacés de l'au-delà. Allons bon ! Voilà que vous nous faîtes le coup de l'enfer, maintenant! version angelure, cuisson par le froid ?! Mais puisque c'est comme ça ?  Aux objections de ce genre, tu répondras : "Dieu est bon au bout de la pénitence!" (). N'y voyez aucun chantage à la peur. D'ailleurs le jugement dans ce domaine ne nous appartient pas, relève du fond des coeurs. Qui peut savoir qui est sauvé ? (11/3). Sauve! Ne juge pas ! () martèle la révélation d'Arès. Mais ce non-jugement ne nous exonère pas de prévenir. Crie partout! cette vie est courte, le bonheur ne se mesure pas en années mais en éternité (36/23).

Le spectre, comme les abîmes, comme l'au-delà ne sont pas des punitions du Ciel mais des créations de l'homme. La mort n'est pas naturelle, une idée reçue, ce sont les prêtres de la science qui prétendent ça. Quel Père aurait voulu "par amour" la mort de ses enfants ? La mort est une anomalie, une conséquence du péché, péché qui n'est pas une notion morale, légaliste, mais ce qui tue la vie spirituelle. L'homme n'est que ce qu'il se fait dit en substance une sourate du Coran. Justice absolue. Nous sommes ce que nous avons choisis d'être, y compris dans la continuation de nous-mêmes post mortem. Le problème c'est que nous ne le savons plus. Nos mentalités sont prisonnières de notre propre conditionnement culturel, un piège. Des strates millénaires d'épaisseur considérable, accumulées sous le  piétinement des batailles, sous les pas des caravanes des marchands, sous les reins des prostituées, sous le Vent de la Colère de Dieu (24/4) nous séparent du Fond, de la conscience absolue de ce que nous sommes. Nous sommes faits pour la chair mais la chair spiritualisée, corps, âme et esprit réunis et transfigurés. D'où il résulte que même le pénitent qui meurt avec une âme n'est pas complet, devra attendre le Jour pour rassembler les atomes de son corps (33/29) dont aucun, pas même la plus infime esquille (), ne sera oublié par la Puissance du Père. Jour qui n'est pas fixé à l'avance parce qu'il ne viendra que par la restauration du Bien sur cette terre, même partielle, une oeuvre prodigieuse qui dépend d'abord de nous, les hommes. Mais pour le défunt qui a contribué à cet avènement, l'âme offre les organes spirituels (4/6) qui lui permettent de poursuivre son ascension de l'autre côté.

 Après ce grand détour par le tombeau, revenons à l'euthanasie. Le débat tourne surtout autour de  "comment ne pas souffrir inutilement ?" Aucune rédemption n'étant à attendre de la souffrance, il est inutile de prolonger indéfiniment une personne qui n'est plus à même d'assumer consciemment la construction d'elle-même. Contrairement aux assertions religieuses, la sauvegarde de la vie biologique n'a rien de sacré, celle du mourant réduit à l'état végétatif pas plus que celle du foetus, encore que dans ce dernier cas, il y ait une promesse de vie spirituelle tandis que dans l'autre, les dés sont jetés. Ce qui doit être préservé en  priorité c'est la vie spirituelle, l'âme donc. Au fond, la mort choisie soulève avec acuité la question de la vie choisie. Mais chaque cas est particulier.


Ainsi Chantal Sébire, qui souffrait le martyre par les déformations de son visage, avait conservé toute sa tête et pouvait encore agir librement et témoigner. Qu'elle ait manifesté un certain courage en voulant faire de son cas un acte politique en faveur de l'euthanasie active ne la sauve pas malgré elle (13/3). Nul ne peut savoir ce qu'il en est pour elle (cf. supra 11/3) mais, prévenue de l'importance de l'âme avant de quitter ce monde, peut-être aurait-elle mis en avant d'autres priorités? Se battre pour obtenir de l'Etat l'autorisation de mourir, certains en parlent comme de la "dernière liberté"*. Mais qu'ont-ils besoin de la bénédiction étatique ? Dans ce domaine, le suicide reste toujours un libre recours, auquel Chantal Sébire n'a d'ailleurs pas manqué de faire appel après le rejet de sa demande. Bien sûr, les choses ne sont pas si simples pour celui qui ne peut même plus se donner la mort comme le jeune paraplégique Vincent Humbert qui avait écrit en son temps une lettre touchante au président de la république. Pour de tels cas, il faudrait au moins dépénaliser l'euthanasie active. Ce qui nous amène à la question de la loi.

 

Que peut la loi si elle veut établir une norme dans un domaine où chaque cas est par définition particulier, relève uniquement de la conscience et de la conception de la vie qu'on s'est faite ?  la porte des ténèbres (33/32) en connaissance suffisante de cause. Que les regrets du spectre ne fassent pas que s'ajouter à ses tourmentsavalée la cendre, le cri (est tout ce qui) reste (à l’homme perdu) (XL/12). Tandis que celui qui devient le frère, qui boit l’Eau Grasse, survole haut la fosse (XXII/11).

L'autopsie effectuée sur Chantal Sébire morte n'a aucun sens sur le plan existentiel, elle n'est que la manifestation d'un système vexé qui voudrait par la fouille honteuse du cadavre faire semblant d'avoir une emprise sur l'au-delà. C'est l'intérêt de ce débat sur l'euthanasie que de nous faire réfléchir sur l'insignifiance du système face à la mort et, du même coup, de relativiser son rôle sur la vie. Si nous devons être tout puissants sur notre mort, que ne le sommes-nous d'abord sur notre vie ? Ceux qui revendiquent de pouvoir "mourir dans la dignité" pressentent sans doute quelque chose de cet ordre. On nous aura volé nos vies, que nos morts nous appartiennent au moins! Cette notion de "dignité", peu explicite car fort relative, ne concentre-t-elle pas l'aveu implicite que l'homme est autre chose qu'un simple assemblage de cellules ? Que chacun est responsable de sa mort comme il l'est de sa vie et que ce n'est pas au système, à l'instar des autorités religieuses d'autrefois, de définir "le bien mourir". Pas plus d'ailleurs que le bien vivre. Mais qu'au moins chacun choisisse de franchir (36/23)

car,Oui, tous devraient savoir qu'ils peuvent s'engendrer en une autre vie infinie (17/03). Sans cette connaissance, tout débat aux limites de l'existence humaine, celui sur l'euthanasie comme tant d'autres, reste enfermé dans le bruit lourd de la chair (XXXIX/2).


Nicodème.

 

(1) Pour une présentation générale de la Révélation d'Arès: http://michelpotay.info/Revelation_Ares_bienvenue.html

 
 

par Nicodème publié dans : L'actualité vue par d'autres auteurs
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Jeudi 7 février 2008
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Je viens de regarder un reportage d’envoyé spécial sur l’A2. A propos de ceux qu’on nomme communément les étrangers en états  d’irrégularité, clandestins, sans papiers ou illégaux et qui devront être reconduits dans leurs pays. La France en expulse quelques centaines tous les ans par avions ou par bus vers l’Afrique le Maghreb mais aussi la Roumanie ou le Kosovo ou encore l’Asie.  Des familles ou des couples seront séparées après plusieurs années de vie communes sur le territoire français. Mais la France qui tache quand même d’être fidèle à ses principes démocratiques tente de faire cela « proprement » comme le montre le reportage ou la caméra a tourné dans des centres de détention, salle d’attente avant le décollage hors des frontières hexagonales. Des larmes roulent sur mes joues, je ne sais plus si je suis le français ou le malien ou le roumain, la femme qui ne veut plus revenir dans un pays ou elle n’a plus d’avenir.  Heureusement il y a des scènes désopilantes, ou une sorte de parrain rom nous fait circuler entre les caravanes des expulsés revenus après avoir touchés par l’état français la subvention que perçoivent ceux qui choisissent le départ volontaire.  La comédie barbare  se joue aussi autour des tables ou se pèse sur la balance, le poids financier de ce qui est reçus par les maliens étrangers travaillant en  France et ce que donne celle-ci  au titre de la coopération à ce pays. Les ministres trimballent des dossiers mais la vie, le temps,  les échanges et le système D est bien plus fort que la loi des rats. (Révélation d'Arès XIX/24) Certains moments on ne sait plus qui feint quoi.  Mais je sais que le Père aussi  pleure à travers nos yeux.

Je comprends mieux en méditant ce reportage pourquoi il faut aimer celui qui est aujourd’hui considéré comme l’étranger. Parce qu’il est une part de moi comme de toi. Pourquoi il est urgent de devenir le Frère (Révélation d'Arès: II/5, VI/6,VIII,4,XII,7 etc...)

Pissenlit rose.

par Pissenlit Rose publié dans : Freeparleur
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Lundi 22 octobre 2007

152805253-marie-george-buffet-guy-moquet-symbole-d-une-resistance-qu.jpgune bonne occasion

d'éveiller les jeunes générations à vaincre la barbarie

toujours présente en nous.

 

Ce lundi 22 octobre au matin le gouvernement enjoint fortement aux enseignants de lire la lettre de Guy Môcquet en commémoration de l'exécution par le gouvernement de Vichy de ce jeune résistant communiste le 22 octobre 1941. Cette lecture fait écho à l'engagement pris le 16 mai dernier par le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa visite au mémorial de Châteaubriant, à savoir que « sa première décision de président » serait de demander que la lettre d'adieu de Guy Môquet « soit lue à tous les lycéens de France le 22 octobre ». Une brochure de l'Education nationale à l'appui, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos précise dans le bulletin officiel du 30 août 2007, que «dans les classes, la lecture de la dernière lettre que Guy Môquet adressa à sa famille le 22 octobre 1941 s'insérera au sein d'une réflexion sur l'engagement des jeunes qui firent le choix de la résistance et sur les valeurs de fraternité, de justice et de liberté".

Des enseignants ne sont pas d'accord, ils considèrent qu'ils n'ont pas à "instrumentaliser l'histoire". Entre autres syndicats, le SNES (syndicat national des enseignants de second degré, majoritaire) précise : "Nous ne 'boycottons' ni la mémoire de Guy Môquet ni celle de la Résistance", mais "notre travail d'enseignant n'a rien à voir avec une démarche qui vise à susciter l'émotion sans distance critique, sans replacer un témoignage, aussi poignant soit-il, dans son contexte historique (...) Or, la lettre de Guy Môquet (...) ne dit rien de son engagement, elle n'évoque que son amour de la patrie, de ses parents, de sa famille et son sens du devoir".

Au-delà des réactions partisanes - disons anti-sarkozystes de principe -, on peut comprendre la réticence de ces enseignants. Après la polémique occasionnée par une loi sur les aspects positifs de la colonisation, et bien d'autres avant elle interdisant de revisiter l'histoire, ne va t-on pas une fois de plus, dans une officialisation de la pensée, vers un "historiquement correct" ? Est-ce au pouvoir de décider pour tous comment nous devons considérer l'histoire, du bien et du mal, de la République ? Chaque homme n'est-il pas, par nature spirituelle, le déterminant absolu de sa liberté, l'auteur de son destin quand il le choisit et le créateur de ses propres valeurs ? Est-ce à l'Etat de dicter sa loi aux consciences alors même que la loi de 1905 séparant les Eglises de l'Etat implique qu'il n'a pas à se mêler de ces choses-là ? N'est-ce pas le sens même de la laïcité ? Rien à voir diront certains. Il s'agit de la Résistance, haut symbole de la République. Incontestable donc. Mais alors, pourquoi ne pas porter l'accent lors de la lecture de cette lettre sur les égarements possibles de la République qui peut donner naissance à un pouvoir indigne? Un gouvernement de Vichy par exemple, ce que tout pouvoir en démocratie peut un jour devenir ? Qu'à ce pouvoir officiel auquel il fallait obéir et se soumettre aux Allemands ne s'opposait alors que la force de conviction opposée des résistants largement minoritaires dans le pays ? Exactement comme aujourd'hui, certains croyants, partisans d'une vie spirituelle libre, sans religion inféodant, c'est-à-dire croyant au pouvoir du Bien et de l'Amour ranimés par l’homme individuel - les Pèlerins d'Arès par exemple -, résistent par la seule force de leur foi, de leur conscience, de leurs actions et de leur exemple, à l’inertie et aux idées et actes du monde, qui dans leur conscience leur paraissent préjudiciable. Ce qui fait d’eux des insurgeants qui, bien que pacifiques s’opposent dans l’esprit à toutes formes de domination.  Au reste, dans le registre des lettres émouvantes écrites dans des circonstances dramatiques, l'histoire nous offre l'embarras du choix, elles sont légion. Ne serait-ce que celles qu'envoyaient les poilus à leur famille pendant la guerre de 14-18. Quatre millions de morts en France. Pourquoi ? On ne sait même pas les causes profondes de cette guerre absurde. La patrie? L'honneur? La revanche ? Des mots qui ont fait couler les larmes et le sang. Le nationalisme est un sectarisme sans concession. Pas de quoi pavoiser pour la République. On peut donc comprendre le refus de certains enseignants. Pourtant, nous trouvons dommage qu'ils ne se servent pas de l'occasion pour enseigner de plus haut, de plus loin, en décalage avec les attendus de conscience civique et républicaine. La fraternité, disait le ministre, alors oui parlons de fraternité.

 Mais avant de continuer, qu'est-ce que la lettre de Guy Môcquet ? Rappelons le contexte. Le commandant allemand des troupes d'occupation de la Loire-inférieure avait été abattu par des communistes. Pour le sang de ce haut dignitaire, le gouvernement de collaboration de Pétain ne pouvait pas moins faire qu'exécuter en retour cinquante otages français tirés des camps de prisonniers, mais attention, pas n'importe quels français, des "mauvais" français, des communistes donc, « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français » comme le précisa Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur de l'époque. Ouvrons ici une parenthèse, notons que le regard porté sur d'anciens proscrits comme les communistes a changé au point qu'aujourd'hui c'est un homme politique de droite, Nicolas Sarkozy, qui favorise sous la bannière des martyrs républicains leur légende, se proposant même de lire en commun la fameuse Lettre avec Marie-Georges Buffet, actuelle secrétaire générale du PCF! N'y aurait-il pas là pour des profs un peu ouverts matière à tirer des leçons profitables sur l'évolution des mentalités, la relativité des positions d'un moment, et en dégager une espérance pour toute minorité active ? Mais fermons la parenthèse et continuons, des communistes originaires de la région sont choisis à Nantes, à Paris et à Châteaubriant, ville où ils seront 27 à tomber sous les balles en refusant qu'on leur bande les yeux et en criant « Vive la France ! ». Parmi ces derniers, Guy Môcquet, un gamin de 17 ans et demi. On raconte qu'il s'évanouit avant son exécution et qu'on le tua dans cet état, soutenu par les plus âgés.

Que dit la lettre de Guy Môcquet ?

 

« Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime

Guy »

Emouvant certes, presque insoutenable quand on pense que des hommes sont capables d'abréger froidement une vie d'enfant mais aussi et même plus encore, celle de 49 autres hommes mûrs - et pères de famille pour la plupart, une mort sans doute plus lourde de conséquences que celle d'un jeune homme - pour faire payer l'exécution d'un seul chef. Que dit-elle cette lettre ? Politiquement, rien. Rien sur son combat, rien sur la Résistance. C'est que ses propres convictions n'avaient sans doute pas eu le temps de mûrir et s'affirmer, Guy les avaient donc reçues de son père, militant communiste convaincu, comme c'est souvent le cas à cet âge-là. C'est donc des mots simples et touchants qu'un gamin qui quitte trop tôt et injustement ce monde adresse aux siens. Il espère seulement que "sa mort servira". Elle a servi un juste combat contre l'oppression nazie certes mais aujourd'hui si son souvenir ne se dissout pas dans les méandres des idées partisanes, elle pourrait servir à dénoncer toute barbarie, celle des bourreaux comme celle des victimes, qui couve toujours en tout homme, même aujourd’hui. Et donc en appeler souterrainement à  son antidote: l'amour du prochain.

Mais que vise le gouvernement actuel par cette lecture ? Qu'on se convainque que le gouvernement de Vichy, une manifestation de la république, était composé de gens indignes ? Qu'aujourd'hui puisque la République a fait son mea culpa, elle s'absout définitivement de ce genre de dérapage? Que Guy Môcquet était un brave petit français qui a démontré son grand patriotisme ? Sous-entendu : ados d'aujourd'hui qui ne croyez plus en rien, prenez-en de la graine! Etc. Sans doute un peu de tout ça. On doute cependant qu'on puisse parler aisément de fraternité dans un contexte de guerre civile, où les divergences se réglaient devant le peloton d'exécution. Les tenants et aboutissants dans ce projet de lecture restent donc confus, ils doivent ressortir davantage de l'illumination du "trait de génie" politique de l'actuel chef de l'Etat - ériger un symbole républicain "incontestable" (pas tant que ça en fait) et touchant, susceptible de faire l'unanimité, jeune de surcroît, par lequel on transcendera les générations et les clans politiques - que d'une réflexion mûrie. Il y a de l'impulsivité dans tout ça.

Mais au-delà de notre appréciation, une remarque s'impose : c'est que la République commence à ressentir à nouveau le besoin de symboles forts, de martyrs, de légendes mêmes. Bref, la République dévoile son substrat religieux. Les lois et les institutions ne parviennent pas à unir les hommes, les faire participer à un projet. Tous les discours convenus, ressassés sont incapables de nous enthousiasmer, de nous entraîner vers de nouvelles conquêtes, de relancer le goût de vivre, de se dépasser, le désir de faire corps et âme avec les autres. C'est ce qu'a ressenti vraisemblablement le Président de la République qui voudrait sincèrement, croyons-nous, à l'instar de son adversaire socialiste qui, elle, voulait réhabiliter le drapeau tricolore, nous entraîner vers une société plus confiante et plus solidaire mais qui ne dispose pour cela que des moyens pauvres et secs de l'Etat : Une mer sans rive où l'on ne pêche plus la vie (RA I,10 ).

L'émotion à elle seule porte-t-elle une quelconque vertu ? Aucune. Elle peut être un début, une introduction mais si on en reste qu’à ce stade, en cédant à l'émotion, on cède seulement à la mode people. Pleurer ensemble rassemble mais s’avère au regard de l’histoire constituer un préambule qui dure indéfiniment sans entraîner à la conquête,  au dépassement et à la tension profonde vers le bien. Une sorte de fête de héres (R.A.XXXV/5) qui n’enfante pratiquement pas de héros vertueux.  Bernard Laporte qui, par zèle pro élyséen mal placé, crut avoir une bonne idée en faisant lire à ses joueurs cette lettre juste avant la rencontre du match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby France- Argentine, en fit l'amère expérience avec la défaite à la clé (remarquons cependant qu'il n'y avait pas besoin de ça pour perdre). Pour plomber l'ambiance... Cette lettre n'a donc pas le pouvoir magique de resserrer les liens de la nation. Rien n'empêche l'enseignant de replacer cette lettre dans son contexte et de  l'assortir d'un commentaire . N'est-ce pas l'occasion en effet de dénoncer la barbarie ? Toute barbarie. De cette lettre simple et touchante écrite dans des circonstances tragiques ne peut-on extraire un petit jus spirituel ? Pas seulement la dénonciation convenue de la barbarie nazie et de la collaboration mais celle de tout système quel qu'il soit dont procède la mort de ce jeune homme et des 49 autres fusillés avec lui, mais aussi celle de tous ceux tombés au champ d'horreur - de grâce ne parlons pas avec légèreté d'honneur - ces années-là, mais tellement d'autres avant et combien d'autres encore après? Le "plus jamais ça" que voudrait symboliser tous les monuments aux morts dont la fumée des guerres a cuit la brique pour la pile (RA XV,5 ) - n'est qu'une hypocrisie du monde qui se donne bonne conscience à peu de frais, parce que le système choisira toujours de sacrifier quelques jeunes hommes si ses intérêts sont en jeu. Voyez les USA qui ont envoyé au casse-pipe, au nom du patriotisme américain, sous l'étendard de l'antiterrorisme des dizaines de milliers de jeunes qui ne savaient même pas où situer l'Irak sur une carte. Ne croyons pas davantage que son assassinat par le système politique de l'époque transforme Guy Môcquet en saint de la République. Sans doute avait-il raison de s'engager comme résistant face à l'intolérable idéologie nazie mais rappelons aux générations à venir (RA 22/3) que les communistes n'en firent le choix que relativement tard puisque Staline avait commencé par faire alliance avec Hitler. Enfin, les communistes n'hésitaient pas plus que les autres à fusiller les leurs s'ils étaient soupçonnés de trahison. Le pouvoir communiste en URSS fit des millions de morts, le pouvoir communiste en France n'aurait pas fait mieux au nom de ses idéaux s'il avait vaincu et Guy Môcquet serait peut-être devenu un tortionnaire. Ce que nous fait réaliser ce film de K. Loach, Le vent se lève, où durant la guerre d'Irlande, un des leaders en vient à faire fusiller son propre frère de sang, pourtant partisan comme lui de l'Irlande libre, au nom d'une raison d'Etat toute neuve devenue irlandaise. Au fond, si les hommes avaient mieux compris leur lien de parenté avec le Père de l'Univers, tout homme qui en fait fusiller un autre n'exécute-t-il pas toujours son propre frère ?

Avec la Révélation d'Arès, nous savons désormais que la sortie de la barbarie n'est pas dans la démocratie et ses lois, dans la République, ses institutions et ses symboles, même si nous devons faire avec malgré tout aujourd’hui et peut être encore longtemps. Nous ne sommes pas plus civilisés que les Egyptiens et les Grecs anciens ou les gens du Moyen-âge, et que la non-barbarie, celle qui nous débarrassera du mal chronique dont souffre l'humanité ne viendra que d'un processus individuel qui engage tout l'homme et tous les hommes, et que nous  appelons pénitence. Pénitence, cela ne veut pas dire contrition ou remords sur ses fautes, mais volonté de se recréer, de renoncer effectivement au mal sous toutes ses formes, ici et maintenant, au quotidien, pour le transmuter en bonheur choisi, par le pardon et l'amour du prochain, et d'en transmettre l'envie, le goût et l'espérance active aux générations qui suivront. Alors là oui, comme support de cette espérance tendue vers l'avenir, la lecture de la lettre de Guy prendrait une certaine valeur.

Nicodème.

 

 

par Nicodème publié dans : L'actualité vue par d'autres auteurs
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Dimanche 14 octobre 2007
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Par mon travail, la semaine dernière je fus amené à  discuter avec deux personnes dans un hôpital de la région parisienne. La  discussion tourna autour de la surveillance des malades atteint de la maladie d'Alzheimer puis la conversation s'étendit aux questions d'éthique se rapportant à la surveillance des individus en général. En fait l'échange glissa très vite sur la question de la limite qu'il faut raisonnablement avoir concernant la surveillance en général.

  Par exemple:  Faut il au prétexte de protéger certaines catégories d'individus, notamment les plus faibles, les enfants, surveiller tous ceux qui fréquentent et/ou créent des sites pédophiles ? Chacun était tenté de répondre oui sans hésiter. Comme on l'est pour le contrôle des terroristes potentiels. Voire des délinquants. Mais prendre uniquement un ou des exemple(s) extrême(s) de ce dans quoi l'homme peut tomber, pour aborder un sujet aussi sensible que celui que pose la surveillance des individus par d'autres individus, c'e n'est pas très honnête. Nous n'étions manifestement pas d'accord. Mes deux interlocuteurs ne voyaient pas le danger et l'arbitraire à vouloir contrôler ceux qu'ils classaient comme par réflexe dans la catégorie des individus dangereux. Car classer les gens dans le domaine du bien et du mal, n'est ce pas déjà les juger ? Et puis où commence la responsabilité dans les actes condamnables ? Il faut bien aussi regarder la part collective, l'héritage de la tare (1) même si cela n'excuse pas les bourreaux et la nécessité de s'en protéger, voire de les combattre.

Les arguments que fit valoir l'un de ceux avec qui je conversais fut que sous prétexte de transparence et parce que " je n'ai rien à cacher " sous entendu: "je suis un type bien, honnête qui n'a rien à se reprocher", il lui parut normal que nous puissions abandonner notre intimité au voyeurisme légalisé. Je ne partage pas du tout ce point de vue car même et peut être surtout, celui (le voyeurisme) dicté par un système ou une administration qui s'arrogerait la légitimité de vous observer dans le but estimé selon ses critères d'appréciations, parfaitement  justifié, restera comme une épée de Damoclès au dessus des nos têtes aussi faibles qu'orgueilleuses (2). Pour vous surveiller il faut penser que vous êtes dangereux mais pas seulement. Par exemple il est aujourd'hui possible de repérer si la toiture de votre maison possède une isolation conforme, répond aux normes d'économies d'énergie. Demain peut être nous dira t-on :
- Votre maison a été phographiée et classée non conforme aux lois sur l'environnement, vous devez payer une taxe de tant d'euros.
Ou bien encore:
- L'agent Dupont vous a entendu grâce à ses lunettes et oreillettes laser, lors de votre discussion avec Durand, et vous avez prononcé un mot jugé discriminatoire, homophobe ou raciste ou subversif, incitant à la révolte ou que sais je encore, vous êtes passible du tribunal. Ces mesures répressives feront elles reculer le mal pour autant ? Je ne le crois pas, elles auront mêmes probablement pour conséquence de rendre plus difficile la perception et le discernement de ce qui est bien de ce qui ne l'est pas. Car inévitablement un classement arbitraire s'opèrera ainsi qu’une  relativité de ce qui est en cause et des conséquences engendrées. Enfin une trop grande importance accordé à ceux qui rendent ce qu'on appelle justice mais qui ne parviennent que rarement à donner la conscience à celui qui peut négocier pour réparer sa faute. En attendant il faut bien faire avec les outils que l'histoire s'est donnée.

Mais c'est la question de l'individu et de la liberté qui est ici posé, son mystère qui intrigue et inquiète le pouvoir. La culture dominatrice répond comme par réflexe :
- Mais on est tous des agents du pouvoir que l'on exerce sur ceux ci ou ceux la, regardez vous avec votre femme parfois ou encore avec votre collègue ou avec votre enfant à qui vous inculquez tel ou tel principe, il faut bien mettre des règles etc...
- C'est vrai dans une certaine mesure, mais chacun peut résister à la bêtise et aux réflexes ataviques, s'auto éduquer, s'élever spirituellement.

Prendre le flambeau de la conscience comme guide, cette conscience qui fait de l'instinct une boussole. Pas seulement pour se diriger en rampant sur le  sol, mais la conscience que produit l'homme créateur de lui-même, lui donne des ailes pour voir de plus haut et de plus loin. La résistance par l'effort à retrouver l'image et ressemblance du Créateur, l'image d'un individu libre, capable d'écoute et de remises en question profondes. Effort qui permette l'émergence  d'un type d'humanité qui fasse envie et rend l'air respirable, laissant peu à peu découvrir l'idée obsolète de tout vouloir contrôler. Même si cela prendra des générations (3), il n'est pas inutile de rappeler ce vers quoi il est plus heureux de se diriger.

(1)   Révélation d’Arès 2,12

(2)   Révélation d’Arès 6,1

(3)   Révélation d’Arès 24,2

 

 


par Jean-Claude publié dans : Freeparleur
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Mercredi 15 août 2007

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On m'envoie régulièrement par mail des messages sur la non violence active avec des liens sur des vidéos faites d'interviews, de prêches, de discours d'hommes qui se sont illustrés dans ce domaine, comme Gandhi, Martin Luther King ou Tolstoî. Réfléchissant à l'impact que leur exemple a laissé, je reste très dubitatif. Le concept même de désobéissance civile qui pourrait avoir du sens, me paraît aujourd'hui dans beaucoup d'actions de type altermondialistes ou syndicalistes, plus proche de la volonté d'en découdre que de réelles solutions constructives. Ces hommes cités plus haut, aussi noble furent les causes qu'ils défendirent, restèrent ancrés dans la revendication politique. Même si pour Gandhi et MLK leur objectif était plus universel à long terme. Souligner l'échec de leur engagement n'est pas flétrir leur mémoire mais rappeler que le combat se situe ailleurs sur un autre plan.GANDHI.jpg

 

La politique veut des résultats immédiats notamment par l'acquisition de droits sociaux, à l'époque du combat pour les droits civiques et contre la discrimination cela avait du sens, mais aujourd'hui qui ne voit que la logique du droit est impuissante à résoudre quantités de problèmes humains si ce n'est pas la totalité des problèmes?

 

On voit bien que tout cela dégénère en conflits larvés de façon permanente, les frustrations ressentis ici et là ont pour cause la non réalisation de l'Etre dans sa plénitude existentielle. Plénitude que ne peuvent apporter les plans sociaux érigés en murailles légalistes. On ne soude pas un peuple par des lois mais par l'Amour du prochain, c'est à dire par une vie, une conscience et donc une interaction organique laquelle sous entend le risque de la liberté, l'effort, la grandeur d'âme et non des valeurs d'enrégimentement et de massification comme la politique avorton de la religion le voit encore.

 

Les effets concrets de la pénitence que rappelle la Révélation d'Arès (Veillée 28,25) en donnant à ce mot le sens dynamique et joyeux oublié, ne deviendront palpables que très lentement après plusieurs générations d'hommes et de femmes qui auront sués à ce labeur (Veillée 31,6). C'est à l'intérieur même de l'individu que se prépare le changement du monde. Le blé mûr (Veillée 31,7) de l'intelligence (Veillée 32,5) a besoin d'être gerbé (Veillées 5,2 - 13,7- 14,2- 38,5), retourné dans la grange (Veillée 6,3). La grange cadre simple ou se stocke le bon grain. Le grain, image que donne la Révélation d'Arès de la richesse spirituelle qui nourrit. Le système vous prend et vous conditionne, vous apprête selon le goût de quelques princes du culte (Veillée 2,21) politique, financier, religieux etc... qui ont toujours l'art d'accommoder tout ce qui peut servir leurs intérêts.

 
Sans aucun doute concevoir un autre monde est difficile pour une génération imprégnée par les soucis et tout ce que ces soucis sont constitués: chômage, peur du lendemain, tracasseries innombrables. C'est pourquoi il est nécessaire d'ascensionner (Veillée 16,2 - 38,5), de monter en soi pour regarder les problèmes avec un oeil neuf, avec le regard de celui qui lentement sent mieux qu'il ne peut l'expliquer, sa nature et sa profondeur d'homme qu'il découvre en vivant le Bien (Veillée 12,3).

 

J'entendais hier dans ma voiture à la radio, ce devait être sur France Culture ou France Inter, certaines interventions de militants ou partisans politiques débattant sur le droit de grève. Les arguments idéologiques de gauche ou de droite servant davantage à dresser les uns contre les autres, tout cela sur fond de revendication politicien,BOB-MARLEY.jpg

 

je me demandais si notre pays allait encore connaître ces longues grèves qui accélèreraient sa chute économique ? J'ai éteint la radio et j'avais plutôt envie d'écouter « Lively up yourself » de Bob Marley. Histoire d'oublier la violence que produit le mensonge politique que j'aurai aimé fuir très loin.

 

 

par Jean-Claude D publié dans : Freeparleur
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Mercredi 4 juillet 2007


Et dans quelle(s) mesure(s) ? En années ou en éternité (1) ?


Comment mesurer le bonheur? Plus de mille économistes et statisticiens réunis à Istanbul par l'OCDE ont planché de mercredi à samedi sur cette question et sur les moyens d'introduire la notion de bien-être au coeur des instruments d'évaluation du progrès humain.

Quand j'ai lu cette nouvelle une myriade de questions et de pensées m'ont submergées. D'abord le lieu de ce colloque :Istambul, ville dans laquelle nous nous sommes rendu avec mon épouse à plusieurs reprises et dont j'aime le pittoresque malgré l'occidentalisation croissante. Imaginez des dizaines de pêcheurs jetant leurs lignes sur un des ponts principaux de cette vieille cité qui enjambe le Bosphore fleuve continuellement sillonés par des pétroliers,gros navires de marchandises, cargots bondés de passagers faisant la navette entre la mer noire et la mer de Marmara qui jouxte la mer Egée et la Méditérannée. Pour dire si le poisson a du gout! Et vous touristes qui allez au restaurant du coin c'est ce que vous aurez probablement dans votre assiette. Dans cette capitale ou le commerce est très prisé, tout peut se marchander, surtout la contrefaçon. Mais que les grandes enseignes se rassurent leurs imitateurs qui revendent le parfum de marques, ne livrent que très chichement les délicats arômes. Au bout de quelques minutes tout s'est évaporé. Quoique coté textile, il y a eu des progrès le coton tient plus longtemps en machine. Et oui il y a une « justice » matérialiste, c'est celle du savoir faire qui demande du temps, et aussi de nourrir quantités d'intermédiaires, certains de ceux là sont parfois trop gourmands mais c'est un autre débat.

Donc à Istambul on plancha sur le bonheur. La nouvelle dont Yahoo (2) se fit l'écho ne dit pas grand chose sur le sujet mais suffisamment pour apprendre que ceux réunis pour ce colloque commencent à comprendre qu'analyser seulement le PIB, la production industrielle économique et financière pour livrer des projections sur l'avenir, tout cela ne suffit plus. Il faut faire entrer dans l'éprouvette d'autres éléments sinon adieu creuses et sèches statistiques, plus personne ne s'intéressera à toi. Par exemple des questions et des réponses à celles ci: « Dans quelle mesure êtes vous actuellement satisfait de votre vie" à laquelle l'interrogé répond par une note.

On classe et on trouve que :  « Les pays heureux sont ceux qui sont riches, avec une économie compétitive, ils sont démocratiques, bien gouvernés (...), ce sont ceux où règnent l'égalité des sexes et la tolérance, où les gens sont libres de rechercher le mode de vie qui leur convient le mieux"

Yes ! On s'en serait un peu douté de la réponse. C'est là que l'on voit qu'il faudrait pousser le bouchon un shouia plus loin. Mais qu'on s 'avance en terrain brumeux au tout début de l'aube (3) et que le capitaine peine à discerner le passage et beaucoup de matelots ronflent encore.

Pour revenir à nos statistiques, les chercheurs de ce colloque ont déclarés qu'ils étaient encore au stade expérimental mais que c'est surtout l'impact des politiques gouvernementales qui semblent les intéresser. Là on baisse sérieusement en qualité mais ce n'est peut être qu'un détour. Comme celui qui consiste à mailler les recherches en neurologie et sciences sociales et psychologique. Le bonheur est à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus profond à mettre en oeuvre. Car son émergence dépend surtout d'une alternative : le Bien plutôt que le mal et donc des efforts individuels pour remettre en marche le vieux moteur de l'intelligence (4). On ne finit jamais de décalaminer le piston de l'amour du prochain dans la chambre à explosion de son coeur et d'huiler tout ça par la vie spirituelle.

Bonne route à tous les chercheurs.

(1) (Révélation d'Arès 36,23)
(2) http://fr.biz.yahoo.com/30062007/202/des-economistes-ont-planche-istanbul-sur-le-bonheur.html

(3) (Révélation d'Arès XXXV/7)

(4) (Révélation d'Arès 32,5)

par Joseph Durand publié dans : Freeparleur
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Mardi 19 juin 2007

 Il y a quelques chose de très intéressant dans l'expérience qui consiste à faire cohabiter des sensibilités et des visions très différentes et de parvenir à ce qu'elles travaillent ensemble dans un projet commun. C'est ce que semble vouloir réaliser ce nouveau gouvernement Fillon. Christine Boutin aux cotés de Fadela Amara pour se pencher sur les problématiques de la ville. Etonnant de voir une personnalité qui jusqu'à peu représentait plutot une sorte de « vieille France » pronant les valeurs qu'on croyait éculées. Madame Boutin s'allie donc à une militante de gauche très sensibilisée par les problèmes des banlieues et fer de lance du mouvement « Ni putes ni soumises ». Même si je ne crois pas que fondamentalement la politique, depuis trop longtemps empétrée dans l'esprit de système puisse parvenir à faire changer en profondeur les mentalités, on ne peut qu'être enthousiaste à l'idée que cette expérience accouche de quelque chose de positif dans notre pays. On décrivait Nicolas Sarkozy comme de la graine de facho et pourtant il réalise ce que la gauche ne fit pas, trop imprégné d'idéologie. Il y a aussi Christine Lagarde au ministère de l'économie femme d'expérience dans les affaires, le droit et la connaissance du monde anglo saxon. Voilà encore une personnalité qui contraste avec la jeune métisse Rama Yade, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes. Rachida Dati à la justice, le fait que toutes ces personnes se rassemblent c'est aussi un symbole que quelque chose a évolué dans notre pays.

L'entraineur de l'équipe de France de rugby Bernard Laporte  lui aussi intégrera une place de secrétaire d'état dans le ministère des sports et de la santé. Il y a dans cette composition bigarrée une intention généreuse. Les problèmes que la France va devoir affronter dans l'avenir seront probablement très important. Celui de la fermeture et de l'aveuglement à ne pas vouloir reconnaître que ce pays est une mosaique de sensibilités, visions et personnalités très contrastés, fut longtemps un trait dominant. Si la Révélation d'Arès ne nous mettait pas en garde contre le roi noir, personnification du pouvoir profane qui comme tout pouvoir même religieux s'avère tôt ou tard représenter une voie d'impasse- j'applaudirai des deux mains à cette nouvelle assemblée gouvernementale. Mais on ne peut que souhaiter ardemment que cette initiative débouche sur quelque chose d'heureux en France. Quelque chose qui prépare une transition vers l'avènement lointain d'une société sans chef ni hiérarchie, ni état et puisse déja se préparer dans les consciences. Après tout cette expérience peut être enrichissante et stimulante pour tous, je leur souhaite tout le courage et les qualités de pédagogie nécessaire pour parvenir à nous montrer quelque chose de vraiment neuf et beau. J'ai envie d'y croire même si je ne cherche plus le rêve comme le fumeur cherche sa cigarette. Mais simplement comme celui qui aspire à un début de changement.


par Jean-Claude D publié dans : Freeparleur
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Jeudi 10 mai 2007
 
 
 
 

J’ai pleuré à la fin.

 

Permettez-nous en la circonstance de redorer le blason de cette formule galvaudée pour dire en peu de mots qu’un film nous a touché. On sait bien que l’émotion n’est pas forcément un gage de qualité on peut pleurer par sensiblerie. Mais ce n’est pas le cas du vieux bonhomme qui vous parle. Pris dans l’étau de la vie spirituelle et du bombardement médiatique, il ne pleure plus que du fond de l’être, comme un cri ou un chant, en quelque sorte par identité de destin avec l’humaine créature.

 

L’objet principal du film c’est le cœur de l’homme changeant vers le Bien. C’est très rare. Le scénario est entièrement construit autour de ce centre invisible permettant ainsi d’en révéler par strates successives la lente évolution.

 

L’histoire commence dans l’ex - RDA au début des années 1980 et se termine dans l’Allemagne réunifiée quand les archives de la Stasi, trop fameuse police politique est-allemande, seront ouvertes au public. L’ agent secret Wiesler, officier de cette police, est chargée de surveiller un écrivain suspecté de collusion avec l’Ouest. En réalité c’est un peu plus compliqué parce que l’intellectuel, auteur dramatique reconnu, cautionne plutôt le régime communiste sans adhérer au Parti, mais un personnage haut placé, du Parti (Ministre de la Culture) voulant s’approprier sa compagne comédienne, avec laquelle il a engagé par chantage une liaison, désire trouver quelque chose sur son compte pour s’en débarrasser. L’appartement de l’écrivain est truffé de micros reliés à la cave où une surveillance attentive s’engage 24 H / 24. Voilà le cadre posé : le communisme allemand et ses services secrets en personnification outrée de n’importe quel système politique face au citoyen créatif, transi sous la patte (XLV/6) du système, inconscient d’être épié, contrôlé, littéralement policé 24 H / 24, personnifiant n’importe quel homme existentiellement engagé au monde.

 


 

Dès lors, l’enjeu de l’enquête va progressivement glisser de ce qui pourrait n’être qu’une banale intrigue polico - policière sur fond historique à une sorte de radiographie en profondeur du surveillant principal, encore rehaussée par le jeu neutre de l’acteur (magnifique Thomas Thieme), arborant le visage impassible des fonctionnaires serviles dévoués au régime. Aucun danger de complaisance pour les ennemis du système ! annonce clairement le visage sévère de ce personnage à la vie terne. Pourtant, sous son masque, bat le cœur d’un être sensible, d’un homme tout simplement, qui va petit à petit se prendre d’empathie pour celui qu’il surveille au point d’intervenir dans sa vie et, pour finir, désobéir aux ordres pour le protéger des griffes du régime alors même que celui-ci est devenu un vrai dissident. L’enquête n’est alors plus du tout où l’histoire la raconte. L’observateur devient objet d’observation, le spectateur accède au rôle actif d’enquêteur principal comme s’il avait placé lui-même micros et caméra dans la vie intérieure de cet homme.

 


 

Laissons au spectateur le soin de découvrir dans son entier ce film magnifique qui renoue d’une façon totalement moderne avec les grands drames qui s’attachaient à dévoiler le cœur humain, mais sans pathos inutile, à la manière d’une démonstration mathématique. Le public ne s’y est pas trompé qui lui réserve un excellent accueil, non plus que la profession  qui lui a accordé plusieurs récompenses dont l’Oscar du meilleur film étranger .

 


 

Il nous démontre de manière magistrale que tout homme, même à la solde du système le plus implacable, conserve sa liberté de suivre ou de ne pas suivre ce qu’on attend de lui, qu’il possède toujours une potentialité d’insurgeance pour la justice et l’amour de l’autre, contre le conditionnement d’un système dont les intérêts s’identifient finalement avec le péché de ses maîtres, ici adultère, spoliation, domination. Et au fond, au delà des grands principes de justice sociale, d’égalité et de liberté invoqués, n’est-ce pas ce que tout système réalise ? N’incarne-t-il pas toujours incarne la vanité de ses maîtres ? Et, n’ayons pas peur d’aller au-delà de ce qu’aura sans doute voulu dire le réalisateur : y compris les systèmes démocratiques.

 

Ce qui change vraiment le cours des choses ? Ne craignons pas de l’affirmer en ces temps d’élections, ce ne sont pas les réformes du système, quel qu’il soit, mais la conscience de tout homme quand elle s’ouvre aux autres, à l’amour, au pardon, au partage… et les choix qui en résultent dans nos existences.

 


 

Nicodème

 

*Un film de Florian Henckel von Donnersmarck

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

 

 


par Nicodème publié dans : L'actualité vue par d'autres auteurs
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Samedi 5 mai 2007

A voir et à entendre le debat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy et les dernières déclarations de Ségolène Royal, je me dis que mon intuition après le premier tour était au fond juste. Madame Royal fut non seulement agressive et hautaine - elle n'a dans ce domaine pas grand chose à envier à la réputation de Nicolas Sarkozy - mais lors de ce débat elle fut aussi très approximative avec son programme irréaliste. Nous devons aider les plus faibles tout en sachant que l'assistanat ne marche pas. Les 3 décennies passées l'ont prouvées. La générosité sans conscience, sans incitation à l'effort est une démarche vaine. La nécessité qui se fait jour n'est elle pas plutôt celle d'une reprise en main de son existence sur tout l'espace social par chacun et hors du carcan politique ?

Les réformes sur les retraites de Mr Fillon furent dictées par une certaine sagesse dont la remise en question serait catastrophique pour les équilibres financiers. Enfin il me semble que sans être directeur financier ou expert comptable, on comprend aisément cela.

Au dela de l'aspect économique, même si la volonté d'ouvrir le débat politique à d'autres acteurs sociaux est du coté socialiste plus généreux, les réponses étatistes du recours systématique à la puissance publique est une erreur. L'administration décentralisée serait un mieux mais là encore c'est par la voie des instances institutionnelles que Madame Royal entend résoudre tous les problèmes. Hors ça ne marche pas , il faut arrêtre de croire au mythe du service public comme étant le meilleur des services possibles et au dogme des acquis. Tout bouge et doit évoluer. Peu importe au fond qu'un service soit rendue par une collectivité d'individus regroupés ou par une initiative privée pourvu que ce service soit correctement effectué. C'est avant tout une question de qualité d'hommes et non une question d'institution.

Enfin sur la liberté de conscience pour lequel aucun des candidats n'a vraiment parlé lors des interviews, et qui pourtant est le nerf de l'existence, à ma connaissance seul Nicolas Sarkozy l'a clairement énoncé et écrit sur ses tracts comme principe à défendre.

Bref aucune élection ne m'aura autant fait hésiter, tergiverser et réfléchir sur toutes un tas de questions, c'est au fond semble t-il le cas de beaucoup de français. En attendant la prochaine échéance législative qui ne tardera pas, l'avenir sera difficile. Nous avons réellement besoin de devenir solide et endurant.

par Jean-Claude publié dans : Freeparleur
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Lundi 30 avril 2007

Au lendemain du premier tour des élections présidentielles, j'avais publié un commentaire sur le précédent texte intitulé « Un mot avant le premier tour ». Ce commentaire resta en ligne 5 jours. Il disait qu'il fallait savoir trancher et, concernant le choix pour le second tour qu'il valait mieux voter pour Nicolas Sarkozy car ce serait un moindre mal. Grossière erreur d'appréciation. Personne dans la trentaine d'internautes qui passèrent en moyenne chaque jour sur ce blog ne me fit de remarques. (C'est le moteur d'over blog qui enregistre le nombre de connections sur ses sites). Exepté un de mes frères qui me téléphona embarrassé de me dire que voter pour Ségolène Royal serait pour lui quasi impossible mais voter Sarkozy il ne s'y résoudrait pas davantage. Et puis je découvris par l'intermédiare d'une de mes soeurs de foi, l'article « Le vrai Sarkozy » publié dans Marianne (1) et co signés par Jean-F. Khan, avec Serge Maury, Philippe Cohen, Laurence Dequay et d'autres auteurs. Un portrait inquiétant de Nicolas Sarkozy qui à l'évidence ferait si cette description répond à la réalité des faits rapportés, un chef d'état à l'avenir très incertain pour un pays comme la France. Je connaissais certains aspects de sa personnalité mais je n'avais pas estimé les choses à un tel niveau. La fiabilité de l'article de Marianne même si celui ci n'est surement pas totalement objectif se confirmant par d'autres voix et prises de paroles et réactions de la part de l'ancien chef de l'UMP. Je pensais que le réalisme économique de Nicolas Sarkozy valait beaucoup mieux que les dangers de l'assistanat, de l'étatisme que les socialistes ne manqueraient pas de nous faire encore subir, comme les lois sur les 35 h ou encore le refus de remettre en question les régimes de retraites. Puis il y eut le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou diffusé sur BFM TV (2). Visionné le lendemain, on y voyait deux personnalités très à l'écoute l'une de l'autre et dialoguant dans un grand souci de s'expliquer clairement tout en se remettant en question et appréciant mutuellement le débat.

La réaction de Nicolas Sarkozy à ce débat fut violent une fois de plus. Son autoritarisme pourrait s'avérer plus préjudiciable encore que l'aveuglement d'un socialisme borné, semblant capable au travers de Ségolène Royal de dépasser ses étroites limites.

Au dela de la petite histoire et des justifications de mon revirement, si personne ne fut à priori choqué ou blessé par ce commentaire, et parce que ce blog n'a qu'une faible audience,  la pensée de son auteur sans importance, mais aux quelques rares visiteurs, ne doit on pas tout de même des explications ? J'ai découvert une fois de plus que la hate est toujours mauvaise conseillère. Répugne à la hâte et à la science (24, ) rappelle la Révélation d'Arès.

Si la politique ne résoudra rien dans le fond, elle peut contribuer même lointainement et relativement au changement. Ceux qui font oeuvre de dépassement, comme Ségolène Royal le montra, et même si ce geste est avant tout dicté par un calcul politicien, son état major n'était pas très favorable, quelque chose d'important s'est passé en allant discuter avec François Bayrou: L'amorce d'une troisième voie au centre, la nécessité de créer des ponts entre des blocs rivaux et celle du pluralisme des débats avant les prises de décisions.

Pour ces raisons je me résous pour l'instant à voter pour Ségolène Royal au second tour. Candidate qui, espérons le respectera les libertés des minorités religieuses et spirituelles. Thème qui ne fut pas très évoqué durant cette campagne éléctorale mais qui constitue un sujet éminemment important pour qui tente de diffuser l'esprit de la Révélation d'Arès.


(1)http://www.marianne2007.info/-Le-vrai-Sarkozy-en-acces-libre-!_a1180.html?PHPSESSID=dcc23f87aafc838489ef5548a1ff9b28


(2)http://www.dailymotion.com/video/x1u640_debat-royalbayrou-sur-rmc-bfm-tv


par Freeparleur publié dans : Freeparleur
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