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Ce qui élève l'âme

Vous trouverez ici des textes en prise avec l'actualité. Les rédacteurs s'inspirent de la Révélation d'Arès* pour essayer d'en donner un éclairage spirituel donc non polémique. Les pensées et réflexions sont celles du moment. De fait ce blog se lit comme on lirait un carnet de bord d'un créateur ou chercheur d'âme.

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Bonne lecture

* Pour une information sur ce livre cliquez sur ce lien:  http://michelpotay.info/index.html

21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 20:06


Crise financière digne de 1929! Récession des économies occidentales! "Crise!" aboient tous les médias sur le ton de :"Bingo !" Jeter de l'huile sur le feu, démultiplier les effets de la panique ne pose pas de problème de conscience à la presse, seul compte le profit immédiat qu'on espère en tirer. Des profiteurs dénonçant d'autres profiteurs, le scénario est classique. On dénonce l'autre, fauteur de tous les maux, comme si soi-même on était tout blanc. Cette attitude, bien dans l'esprit d'un monde qui voit toujours "la paille dans l'œil du voisin sans voir la poutre dans son propre oeil" (Matt. 7/3) n'est pas propre aux médias, elle est le fait d'à peu près tout le monde, y compris les victimes de la crise. En ne considérant que son seul pré carré, en montrant du doigt  des bouc-émissaires, en attaquant les moulins à vent du monde moderne que sont les grands concepts idéologiques, chacun ne fait qu'ajouter sa crise à la crise et passe à côté du véritable enjeu qui se situe d'abord et avant tout dans un redressement spirituel individuel. Avec le durcissement attendu de la crise, quand le dénuement sera obligatoire et général, il faudra bien se rendre à l'évidence. Ce pourrait être là un des effets positifs de la crise, la sortie de la catalepsie générale, à condition toutefois que des hommes vertueux catalysent le processus salvateur.


Qu'entend-on un peu partout depuis que la crise est ouverte ? Crise du capitalisme ! Crise du libéralisme ! Crise du capitalisme financier ! Faute à la mondialisation ! Etc. Certains annoncent même à grand renfort de trompettes un retour inattendu de Karl Marx. Que de grands mots pour nous voiler la face. Que de bruit. Tels les Adam et Eve bibliques nous cachons notre honte derrière ces feuilles de vigne formatées par les idéologues. En réalité, tous ces "ismes" ne sont que les caches sexe de l'homme moderne. Que cache-t-on ? Le péché, tout simplement. Reconnaissons que l'origine de la crise est dans l'avidité, la cupidité, l'envie, la malhonnêteté, l'égoïsme, le mensonge, la spoliation, l'orgueil, la vanité, l'exploitation du secret, les promesses non tenues, la parole trompeuse, l'irresponsabilité, l'inconséquence, etc. Mais le péché ne peut pas se dénoncer chez l'autre aussi facilement que les faux semblants idéologiques, car le péché nous savons bien que nous y collaborons tous: que celui qui n'a jamais péché nous jette la première pierre ! On nous assène comme une vérité biblique que changer le système, c'est changer les structures, les lois et les acteurs du pouvoir. Discours ressassé, dont la fausseté est démontrée depuis longtemps et archi-faite mais auquel on continue à croire faute de mieux. En réalité, tous ces changements restent vains si le cœur des hommes qui prennent les nouvelles rênes reste le même que celui de leurs prédécesseurs. Qu'est-ce qui aura changé en réalité ? Rien. Les mêmes maux reviendront à coup sûr. C'est en cela que le changement politique est toujours de la poudre aux yeux. Conclusion : il faut s'attaquer aux vraies causes de la crise, là, dans notre cœur d'où sort le mal, et cesser de faire semblant en ne faisant que dénoncer le système sans proposer son antidote à savoir le changement de l'homme en Bien.


La politique oppose habituellement libéralisme et socialisme, marché et Etat, jouant habilement de  ce balancier infernal. Selon les nations, cela se traduit par un choix entre : droite / gauche; démocrate / républicain ; libéralisme / socialisme, chrétiens - démocrates / sociaux - démocrates, et aux USA dans un rapport en apparence inversé dans les mots républicains / libéraux, etc. La liberté à outrance du marché ne fonctionne plus ? Qu'à cela ne tienne, moralisons le capitalisme! Que les Etats, qui sont tellement plus fiables, le réorganisent à l'échelle  internationale ! Pas moins. Notez que c'est le système qu'on veut moraliser et non les hommes. Faux problème en réalité. Bien sûr. Les pauvres, les exploités, qui servent si souvent de justifications simplistes aux chevaliers blancs du social auraient-ils été plus vertueux que les banquiers véreux s'ils avaient été dans la même position ? A-t-on si vite oublié la leçon venue de l'Est ? Est-ce que l'URSS, prototype de la réglementation à outrance, fut un modèle de réussite ? Et puis tout cela a déjà été expérimenté. En réalité, les deux systèmes frères ennemis, socialisme et capitalisme, ne sont que de simples principes d'organisation économiques, non des solutions en soi. Si les hommes qui les gèrent étaient probes, scrupuleux, justes, généreux, sages, soucieux du bien public, aimants, disons d'un mot bons,amour du prochain s'y trouve. L'argent par exemple, n'est pas une mauvaise chose si on le considère comme un simple outil, fort pratique au demeurant, permettant les échanges de biens et de services entre les hommes. Mais se soumettre à l'argent, s'aliéner à l'envie d'avoir pour avoir, à n'importe quel prix, par vanité, signe sa mort spirituelle. On ne peut pas servir deux maîtres : Mammon et Dieu (Matt. 6/24) prévenait Jésus. Il faut donc bien plus qu'une moralisation du capitalisme, pas moins qu'un saut qualitatif de l'homme lui-même. Ce saut qualitatif est celui que nous propose le Père en entrant en pénitence (Rev. d'Arès 30/10). La pénitence n'est pas la contrition, la punition ou le remords qu'en a fait la religion, la pénitence est un processus individuel de recréation de soi orienté vers le Bien absolu, nécessairement volontaire et individuel, librement choisi, auto activé et auto stimulé, résistance aux tentations et accomplissement de la Volonté divine. Ce que certains déjà dénomment "travail sur soi" peut relever d'une forme inconsciente ou intuitive de pénitence.

Ne nous leurrons pas ! Cette crise financière est un coup de semonce avant la crise économique qui verra des temps bien plus difficiles même en Occident. Les hommes politiques doivent impérativement en prendre conscience, abandonner leur rôle de cuisinier resservant toujours les recettes du passé, tels les queux blancs cuisant la sueur du cheval blanc éplié (Rév. d'Arès 30/09).

Il faut s'attaquer sans délai à la racine du mal, qui est au cœur de l'homme et simultanément n'user des vieux remèdes de l'économie qu'avec circonspection, pour autant qu'ils prolongent effectivement l'agonie, évitant une rupture trop brutale. Des frères peuvent susciter que se fasse jour progressivement une conception de la politique qui ne dépende plus seulement de structures nouvelles mais aussi et surtout d'une qualité humaine nouvelle, et qu'apparaissent ainsi de plus en plus nettement la réalité de l'illusion politique. La politique capable d'intégrer la pénitence ne peut être au minimum que celle des Droits de l'homme, celle des grands idéaux de justice et d'équité, des aspirations vers un avenir vraiment qualitativement amélioré, sinon transfiguré. Cette vision-là de la politique s'oppose à la politique politicienne, celle de la recherche du pouvoir, elle en est en quelque sorte la contradiction puisque l'apparition progressive de femmes et d'hommes plus conscients, plus libres, plus autonomes, plus créatifs entraînera inéluctablement la perte de crédit des orgueilleux, coupera l'herbe sous le pied des opportunistes, des carriéristes, des gagne-petit. Apparaîtront alors des hommes d'Etat plus conscients des causes et des enjeux réels, plus justes, plus honnêtes et plus fraternels jusqu'à ce qu'on puisse un jour s'en passer. M. Obama est peut-être un tout premier prototype de cette espèce nouvelle d'hommes politiques à venir, qui sait ? En revanche, on sait qu'il ne changera pas tout, seul, qu'il peut aussi faire illusion, se parer de neuf à bon compte sans remettre en cause le système, que sa langue peut devenir comme la flûte (Rév. d'Arès 19/13). Seules la conscience et la vigilance associée d'un petit reste et d'un reste garantiront à terme l'orientation d'un monde vers la libération finale du péché, la direction de certitude.


La crise actuelle n'est en réalité qu'un nouvel épisode de l'antique crise de l'homme qui remonte  à Adam qui choisit le péché et fît disparaître de ce fait la vie spirituelle (Eden). Entendons par Adam cette partie des hommes qui fut spiritualisée par le Père, faite à son Image et Ressemblance (Gen. 1/27) et qui est à l'origine de notre humanité moderne. La crise n'est ni financière, ni énergétique, ni économique, ni politique, ni même morale, ce ne sont jamais là que des épiphénomènes, des manifestations particulières d'une crise plus profonde qui est avant tout existentielle et pour le dire encore plus nettement, spirituelle. On chercherait en vain une seule période historique qui ne fut pas porteuse de crises : guerres, famines, esclavages, tortures, tyrannies, injustices, spoliations, etc. Pourquoi ? Parce que, pour paraphraser Sartre qui disait que "l'homme est un projet en marche", l'homme est aussi la crise en marche. L'homme est la mort d'Adam (Rév. d'Arès VII/13) résume d'un trait la révélation d'Arès. Autrement dit, nous sommes tous les zombies d'une autre Vie à laquelle nous avons renoncé, par choix, il y a bien longtemps. Tout au plus peut-on caractériser chaque crise dans son contexte particulier, celle d'aujourd'hui et celles qui viendront à sa suite inévitablement si nous ne changeons pas, sont surtout celles du matérialisme triomphant. Et tant qu'on ne s'attaque pas au cœur du problème, le péché, autrement dit le mal choisi, non seulement on ne résout rien mais on s'expose à bien des malheurs. Il pleut des périls quand le Vent on le couche (Rév. d'Arès XXXII/11). Attention, il ne s'agit pas de "péché originel", sorte de malédiction première inventée par les religions chrétiennes qui marquerait à jamais l'être humain s'il n'y avait leur intercession, seule capable d'infléchir favorablement la miséricorde divine. Pensée magique, païenne,

 Superstitieuse. Non, il n'y a de péché qu'accompli, en tant que dynamique négative d'existence, tous les jours reconduit par des milliards d'êtres humains qui ne savent plus qu'ils ont le pouvoir de libérer le Dieu qui gît (Rév. d'Arès 28/6) en eux en s'efforçant au Bien.


Bien sûr c'est facile à dire, beaucoup plus difficile à faire, et il s'agit d'un chantier de très longue haleine. Quoi qu'il en soit, cette solution ultime qui s'identifie dans l'avenir encore flou au visage de l'ultime utopie suppose de commencer par reconnaître ce qu'est le Mal, situer où il réside et l'appeler par son vrai nom, le péché, même si cette notion fut détournée de son sens dynamique par la religion qui l'habilla en une notion morale, quasi-juridique. Le péché n'est profitable pour absolument personne. Paradoxalement l'homme moderne n'en a pas conscience ce qui fait qu'il se suicide content de lui, de sa science, de ses succès. C'est cette nouvelle économie, d'abord humaine, en quelque sorte existentielle, qu'il faudrait joyeusement répandre sans paraître des donneurs de leçons. De toute façon, la crise elle-même va nous dépouiller de nos faux-semblants. L'industrie de notre monde qui repose sur le superflu sera la première touchée, tout ce qui ne nous paraît pas essentiel sera progressivement abandonné et nombre de choses qui nous semblaient indispensables nous apparaîtront futiles. On ne peut pourtant pas se réjouir de ce dépouillement obligé car il s'accompagnera de chômage, de misères et de bien d'autres maux. Mais il pourra aussi jouer un rôle salvateur si certains, spirituellement conscients ou tout simplement lucides et honnêtes, montrent aux autres où se situent les véritables enjeux, leur évitent l'esprit de vengeance et la vindicte publique, leur montrent par leur exemple sur quelles bases nouvelles, spirituelles, il faut désormais reconstruire. C'est ce que tente modestement cet article en dévoilant les grands mots qui déguisent les grands maux. Ils sont les paravents qui cachent aux hommes leur mort spirituelle à l'instar de ceux de Jean Genet dans sa pièce du même nom qui permettaient au monde des morts de côtoyer celui des vivants. Et des paravents il y en a tellement! Quel rire salvateur nous libérera des grands moulinets donquichottesques ?  La crache, le rire du prophète et du pénitent  (Rév. d'Arès XXIII/7)


Abattons les idoles de l'esprit comme furent abattues les idoles de bois (Rév. d'Arès 23/8)!

 

Nicodème


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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 17:05
Note de l'administrateur:

La mort n’est pas un thème très réjouissant. Le texte qui suit, écrit par un pèlerin d’Arès, s’efforce d’apporter un éclairage à propos du débat qui a eu et qui aura encore lieu sur l’euthanasie. Ce texte pourra peut être pour le lecteur qui n’est pas familier de la Révélation d’Arès (1) paraitre obscur.  Le style du blog est fait pour la brièveté du langage mais pour parler de la mort, il faudrait beaucoup plus de lignes que le court article qui suit qui est déja long.

Et puis il y a notre ignorance concernant le qui et comment des fins dernières même si nous savons que la résurrection est une promesse faite à tous les prophètes. Rappelons aussi qu’un jour lointain la mort sera vaincu si l’homme se recréé spirituellement. C’est pour cela aussi que la Révélation d’Arès demande en certaines circonstances de rappeler dans la liesse les promesses et les fins (33/36).

Le suicide récent de Chantal Sébire qui souffrait horriblement d'une déformation du visage due à une tumeur incurable après le refus de son euthanasie légale relance le débat sur la question. Loi ou pas, le problème essentiel est ailleurs : Nul ne devrait choisir de mourir sans être averti du risque de trépasser sans âme. Eh oui ! Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. La mort physique est moins grave que la mort spirituelle. Et la mort physique choisie soulève avec plus d'acuité que la mort physique dite "naturelle" la question de la vie choisie.

Quelle traînée de bruit laisse la rumeur médiatique après être passée sur le cadavre de Chantal Sébire ? Celle d'un souci moderne : l'euthanasie. Euthanasie

Mot étrange, paradoxal parce que sa consonance en français oppose une sorte de démenti au sens. Euthanasie veut dire "mort douce" mais associe bizarrement le signifiant "nazi" à l'idée de tuer légalement. Le mot n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause. Se pourrait-il même qu'il y ait là une des raisons inconscientes de la réticence française à suivre l'exemple plus libéral de ses voisins européens ? La réserve française tient plus sûrement à son marquage historique par le catholicisme. Donner la mort, légalement ou non, reste un meurtre. Dans quels embarras s'embarque une société où "la main qui soigne" peut devenir "la main qui tue" ? Tu ne tueras pas
enseigne avec sagesse le décalogue (Exode). "Péché mortel" surenchérit la religion qui aime codifier. Le meurtre est un crime! il relève des assises, reprennent les lois de la république. Remarquons toutefois que notre monde fait plus de cas de ce beau précepte biblique pour la vie de personnes en fin de vie que pour celle de jeunes hommes dans la force de l'âge quand il s'agit de les envoyer à la guerre. Mais hypocrisie ou pas, parce que la mort nous met en face d'un événement irréversible et définitif, la question n'est jamais anodine.

En fait, le grand absent de ce qu'il est convenu d'appeler le débat sur l'euthanasie, c'est la mort elle-même. La mort dans sa dimension métaphysique et spirituelle. Comment décider si on peut ou non se (faire) donner la mort si l'on ne sait ni ce qui nous attend "de l'autre côté" ni le sens qu'elle peut prendre dans la course folle de l'humanité, dans l'histoire ? L'occultation de la mort dans les sociétés occidentales résulte de la déspiritualisation générale, croyants religieux compris. Faute de connaissance assurée dans ce domaine, la mort est taxée de processus naturel. Normale donc. Mais le discours officiel a beau vouloir en banaliser l'idée, le coeur de l'homme - y compris du croyant -  défaille (toujours) devant la mort (33/36). Son menton tremble (XXII/15). Cette terreur irrépressible et irraisonnée est un signe existentiel que l'immense majorité ne veut pas voir. Alors, on rechigne à en parler ou bien on forge des discours rassurants : la mort est une libération, une "nouvelle naissance", un "soleil", un repos éternel, le néant, l'enfer n'est qu'un mythe, que sais-je encore ?  Bref, l'homme déspiritualisé est incapable d'envisager la mort dans son acception existentielle. Là où il devrait voir le tribut (2/1) de ses choix, une anomalie, il ne voit plus que chair souffrante dans les derniers moments de l'existence terrestre. Sans négliger la douleur et la dégénérescence, il faudrait aussi oser poser la question de  l'âme. Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. L'essentiel de l'homme est beaucoup moins dans la mort physique que dans la mort spirituelle.

Oh ! Il ne s'agit ni d'extrême-onction, de baptême ou de confession de dernière   minute. Pas davantage de prières, cérémonies et rituels religieux dévoués au défunt.   Ces superstitions ne sauvent pas car quelle prière fera plus que la pénitence de     l'homme qui laissera derrière lui comme un sureau des membres qui se vident et s’effritent en poussière ? avertit la Révélation d'Arès (33/30). Pénitence, encore un terme qui  n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause mais cette fois à cause de la culture déformante déposée par l'histoire. Là où l'on entend contrition, remords, culpabilité, punition... il faudra désormais entendre l'action de se recréer spirituellement, véritable sens du mot pénitence. De même, l'âme est le vrai corps de l'homme. "Tout homme n'a-t-il pas une âme ?" objecteront la plupart. Non. Ce mensonge est le pendant du salut par la foi répandu par la religion. On peut perdre son âme de son vivant. Pourquoi ? Parce que l'âme est un "produit existentiel" dit le prophète Mikal, qui naît de la vie de l'homme déjà né (17/3), d'une conscience donc, quand elle fait le choix de devenir juste, libre, pacifique, aimante, véridique... de son vivant. Cet effort constant vers le Bien appliqué à sa vie est la vraie définition de la pénitence.

 Révélation capitale dans la révélation. La mort spirituelle est bien plus grave que la mort physique. Et le monde est devenu un vrai cimetière spirituel. L'homme sans vie spirituelle est plus mort (que) la mort (XL/11) dit le Livre. En ne s'engageant pas vers le Bien, consciemment ou non, non seulement il n'a pas contribué, voire s'est opposé à la grande oeuvre historique de libération du péché, mais il s'est réduit à l'état de spectre lamentable, venant pleurer sur ses os blanchis, sur sa chair évanouie (16/16), voué à errer dans les abîmes glacés de l'au-delà. Allons bon ! Voilà que vous nous faîtes le coup de l'enfer, maintenant! version angelure, cuisson par le froid ?! Mais puisque c'est comme ça ?  Aux objections de ce genre, tu répondras : "Dieu est bon au bout de la pénitence!" (). N'y voyez aucun chantage à la peur. D'ailleurs le jugement dans ce domaine ne nous appartient pas, relève du fond des coeurs. Qui peut savoir qui est sauvé ? (11/3). Sauve! Ne juge pas ! () martèle la révélation d'Arès. Mais ce non-jugement ne nous exonère pas de prévenir. Crie partout! cette vie est courte, le bonheur ne se mesure pas en années mais en éternité (36/23).

Le spectre, comme les abîmes, comme l'au-delà ne sont pas des punitions du Ciel mais des créations de l'homme. La mort n'est pas naturelle, une idée reçue, ce sont les prêtres de la science qui prétendent ça. Quel Père aurait voulu "par amour" la mort de ses enfants ? La mort est une anomalie, une conséquence du péché, péché qui n'est pas une notion morale, légaliste, mais ce qui tue la vie spirituelle. L'homme n'est que ce qu'il se fait dit en substance une sourate du Coran. Justice absolue. Nous sommes ce que nous avons choisis d'être, y compris dans la continuation de nous-mêmes post mortem. Le problème c'est que nous ne le savons plus. Nos mentalités sont prisonnières de notre propre conditionnement culturel, un piège. Des strates millénaires d'épaisseur considérable, accumulées sous le  piétinement des batailles, sous les pas des caravanes des marchands, sous les reins des prostituées, sous le Vent de la Colère de Dieu (24/4) nous séparent du Fond, de la conscience absolue de ce que nous sommes. Nous sommes faits pour la chair mais la chair spiritualisée, corps, âme et esprit réunis et transfigurés. D'où il résulte que même le pénitent qui meurt avec une âme n'est pas complet, devra attendre le Jour pour rassembler les atomes de son corps (33/29) dont aucun, pas même la plus infime esquille (), ne sera oublié par la Puissance du Père. Jour qui n'est pas fixé à l'avance parce qu'il ne viendra que par la restauration du Bien sur cette terre, même partielle, une oeuvre prodigieuse qui dépend d'abord de nous, les hommes. Mais pour le défunt qui a contribué à cet avènement, l'âme offre les organes spirituels (4/6) qui lui permettent de poursuivre son ascension de l'autre côté.

 Après ce grand détour par le tombeau, revenons à l'euthanasie. Le débat tourne surtout autour de  "comment ne pas souffrir inutilement ?" Aucune rédemption n'étant à attendre de la souffrance, il est inutile de prolonger indéfiniment une personne qui n'est plus à même d'assumer consciemment la construction d'elle-même. Contrairement aux assertions religieuses, la sauvegarde de la vie biologique n'a rien de sacré, celle du mourant réduit à l'état végétatif pas plus que celle du foetus, encore que dans ce dernier cas, il y ait une promesse de vie spirituelle tandis que dans l'autre, les dés sont jetés. Ce qui doit être préservé en  priorité c'est la vie spirituelle, l'âme donc. Au fond, la mort choisie soulève avec acuité la question de la vie choisie. Mais chaque cas est particulier.


Ainsi Chantal Sébire, qui souffrait le martyre par les déformations de son visage, avait conservé toute sa tête et pouvait encore agir librement et témoigner. Qu'elle ait manifesté un certain courage en voulant faire de son cas un acte politique en faveur de l'euthanasie active ne la sauve pas malgré elle (13/3). Nul ne peut savoir ce qu'il en est pour elle (cf. supra 11/3) mais, prévenue de l'importance de l'âme avant de quitter ce monde, peut-être aurait-elle mis en avant d'autres priorités? Se battre pour obtenir de l'Etat l'autorisation de mourir, certains en parlent comme de la "dernière liberté"*. Mais qu'ont-ils besoin de la bénédiction étatique ? Dans ce domaine, le suicide reste toujours un libre recours, auquel Chantal Sébire n'a d'ailleurs pas manqué de faire appel après le rejet de sa demande. Bien sûr, les choses ne sont pas si simples pour celui qui ne peut même plus se donner la mort comme le jeune paraplégique Vincent Humbert qui avait écrit en son temps une lettre touchante au président de la république. Pour de tels cas, il faudrait au moins dépénaliser l'euthanasie active. Ce qui nous amène à la question de la loi.

 

Que peut la loi si elle veut établir une norme dans un domaine où chaque cas est par définition particulier, relève uniquement de la conscience et de la conception de la vie qu'on s'est faite ?  la porte des ténèbres (33/32) en connaissance suffisante de cause. Que les regrets du spectre ne fassent pas que s'ajouter à ses tourmentsavalée la cendre, le cri (est tout ce qui) reste (à l’homme perdu) (XL/12). Tandis que celui qui devient le frère, qui boit l’Eau Grasse, survole haut la fosse (XXII/11).

L'autopsie effectuée sur Chantal Sébire morte n'a aucun sens sur le plan existentiel, elle n'est que la manifestation d'un système vexé qui voudrait par la fouille honteuse du cadavre faire semblant d'avoir une emprise sur l'au-delà. C'est l'intérêt de ce débat sur l'euthanasie que de nous faire réfléchir sur l'insignifiance du système face à la mort et, du même coup, de relativiser son rôle sur la vie. Si nous devons être tout puissants sur notre mort, que ne le sommes-nous d'abord sur notre vie ? Ceux qui revendiquent de pouvoir "mourir dans la dignité" pressentent sans doute quelque chose de cet ordre. On nous aura volé nos vies, que nos morts nous appartiennent au moins! Cette notion de "dignité", peu explicite car fort relative, ne concentre-t-elle pas l'aveu implicite que l'homme est autre chose qu'un simple assemblage de cellules ? Que chacun est responsable de sa mort comme il l'est de sa vie et que ce n'est pas au système, à l'instar des autorités religieuses d'autrefois, de définir "le bien mourir". Pas plus d'ailleurs que le bien vivre. Mais qu'au moins chacun choisisse de franchir (36/23)

car,Oui, tous devraient savoir qu'ils peuvent s'engendrer en une autre vie infinie (17/03). Sans cette connaissance, tout débat aux limites de l'existence humaine, celui sur l'euthanasie comme tant d'autres, reste enfermé dans le bruit lourd de la chair (XXXIX/2).


Nicodème.

 

(1) Pour une présentation générale de la Révélation d'Arès: http://michelpotay.info/Revelation_Ares_bienvenue.html

 
 

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 10:36

152805253-marie-george-buffet-guy-moquet-symbole-d-une-resistance-qu.jpgune bonne occasion

d'éveiller les jeunes générations à vaincre la barbarie

toujours présente en nous.

 

Ce lundi 22 octobre au matin le gouvernement enjoint fortement aux enseignants de lire la lettre de Guy Môcquet en commémoration de l'exécution par le gouvernement de Vichy de ce jeune résistant communiste le 22 octobre 1941. Cette lecture fait écho à l'engagement pris le 16 mai dernier par le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa visite au mémorial de Châteaubriant, à savoir que « sa première décision de président » serait de demander que la lettre d'adieu de Guy Môquet « soit lue à tous les lycéens de France le 22 octobre ». Une brochure de l'Education nationale à l'appui, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos précise dans le bulletin officiel du 30 août 2007, que «dans les classes, la lecture de la dernière lettre que Guy Môquet adressa à sa famille le 22 octobre 1941 s'insérera au sein d'une réflexion sur l'engagement des jeunes qui firent le choix de la résistance et sur les valeurs de fraternité, de justice et de liberté".

Des enseignants ne sont pas d'accord, ils considèrent qu'ils n'ont pas à "instrumentaliser l'histoire". Entre autres syndicats, le SNES (syndicat national des enseignants de second degré, majoritaire) précise : "Nous ne 'boycottons' ni la mémoire de Guy Môquet ni celle de la Résistance", mais "notre travail d'enseignant n'a rien à voir avec une démarche qui vise à susciter l'émotion sans distance critique, sans replacer un témoignage, aussi poignant soit-il, dans son contexte historique (...) Or, la lettre de Guy Môquet (...) ne dit rien de son engagement, elle n'évoque que son amour de la patrie, de ses parents, de sa famille et son sens du devoir".

Au-delà des réactions partisanes - disons anti-sarkozystes de principe -, on peut comprendre la réticence de ces enseignants. Après la polémique occasionnée par une loi sur les aspects positifs de la colonisation, et bien d'autres avant elle interdisant de revisiter l'histoire, ne va t-on pas une fois de plus, dans une officialisation de la pensée, vers un "historiquement correct" ? Est-ce au pouvoir de décider pour tous comment nous devons considérer l'histoire, du bien et du mal, de la République ? Chaque homme n'est-il pas, par nature spirituelle, le déterminant absolu de sa liberté, l'auteur de son destin quand il le choisit et le créateur de ses propres valeurs ? Est-ce à l'Etat de dicter sa loi aux consciences alors même que la loi de 1905 séparant les Eglises de l'Etat implique qu'il n'a pas à se mêler de ces choses-là ? N'est-ce pas le sens même de la laïcité ? Rien à voir diront certains. Il s'agit de la Résistance, haut symbole de la République. Incontestable donc. Mais alors, pourquoi ne pas porter l'accent lors de la lecture de cette lettre sur les égarements possibles de la République qui peut donner naissance à un pouvoir indigne? Un gouvernement de Vichy par exemple, ce que tout pouvoir en démocratie peut un jour devenir ? Qu'à ce pouvoir officiel auquel il fallait obéir et se soumettre aux Allemands ne s'opposait alors que la force de conviction opposée des résistants largement minoritaires dans le pays ? Exactement comme aujourd'hui, certains croyants, partisans d'une vie spirituelle libre, sans religion inféodant, c'est-à-dire croyant au pouvoir du Bien et de l'Amour ranimés par l’homme individuel - les Pèlerins d'Arès par exemple -, résistent par la seule force de leur foi, de leur conscience, de leurs actions et de leur exemple, à l’inertie et aux idées et actes du monde, qui dans leur conscience leur paraissent préjudiciable. Ce qui fait d’eux des insurgeants qui, bien que pacifiques s’opposent dans l’esprit à toutes formes de domination.  Au reste, dans le registre des lettres émouvantes écrites dans des circonstances dramatiques, l'histoire nous offre l'embarras du choix, elles sont légion. Ne serait-ce que celles qu'envoyaient les poilus à leur famille pendant la guerre de 14-18. Quatre millions de morts en France. Pourquoi ? On ne sait même pas les causes profondes de cette guerre absurde. La patrie? L'honneur? La revanche ? Des mots qui ont fait couler les larmes et le sang. Le nationalisme est un sectarisme sans concession. Pas de quoi pavoiser pour la République. On peut donc comprendre le refus de certains enseignants. Pourtant, nous trouvons dommage qu'ils ne se servent pas de l'occasion pour enseigner de plus haut, de plus loin, en décalage avec les attendus de conscience civique et républicaine. La fraternité, disait le ministre, alors oui parlons de fraternité.

 Mais avant de continuer, qu'est-ce que la lettre de Guy Môcquet ? Rappelons le contexte. Le commandant allemand des troupes d'occupation de la Loire-inférieure avait été abattu par des communistes. Pour le sang de ce haut dignitaire, le gouvernement de collaboration de Pétain ne pouvait pas moins faire qu'exécuter en retour cinquante otages français tirés des camps de prisonniers, mais attention, pas n'importe quels français, des "mauvais" français, des communistes donc, « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français » comme le précisa Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur de l'époque. Ouvrons ici une parenthèse, notons que le regard porté sur d'anciens proscrits comme les communistes a changé au point qu'aujourd'hui c'est un homme politique de droite, Nicolas Sarkozy, qui favorise sous la bannière des martyrs républicains leur légende, se proposant même de lire en commun la fameuse Lettre avec Marie-Georges Buffet, actuelle secrétaire générale du PCF! N'y aurait-il pas là pour des profs un peu ouverts matière à tirer des leçons profitables sur l'évolution des mentalités, la relativité des positions d'un moment, et en dégager une espérance pour toute minorité active ? Mais fermons la parenthèse et continuons, des communistes originaires de la région sont choisis à Nantes, à Paris et à Châteaubriant, ville où ils seront 27 à tomber sous les balles en refusant qu'on leur bande les yeux et en criant « Vive la France ! ». Parmi ces derniers, Guy Môcquet, un gamin de 17 ans et demi. On raconte qu'il s'évanouit avant son exécution et qu'on le tua dans cet état, soutenu par les plus âgés.

Que dit la lettre de Guy Môcquet ?

 

« Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime

Guy »

Emouvant certes, presque insoutenable quand on pense que des hommes sont capables d'abréger froidement une vie d'enfant mais aussi et même plus encore, celle de 49 autres hommes mûrs - et pères de famille pour la plupart, une mort sans doute plus lourde de conséquences que celle d'un jeune homme - pour faire payer l'exécution d'un seul chef. Que dit-elle cette lettre ? Politiquement, rien. Rien sur son combat, rien sur la Résistance. C'est que ses propres convictions n'avaient sans doute pas eu le temps de mûrir et s'affirmer, Guy les avaient donc reçues de son père, militant communiste convaincu, comme c'est souvent le cas à cet âge-là. C'est donc des mots simples et touchants qu'un gamin qui quitte trop tôt et injustement ce monde adresse aux siens. Il espère seulement que "sa mort servira". Elle a servi un juste combat contre l'oppression nazie certes mais aujourd'hui si son souvenir ne se dissout pas dans les méandres des idées partisanes, elle pourrait servir à dénoncer toute barbarie, celle des bourreaux comme celle des victimes, qui couve toujours en tout homme, même aujourd’hui. Et donc en appeler souterrainement à  son antidote: l'amour du prochain.

Mais que vise le gouvernement actuel par cette lecture ? Qu'on se convainque que le gouvernement de Vichy, une manifestation de la république, était composé de gens indignes ? Qu'aujourd'hui puisque la République a fait son mea culpa, elle s'absout définitivement de ce genre de dérapage? Que Guy Môcquet était un brave petit français qui a démontré son grand patriotisme ? Sous-entendu : ados d'aujourd'hui qui ne croyez plus en rien, prenez-en de la graine! Etc. Sans doute un peu de tout ça. On doute cependant qu'on puisse parler aisément de fraternité dans un contexte de guerre civile, où les divergences se réglaient devant le peloton d'exécution. Les tenants et aboutissants dans ce projet de lecture restent donc confus, ils doivent ressortir davantage de l'illumination du "trait de génie" politique de l'actuel chef de l'Etat - ériger un symbole républicain "incontestable" (pas tant que ça en fait) et touchant, susceptible de faire l'unanimité, jeune de surcroît, par lequel on transcendera les générations et les clans politiques - que d'une réflexion mûrie. Il y a de l'impulsivité dans tout ça.

Mais au-delà de notre appréciation, une remarque s'impose : c'est que la République commence à ressentir à nouveau le besoin de symboles forts, de martyrs, de légendes mêmes. Bref, la République dévoile son substrat religieux. Les lois et les institutions ne parviennent pas à unir les hommes, les faire participer à un projet. Tous les discours convenus, ressassés sont incapables de nous enthousiasmer, de nous entraîner vers de nouvelles conquêtes, de relancer le goût de vivre, de se dépasser, le désir de faire corps et âme avec les autres. C'est ce qu'a ressenti vraisemblablement le Président de la République qui voudrait sincèrement, croyons-nous, à l'instar de son adversaire socialiste qui, elle, voulait réhabiliter le drapeau tricolore, nous entraîner vers une société plus confiante et plus solidaire mais qui ne dispose pour cela que des moyens pauvres et secs de l'Etat : Une mer sans rive où l'on ne pêche plus la vie (RA I,10 ).

L'émotion à elle seule porte-t-elle une quelconque vertu ? Aucune. Elle peut être un début, une introduction mais si on en reste qu’à ce stade, en cédant à l'émotion, on cède seulement à la mode people. Pleurer ensemble rassemble mais s’avère au regard de l’histoire constituer un préambule qui dure indéfiniment sans entraîner à la conquête,  au dépassement et à la tension profonde vers le bien. Une sorte de fête de héres (R.A.XXXV/5) qui n’enfante pratiquement pas de héros vertueux.  Bernard Laporte qui, par zèle pro élyséen mal placé, crut avoir une bonne idée en faisant lire à ses joueurs cette lettre juste avant la rencontre du match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby France- Argentine, en fit l'amère expérience avec la défaite à la clé (remarquons cependant qu'il n'y avait pas besoin de ça pour perdre). Pour plomber l'ambiance... Cette lettre n'a donc pas le pouvoir magique de resserrer les liens de la nation. Rien n'empêche l'enseignant de replacer cette lettre dans son contexte et de  l'assortir d'un commentaire . N'est-ce pas l'occasion en effet de dénoncer la barbarie ? Toute barbarie. De cette lettre simple et touchante écrite dans des circonstances tragiques ne peut-on extraire un petit jus spirituel ? Pas seulement la dénonciation convenue de la barbarie nazie et de la collaboration mais celle de tout système quel qu'il soit dont procède la mort de ce jeune homme et des 49 autres fusillés avec lui, mais aussi celle de tous ceux tombés au champ d'horreur - de grâce ne parlons pas avec légèreté d'honneur - ces années-là, mais tellement d'autres avant et combien d'autres encore après? Le "plus jamais ça" que voudrait symboliser tous les monuments aux morts dont la fumée des guerres a cuit la brique pour la pile (RA XV,5 ) - n'est qu'une hypocrisie du monde qui se donne bonne conscience à peu de frais, parce que le système choisira toujours de sacrifier quelques jeunes hommes si ses intérêts sont en jeu. Voyez les USA qui ont envoyé au casse-pipe, au nom du patriotisme américain, sous l'étendard de l'antiterrorisme des dizaines de milliers de jeunes qui ne savaient même pas où situer l'Irak sur une carte. Ne croyons pas davantage que son assassinat par le système politique de l'époque transforme Guy Môcquet en saint de la République. Sans doute avait-il raison de s'engager comme résistant face à l'intolérable idéologie nazie mais rappelons aux générations à venir (RA 22/3) que les communistes n'en firent le choix que relativement tard puisque Staline avait commencé par faire alliance avec Hitler. Enfin, les communistes n'hésitaient pas plus que les autres à fusiller les leurs s'ils étaient soupçonnés de trahison. Le pouvoir communiste en URSS fit des millions de morts, le pouvoir communiste en France n'aurait pas fait mieux au nom de ses idéaux s'il avait vaincu et Guy Môcquet serait peut-être devenu un tortionnaire. Ce que nous fait réaliser ce film de K. Loach, Le vent se lève, où durant la guerre d'Irlande, un des leaders en vient à faire fusiller son propre frère de sang, pourtant partisan comme lui de l'Irlande libre, au nom d'une raison d'Etat toute neuve devenue irlandaise. Au fond, si les hommes avaient mieux compris leur lien de parenté avec le Père de l'Univers, tout homme qui en fait fusiller un autre n'exécute-t-il pas toujours son propre frère ?

Avec la Révélation d'Arès, nous savons désormais que la sortie de la barbarie n'est pas dans la démocratie et ses lois, dans la République, ses institutions et ses symboles, même si nous devons faire avec malgré tout aujourd’hui et peut être encore longtemps. Nous ne sommes pas plus civilisés que les Egyptiens et les Grecs anciens ou les gens du Moyen-âge, et que la non-barbarie, celle qui nous débarrassera du mal chronique dont souffre l'humanité ne viendra que d'un processus individuel qui engage tout l'homme et tous les hommes, et que nous  appelons pénitence. Pénitence, cela ne veut pas dire contrition ou remords sur ses fautes, mais volonté de se recréer, de renoncer effectivement au mal sous toutes ses formes, ici et maintenant, au quotidien, pour le transmuter en bonheur choisi, par le pardon et l'amour du prochain, et d'en transmettre l'envie, le goût et l'espérance active aux générations qui suivront. Alors là oui, comme support de cette espérance tendue vers l'avenir, la lecture de la lettre de Guy prendrait une certaine valeur.

Nicodème.

 

 

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 20:57
 
 
 
 

J’ai pleuré à la fin.

 

Permettez-nous en la circonstance de redorer le blason de cette formule galvaudée pour dire en peu de mots qu’un film nous a touché. On sait bien que l’émotion n’est pas forcément un gage de qualité on peut pleurer par sensiblerie. Mais ce n’est pas le cas du vieux bonhomme qui vous parle. Pris dans l’étau de la vie spirituelle et du bombardement médiatique, il ne pleure plus que du fond de l’être, comme un cri ou un chant, en quelque sorte par identité de destin avec l’humaine créature.

 

L’objet principal du film c’est le cœur de l’homme changeant vers le Bien. C’est très rare. Le scénario est entièrement construit autour de ce centre invisible permettant ainsi d’en révéler par strates successives la lente évolution.

 

L’histoire commence dans l’ex - RDA au début des années 1980 et se termine dans l’Allemagne réunifiée quand les archives de la Stasi, trop fameuse police politique est-allemande, seront ouvertes au public. L’ agent secret Wiesler, officier de cette police, est chargée de surveiller un écrivain suspecté de collusion avec l’Ouest. En réalité c’est un peu plus compliqué parce que l’intellectuel, auteur dramatique reconnu, cautionne plutôt le régime communiste sans adhérer au Parti, mais un personnage haut placé, du Parti (Ministre de la Culture) voulant s’approprier sa compagne comédienne, avec laquelle il a engagé par chantage une liaison, désire trouver quelque chose sur son compte pour s’en débarrasser. L’appartement de l’écrivain est truffé de micros reliés à la cave où une surveillance attentive s’engage 24 H / 24. Voilà le cadre posé : le communisme allemand et ses services secrets en personnification outrée de n’importe quel système politique face au citoyen créatif, transi sous la patte (XLV/6) du système, inconscient d’être épié, contrôlé, littéralement policé 24 H / 24, personnifiant n’importe quel homme existentiellement engagé au monde.

 


 

Dès lors, l’enjeu de l’enquête va progressivement glisser de ce qui pourrait n’être qu’une banale intrigue polico - policière sur fond historique à une sorte de radiographie en profondeur du surveillant principal, encore rehaussée par le jeu neutre de l’acteur (magnifique Thomas Thieme), arborant le visage impassible des fonctionnaires serviles dévoués au régime. Aucun danger de complaisance pour les ennemis du système ! annonce clairement le visage sévère de ce personnage à la vie terne. Pourtant, sous son masque, bat le cœur d’un être sensible, d’un homme tout simplement, qui va petit à petit se prendre d’empathie pour celui qu’il surveille au point d’intervenir dans sa vie et, pour finir, désobéir aux ordres pour le protéger des griffes du régime alors même que celui-ci est devenu un vrai dissident. L’enquête n’est alors plus du tout où l’histoire la raconte. L’observateur devient objet d’observation, le spectateur accède au rôle actif d’enquêteur principal comme s’il avait placé lui-même micros et caméra dans la vie intérieure de cet homme.

 


 

Laissons au spectateur le soin de découvrir dans son entier ce film magnifique qui renoue d’une façon totalement moderne avec les grands drames qui s’attachaient à dévoiler le cœur humain, mais sans pathos inutile, à la manière d’une démonstration mathématique. Le public ne s’y est pas trompé qui lui réserve un excellent accueil, non plus que la profession  qui lui a accordé plusieurs récompenses dont l’Oscar du meilleur film étranger .

 


 

Il nous démontre de manière magistrale que tout homme, même à la solde du système le plus implacable, conserve sa liberté de suivre ou de ne pas suivre ce qu’on attend de lui, qu’il possède toujours une potentialité d’insurgeance pour la justice et l’amour de l’autre, contre le conditionnement d’un système dont les intérêts s’identifient finalement avec le péché de ses maîtres, ici adultère, spoliation, domination. Et au fond, au delà des grands principes de justice sociale, d’égalité et de liberté invoqués, n’est-ce pas ce que tout système réalise ? N’incarne-t-il pas toujours incarne la vanité de ses maîtres ? Et, n’ayons pas peur d’aller au-delà de ce qu’aura sans doute voulu dire le réalisateur : y compris les systèmes démocratiques.

 

Ce qui change vraiment le cours des choses ? Ne craignons pas de l’affirmer en ces temps d’élections, ce ne sont pas les réformes du système, quel qu’il soit, mais la conscience de tout homme quand elle s’ouvre aux autres, à l’amour, au pardon, au partage… et les choix qui en résultent dans nos existences.

 


 

Nicodème

 

*Un film de Florian Henckel von Donnersmarck

Les références en italiques sont extraites de la Révélation d'Arès. Les chiffres romains sont issus de la partie intitulée "Le Livre" et les chiffres classiques renvoient aux veillées et versets de ces veillées qui forment la première partie de la Révélation d'Arès.

 

 


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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 12:48


Ce matin, je repense au titre d'un magazine aperçu dans un kiosque à journaux : qu'est-ce que la mort ? Ou quelque chose comme cela. Ce matin, je pense à ces morts de la guerre, au papa d'une de mes soeurs parti récemment, à un de mes frères qui va mourir bientôt, à cette petite fille rencontrée dans mon boulot et dont le motif de son séjour dans mon service est « fin de vie ». Mes pensées commençaient à s'envoler de çi de là , quand une interrogation vint frapper mon esprit : Ce sujet de la mort et tous les questionnements sur la vie auquel il renvoie est extrêmement intéressant à creuser, mais pour toi, là maintenant, la seule mort qui devrait te préoccuper encore plus, c'est la mort de ta vieille personne, celle que tu ne veux plus être, la mort de celle qui se croit au dessus des autres et qui, au lieu de leur parler, de les aimer en frère ou soeur, préfère parfois se taire avec dédain. La mort de celle qui n'aime pas assez tous les hommes, la mort de celle qui se laisse aller à ses sautes d'humeur, la mort de celle qui emprunte la voie des explications intello avant de prendre le regard intérieur, l'oeil spirituel. Je sais qu'au bout de ces  « petites morts », ce n'est pas « rien » qui restera. Ce sera au contraire moi, un moi plus vrai que le moi formatée par la personne social, un moi qui aura rajouté des facettes supplémentaires à son être, dont l'angle de vue pourra embrasser n'importe quelle latitude, pourra comprendre et aimer l'autre. Au moment où le cadavre de cet être sera mis dans la fosse, il pourra peut être après un laps de temps dont nous ignorons la grandeur, survoler haut cette fosse. Ce que j'aurai voulu être, ce que je serai devenue en faisant ma vie tendue, collée au bien, fera qu'il ne restera pas « rien » , mais que l'âme que j'aurai construite continuera d'oeuvrer, d'aimer, d'aider, de vivre.
Ce matin, je repense au titre d'un magazine aperçu dans un kiosque à journaux : qu'est-ce que la mort ? Ou quelque chose comme cela. Ce matin, je pense à ces morts de la guerre, au papa d'une de mes soeurs parti récemment, à un de mes frères qui va mourir bientôt, à cette petite fille rencontrée dans mon boulot et dont le motif de son séjour dans mon service est « fin de vie ». Mes pensées commençaient à s'envoler de çi de là , quand une interrogation vint frapper mon esprit : Ce sujet de la mort et tous les questionnements sur la vie auquel il renvoie est extrêmement intéressant à creuser, mais pour toi, là maintenant, la seule mort qui devrait te préoccuper encore plus, c'est la mort de ta vieille personne, celle que tu ne veux plus être, la mort de celle qui se croit au dessus des autres et qui, au lieu de leur parler, de les aimer en frère ou soeur, préfère parfois se taire avec dédain. La mort de celle qui n'aime pas assez les hommes, la mort de celle qui se laisse aller à ses sautes d'humeur, la mort de celle qui emprunte la voie des explications intello avant de prendre le regard intérieur, l'oeil spirituel. Je sais qu'au bout de ces  « petites morts », ce n'est pas « rien » qui restera. Ce sera au contraire moi, un moi plus vrai que le moi formatée par la personne social, un moi qui aura rajouté des facettes supplémentaires à son être, dont l'angle de vue pourra embrasser n'importe quelle latitude, pourra comprendre et aimer l'autre. Au moment où le cadavre de cet être sera mis dans , il pourra peut être après un laps de temps dont nous ignorons la grandeur, survoler haut cette fosse. Ce que j'aurai voulu être, ce que je serai devenue en faisant ma vie tendue, collée au bien, fera qu'il ne restera pas « rien » , mais que l'âme que j'aurai construite continuera doeuvrer, d'aimer, d'aider, de vivre.
Catherine V.
Les mots en italiques sont extraits de la Révélation d'Arès.
Illustration: Pauline

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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 22:37

 

 

 

Au temps de Shlomo (Salomon), deux femmes se sont disputé le même enfant. Shlomo possédait la sagesse divine qui lui permit de trouver la solution. Mais une seule des deux femmes avait la légitimité sur l’enfant.

 

De nos jours, deux nations se disputent un même pays. L’une d’elle y vit depuis quatorze siècles. L’autre y a vécu pendant des siècles il y a longtemps et y est revenue récemment. Chacune a sa légitimité.

 

D’où viendra la sagesse qui permettra de trouver une solution ?

 

De l’épuisement des belligérants ? De trop de souffrances accumulées ? D’un message divin ? Mais Israël n’a plus de prophète depuis longtemps. Et l’on ne voit pas qui dans l’immédiat pourrait reprendre le flambeau de la Paix dans une région traversée par tant de passions et de violences. Pourtant un message prophétique de Paix existe : la Révélation d’Arès. Peut-être en avez vous déjà  eu connaissance.

 

Le Créateur constate amèrement que, malgré sa parole livrée au cours des millénaires, Il n’est plus écouté. Le bruit L’a remplacé dans Yërouch’lim (Jérusalem dont les murs pleurent).

Ses propres mots sont : Je parle (depuis) mille (et) mille ans ; l’oreille se ferme.

 

                                    Yërouch’lim ne tient pas dans Ma Main ; le bruit (M’a remplacé) dans Yërouch’lim. (Révélation d’Arès XLVII/1-2) Pour se faire entendre le Créateur a parlé en France en 1974 et 1977 à Arès en Gironde. Il

 

pleure de voir ses enfants s’entre-tuer, chacun d’eux invoquant son secours, se disant légitime et se désignant mutuellement comme impie, injuste, cruel :

 

(Ils) appellent : “ Al ! ” ; l’œil voit l’œil, (chacun se croit) dans Mon Eau (et crie) : “ Mauvais (pour) mauvais ! ”

 

(XXV/3)

 

Grande nouveauté dans un message révélé : Le Créateur préfère même que l’équité s’établisse sans son nom, plutôt qu’en son nom règne ce qu’il a en horreur (28/11). Il appelle une nouvelle fois l’humanité à arrêter la vengeance sans fin, à changer l’histoire.

 

L’homme qui a reçu le message du Père de l’univers à Arès, frère Michel, a écrit dernièrement à propos de la Palestine  : “ C’est bien plus qu’un conflit politique, c’est un conflit primal. Il s’agit pour l’Arabe comme pour le Juif de naître ou d’être mort-né, car Israël n’est pas encore vraiment né et la Palestine est avide de renaître… à moins d’accepter d’être jumeaux. Faut-il démontrer l’immense difficulté d’une telle acceptation? Il faudra quand même en arriver là. Le Hamas, espérons-le, ne cherche pas vraiment la destruction d'Israël, mais il cherche au minimum à retrouver les biens matériels et politiques perdus, autrement dit, d'une certaine façon un partage équitable du territoire et de sa destinée ”

 

Il a ajouté : “ Comment ne pas penser aux mots du Père : Les nations reviendront vers Moi (Révélation d'Arès 28/21), c'est-à-dire, disparaîtront comme divisions religieuses et politiques pour ne plus former qu'un seul peuple, Mon Peuple ? ! Comment ne pas penser à l'unique Voie que le Père montre à tous : la pénitence (c’est à dire le changement de soi en bien), pour arriver à l'amour, au pardon, à la paix, aux solutions intelligentes, qui chasseront le mal de la planète ? Le mal naquit du projet — le système — que le peuple d'Adam en créatures libres fabriqua et a depuis lors opposé au plan de son Créateur (Révélation d'Arès 2/1-5). À cause de ça, l'homme passa de l'immortalité à la mortalité (la fosse 2/1), quoique bénéficiant longtemps d'une grande longévité — Métushelah (Mathusalem) vécut 969 ans (Genèse 5/27) —. L'homme n'en profita malheureusement pas pour retourner en Éden. Sa longévité se réduisit au fur et à mesure que s'étendit le mal et aujourd'hui la vie d'un homme ne lui permet plus de résoudre d'une seule opération les terribles problèmes que le mal a engendrés. C'est pourquoi quatre générations ne suffiront pas (24/2) pour retrouver le chemin d'Éden, la Voie. La solution reste possible, néanmoins. Peut-être la démonstration quasi caricaturale du mal et des malheurs qu'il engendre actuellement au Moyen Orient aidera-t-elle l'humanité à entendre la Révélation d'Arès et à commencer de l'accomplir. (...) En 2006, la rage s'est répandue partout au Moyen Orient, la folie y semble irrésistible. Du pied à la tête plus rien n'est sain (Isaïe 1/6) et seule l'extrême douleur fera entendre raison aux hommes enragés. S'il est un lieu où l'homme doit changer, mais où il est plus incapable que jamais de changer, c'est bien celui-là. Je pleure. ”

Déjà en 1977, Dieu s’était adressé à cet homme, Michel Potay, et lui avait demandé de transmettre un message de paix au président d’Égypte, à l’époque Anouar el-Sadate. L’ambassade d’Égypte en France avait accusé réception. Cette lettre a été plus prophétique que décisive car il semble que le projet d’ouvrir une conférence de paix avec Israël avait longtemps mûri dans le cœur du chef d’état égyptien. Le 9 novembre, Anouar el-Sadate avait annoncé au premier ministre israélien Menahem Beghin son intention de le rencontrer. Le 19 novembre, les termes d’un traité de paix avaient été définitivement convenus entre Israël et l’Égypte. Ce fut un épisode dans l’établissement de la paix que Dieu souhaite. Non la paix des pouvoirs humains, entachée d’arrière-pensées, de calculs et d’intérêts communautaristes, mais la seule paix durable, celle qui naît dans le cœur des hommes et s’y enracine.

 

L’appel sera-t-il entendu aujourd’hui ?

 

Nous sommes des croyants inspirés par le message d’Arès. Nous sommes des hommes et des femmes ordinaires et nous pleurons sur les malheurs du Proche-Orient comme nous pleurons sur tous les malheurs que l’humanité continue de s’infliger à elle-même.

 

                                                                                                          Solon, Lolo et Christophe.

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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 16:28

Pour qui la terre.... promise?

 

<< AFP-news jeudi 13 juillet 06 : Destructions et morts à Gaza que l’armée israélienne occupe et bombarde.

Destructions et morts au Liban maintenant (à nouveau)…

"La guerre", "Déclaration de guerre", titraient ce matin les deux plus grands journaux d’Israël, Yedioth Aharonot et Maariv. >>

 
J’interviens aujourd’hui parce que comme Français, fils de la génération d’Européens qui a vécu le nazisme et l’extermination organisée de parties entières de l’humanité, dont les Juifs d’Europe, Je me sens complètement responsable des choix nés de cette guerre, où les Juifs ayant été exterminés, les Européens ont décidé de reloger en Palestine tous les survivants juifs qui voulaient s'y rassembler, en y créant un Etat de toutes pièces, en opposition ou en séparation des habitants de cette région, déjà sous domination politique européenne, responsable de ces choix politiques et de leurs conséquences.

J'ose écrire ici que le problème de l'entente entre Israéliens et Palestiniens est aggravé du fait de la création des "états". Depuis 1947 et la résolution par l'ONU de création de deux états (un juif et un palestinien) dans la région, résolution jamais encore totalement appliquée puisque seul Israël existe de facto, les conflits se sont intensifiés.

 Je suis persuadé qu'au lieu de proposer de "reloger" les juifs de la diaspora dans un nouvel Etat reprenant les traces historiques contestés des anciens royaumes de Juda et d'Israël, au lieu d'agir ainsi de façon autoritaire et intellectuelle, des sages auraient aidé les Juifs qui le voulaient à s'installer en Palestine, l'histoire se serait remise en marche au point où l'Exode des Hébreux a échoué dans des guerres "fratricides" en Canaan (non seulement tous les hommes sont frères depuis Adam, mais les Juifs fils d'Israël et d'Isaac, sont frères des Arabes, fils d'Ismaël, frère d'Isaac). Ils ont tous Abraham et ses fils comme parents au sanctuaire d'Hébron, et la communauté internationale (ou plutôt des sages de ce monde) aurait dû favoriser la rencontre des ces frères sur les terres de la révélation biblique et coranique.

 Je dis cela non sans raison, en me basant sur le fait que depuis des centaines d'années, nombreux sont les Juifs et les Arabes qui se sont mariés et ont fondé des familles ou des entreprises communes. Il y a bien un village en Israël (Neve-Shalom/WahatAlSalam) qui vit le partage des cultures et des langues de ces peuples, mais il ne reconnaît pas que ces peuples sont issus de la même Parole, du même Créateur.

 La religion, la politique, tout ce qui structure les pays, édicte les lois et trace les frontières, a aggravé ou même rendu impossible aujourd'hui l'entente entre les frères de Canaan.

A partir de la Révélation d’Arès et ses éclaircissements sur l’enseignement du Père jusqu’à nos jours, nous pouvons appeler tous ces frères à refaire une lecture complète de l'Ecriture et de l'histoire, dans le sens de l'amour sans frontière auquel appelait un certain Jésus au moment même où les Juifs allaient partir en diaspora et les chrétiens se retrouver les héritiers d'un message, d’une parole qui n'est pas encore accomplie...

 La Révélation d'Arès vient confirmer l'appel à l'amour et à la libération, rassembler tous les fils d'Adam, faisant d'eux tous des princes quand ils vivent selon la Parole (Révélation d’Arès 3/9). Merci de rappeler la Parole, de la proclamer partout, en tout lieu, en tout temps, l'homme l'a trop oubliée et a surtout trop oublié de la vivre car en fait le but même de se rappeler la Parole c'est de souvenir qu'elle n'est rien si elle n'est pas vécue.

Aujourd’hui, il est temps de ne pas reproduire l’histoire, et ses vengeances sans fin, ni de retourner en arrière, ni de construire des rêves basés sur des « si » qui cachent notre nuit de faiblesse, de manque de réelle grandeur humaine et spirituelle. Il est temps de changer de façon de voir et de façon de faire. Aujourd'hui, il est temps de comprendre que nous pouvons nous comporter progressivement sans recourir au "roi" de Samuel (Samuel I/8 dans la bible, ou rois, blanc ou noir, religions ou politiques dans la Révélation d’Arès) et aux Etats comme nous nous y empêtrons au lieu de travailler patiemment à réfléchir sur la Parole unique et travailler quotidiennement à l'accomplir dans le dépassement des visions partisanes.

Je souligne seulement que nous pouvons dès maintenant soutenir tout ce qui unit les différentes cultures dans les familles et les entreprises sur les bases de l'amour et de l'intelligence spirituels.

 Dans l’espérance, avec tous ceux qui travaillent à ce changement, à commencer en soi-même.

de tout coeur,

bernloub

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