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Ce qui élève l'âme

Vous trouverez ici des textes en prise avec l'actualité. Les rédacteurs s'inspirent de la Révélation d'Arès* pour essayer d'en donner un éclairage spirituel donc non polémique. Les pensées et réflexions sont celles du moment. De fait ce blog se lit comme on lirait un carnet de bord d'un créateur ou chercheur d'âme.

Merci de respecter un état d'esprit cordial si vous voulez faire  vos commentaires.

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Bonne lecture

* Pour une information sur ce livre cliquez sur ce lien:  http://michelpotay.info/index.html

22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 05:13

L'huître si savoureuse, que l'on déguste avec un petit blanc sec de nos coteaux ou avec une giclée de citron qui la fait gesticuler dans sa coquille ou encore avec du vinaigre et des échalotes, l'huître une fois de plus se retrouve  mise au banc des accusés, coupable d'héberger une dangereuse toxine. Ce petit mollusque vert qui, allez savoir pourquoi, fait penser chez certaines personnes à un gros glaviot. Le mollusque donc, aurait, notez le conditionnel, causé la mort de 2 personnes. Pour cette raison la préfecture de Gironde en fit interdire la commercialisation le 31 août. En fin de semaine dernière, le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, avait toutefois indiqué que «l'huître est hors de cause» dans la mort d'un des deux patients.

Pour l'histoire, l'Ostrea edulis nom charmant de l'huître plate du bassin d'Arcachon fut décimé en 1920, remplacé par la Crassostrea angulata portugaise, elle aussi remplacée par la Crassostrea gigas huître creuse japonaise dans les années 1970 (1). Donc, l'huître du bassin est actuellement encore soumise à enquête sanitaire. Aucune preuve avérée ne fut donnée sinon  celle qu'apporta une souris. Non les souris ne dégustent pas d'ordinaire les huîtres. Mais là c'est pour la bonne cause. Un test dit « biologique » reconnu au plan international, est le seul autorisé pour le moment par l'Union européenne indique le ministère de l'Agriculture. Ce test consiste à injecter dans le petit rongeur une solution d'huître prélevée, si la souris meurt dans les 24 heures, eh bien on connait la suite.

Mais début août il y eut un « faux positif » dans les résultats des tests, la souris témoin n'était pas valide. Eh oui la souris aussi a ses faiblesses. Et c'est ainsi que, d'interdiction de vendre et consommer l'huitre, en levée d'interdiction puis en grève des producteurs, nous sommes tenus en haleine par cette histoire d'huître du bassin d'Arcachon depuis plusieurs semaines.

Histoire un peu plus rigolote comparée à celle de la vache folle en 2001 où fut décidé par le gouvernement de l'époque l'abattage de plusieurs centaines de milliers de bêtes pour quelques rares cas de mort humaine. Encore que cette affaire en Gironde doit inévitablement mettre à mal l'économie de la région.

Ce que révèle la façon émotive et ubuesque de gérer ce genre d'affaires dans une époque qui se veut très rationaliste, c'est que la raison scientifique tient encore pour une grande part de l'esprit de la pythie et ce malgré des moyens formidables. Cette prêtresse officiait à Delphes et y prononçait dans l'antiquité grecque ses oracles.

- Il y a un problème ? Coupons ce qui porte le problème ! proclame l'époque.

- Mais nous allons supprimer la vie ! s'exclament quelques voix. 

- Peu importe, il nous faut une réponse immédiate ! Action réaction ! comme dit le directeur d'école borné dans le film « Les choristes ».

Pourquoi en sommes-nous encore à ce fruste stade de perception et d'intelligence alors que paradoxalement nos connaissances et organisations semblent s'étendre à des domaines immenses ? Un principe de précaution qui frappe à peu près comme une massue sur un moucheron risquant de déclencher des effets économiques désastreux et des soucis chez des milliers d'éleveurs qui pour certains finiront peut-être en dépression, sans certitude de la cause, est pour le moins totalement disproportionné. Notre intelligence est devenue faible lumignon, dit la Révélation d'Arès* (32/5). La résolution des maux et la quête des remèdes à apporter tiendront de la guérison du bubon (bouton) et du tournoiement dans un tourniquet tant que nous ne laisserons pas la salive du Créateur entrer dans nos veines spirituelles. Patiemment et avec humilité. Celui qui entreprend de s'attaquer à sa médiocrité et à faire revenir la lucidité en lui, sans tambour ni trompettes, simplement et obstinément fait beaucoup pour changer les choses. Ce n'est pas dans l'air du temps mais c'est créateur d'une autre humanité. Celle qui verra la régénérescence de l'homme par ses profondeurs spirituelles et biologiques et qu'annonce l'homme du tubra (tubercule) et du sentier. (Révélation d'Arès XXVII, 6).

 

Arguin Sauvage.

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bassin_d'Arcachon#L.27ostr.C3.A9iculture

* Arès: petit village sur le bassin d'Arcachon où fut révélée surnaturellement la Révélation d'Arès en 1974 et 1977

 

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 10:09

La police a évacué jeudi 17 août le plus grand squat de France, un ancien bâtiment universitaire de Cachan (Val-de-Marne) occupé depuis trois ans par des centaines d'Africains.

Freeparleur revient sur cette affaire qui anime encore des débats.

On peut parfois se sentir radicalement contre certaines idées ou certains principes.

On peut être choqué de certaines attitudes. Mais n’étant ni conservateur ni révolutionnaire, animé par aucune ambition politique, ni juge, ni polémique, freeparleur ne cherche donc pas à froisser ou se venger. Seulement à faire entendre la  voix simple de la bonté et de la recherche de l’intelligence. (Révélation d’Arès 32,5).

 « Quand on a des papiers dans la république française on a des droits et des devoirs, quand on pas de papiers on a vocation à être reconduit dans son pays d’origine » martèle Nicolas Sarkozy, le ministre de l’intérieur le 13 septembre à l’assemblée nationale.

A cela José Bové indirectement répond : " La France est responsable concrètement de ce qui se passe à Cachan, mais elle est aussi responsable" du fait de "son passé colonial" et de son "attitude inacceptable" par rapport aux pays africains dont elle a "pillé les richesses".

Ces deux hommes politiques, l’un serviteur du  pouvoir l’autre prétendant, ne peuvent pas dans l'état actuel des choses, apporter de solutions à un problème qui pose la lourde question de l’équité (28,10). Pour dépasser la passion et la rage qui animent plus ou moins tous les rois noirs (politiques) ou blancs (religions) virtuels ou réels, il faudrait sereinement être en mesure de se placer à la fois  sur le plan de la raison et celui du cœur. Partir d’une toute autre perspective, notamment celle qui consiste à réduire volontairement le poids du pouvoir dans toute la sphère civile. Passer de l’ère de la raison mécanique, routinière et phraséologique à l’ère de la raison libre. Ces deux hommes ne manquent ni de cœur ni de raison. Mais leurs cœurs et raisons sont viciés par ce concept de domination qui fixe des statuts et des degrés et croit à un ordre immuable des choses, ordre reposant sur une fiction. Ordre définit par des textes ou par l’établissement de rapports de forces entre des partis citadelles antagonistes se partageant territoires et prébendes. Ce que ne voit pas la politique, c’est la prison dans laquelle tourne l’humanité déspiritualisée, ou si elle l'entrevoit, elle se garde bien de le dire. Mais d’abord qu’entendons-nous par spirituel ?  Les matériaux vitaux de l’évolution de l’homme, de l’épanouissement de la race humaine et du bonheur  sont autant à puiser dans la Mine (XXXV, 17) ressources matérielles que dans l’Eau, ressources spirituelles, et sont donc autant physiques que métaphysiques. Disons pour faire simple que sans aimer son prochain tous les problèmes resteront à terme insolubles. A Cachan comme à Gaza, à Khartoum, à L a Nouvelle Orléans ou partout ailleurs. L’amour est aussi vital à la vie que l’air et l’eau. On peut s’en priver, vivre le cœur serré et dur, simuler la bonté, opter « un jour avec, un jour sans », se donner une façade d’humanisme charitable. C’est en gros notre monde et notre état d’humanité aménageant la barbarie. Avouer qu’il faut aimer, que la seule politique raisonnable est dans l’interaction des âmes qui ouvre la voie à l’intelligence, ne parait pas sérieux pour la mentalité structurée par la culture de l’efficacité matérialiste. Le partage des richesses, comme celui de l'intelligence ne peuvent pas se faire autoritairement mais par stimulation de la conscience. La conscience d'être la chair ou le prolongement de tous les hommes. Chacun pressent la nécessité de passer à autre chose sans trop savoir comment. Il y a en France quantités d’hommes et femmes de qualité, honnêtes, dévoués ayant encore de l’enthousiasme.

La politique ne les ignore pas dans ses discours mais mime (22,9) toujours plus ou moins l’humilité et la fausse sagesse (1,3), se faisant passer pour l'indispensable intermédiaire, seul apte à diriger le pauvre peuple (26,5) qui sans ses princes seraient, on s'en doute bien totalement privé d'intelligence. Héritière d’antiques réflexes dominateurs  habiles à gouverner (22,8), la politique comme la religion hier dominante craint toujours le vent fou (25,7) de l’amour. Ce vent libérateur qui souffle régulièrement dans le monde comme un incessant appel à sortir de la prison dorée et que s’acharnent à maintenir les ambitieux portés par l’instinct d’enrégimentement. Le grand souffle vient toujours sans prévenir. La dernière fois en passant par un village inconnu : Arès, dans le Sud Ouest de la France, en 1974, Jésus, l'homme, pas le dieu incarné de la religion est revenu parler à un homme tout aussi inconnu, frère Michel. Bref  comme le voleur dans l’évangile (Luc 12,39), l'appel du prophète de l'amour vient de nouveau remettre en question certaines idées et  places fortes. Le message est assez simple au fond, quatre générations ne suffiront pas à changer le monde (28,7) et qu'il est donc temps de s'y mettre sans attendre. 

Pour revenir sur le terrain social étroitement lié au message universel d'appel à la liberté spirituelle, en creusant un peu on s’aperçoit vite que chacun souffre d’une fantastique envie de bonheur frustré, qu’aucune politique de momie (XLIX, 7) ne pourra jamais apporter. En allumant la brande (XI, 11) dans sa tête pour en brûler les préjugés et tenter de regarder l’homme son frère avec un œil neuf, déjà, les forteresses (XIX, 25) des rois irrésistiblement se lézardent. Demain elles tomberont et sur leur ruine (XXXIV, 4), les frères rebâtiront des maisons pour le bonheur de tous.  

 

Simon Lafleur.

(1) Révélation d’Arès (XI, 11). Cette image de la brande évoque les actions des hommes de bien en général, les frères au sens large, qui établiront une terre promise de vérité, d'amour et d'intelligence sur les cendres du système dominateur qui régit le monde depuis des millénaires.

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 19:49

Nous avons conscience d'ouvrir au travers de ce texte un sujet difficile et même pour certains pénible à ouvrir. Nous ne sommes ni des psychologues ni des sociologues. Nous tentons simplement de poser un regard et une réflexion dépassionnés sur un fait, qui a et continue de soulever dans nos consciences des interrogations. Nous pensons à la souffrance que les parents de Natascha on dû endurer ainsi qu’à tous les parents qui aujourd’hui encore vivent des situations similaires.

Depuis jeudi 24 août, le fait-divers de Natascha Kampush a fait la une des journaux et a ému beaucoup de gens. Cette jeune Autrichienne de 18 ans kidnappée le 02 mars 1998 sur le chemin de l'école a eu le courage d'échapper à son ravisseur Wolfgang Priklopil le 23 août après huit années de séquestration à quelques kilomètres de Vienne. Son ravisseur s'est suicidé le jour même, se jetant sous un train, geste de  désespoir certain, de peur aussi. Il avait 44 ans et aimait se faire appeler maître.. Peut être ici  aussi y a t-il tout un symbole.

Les médias écrivant sur le sujet semblent quelque peu déconcertés par le comportement de cette jeune femme qui déclare ne pas vouloir nourrir de sentiments de haine ou de rancœurs à l'égard de son ravisseur. Elle précise dans une lettre parue le 28/08 sur le site Lci, lettre adressée aux journalistes et à l'opinion mondiale: « Je suis devenue une jeune femme avec un intérêt pour la culture et consciente des besoins humains. Mon cadre de vie : ma pièce était correctement équipée. La vie quotidienne se déroulait de façon tout à fait réglée. Quant à la relation au ravisseur, il n'était pas mon maître. J'étais aussi forte que lui. Symboliquement, il m'a portée à bout de bras tout en me foulant aux pieds » Et d'ajouter:  « Il faisait partie de ma vie, c'est pourquoi d'une certaine manière je porte son deuil. » Natascha selon les dires des médias souffrirait du  syndrome de Stockholm. Cette jeune Autrichienne a vécu huit ans auprès de cet homme, partageant avec lui les travaux ménagers, la lecture, les soirées devant la télévision, des discussions etc.. » Il est donc bien compréhensible qu'un certain lien se soit créé entre eux. Peut-on lui reprocher d'avoir de l'empathie ou même de la sympathie pour cet homme ?  Cet homme l'aura en fait quasiment élevé. Comment réagirions-nous à la place de la fillette enlevée ?

Celle-ci semble avoir bien compris la prudence avec laquelle elle devra faire face dans les jours, mois et années à venir pour que les médias n'utilisent pas n'importe quel bruit qui est à côté du vrai. Dans cette même lettre Natascha y met le ton : « Message aux médias : la seule chose que la presse doit m'épargner, c'est l'éternelle calomnie, les interprétations erronées et le manque de respect à mon égard. »  Mais quelle souffrance peut pousser un homme de 36 ans à envisager un l'enlèvement,  à s'emparer d'une enfant de 10 ans ?  Une maladie mentale ? Notre égoïsme, notre individualisme collectif qui a des répercussions sur autrui dans l'univers  ne peuvent-ils pas être une des causes pouvant générer une attitude comme celle de Wolfgang Priklopil? Ce fait-divers a suscité en nous bien des questions sur la manière dont les medias transmettent l'information. Celle ci en effet n'est pas dénuée de mensonge. Et sur la façon que nous avons de les écouter qui n'est pas dénuée de jugements hâtifs. Parler du syndrome de Stockholm sans tenter de comprendre pourquoi des otages en arrivent à s'identifier à leurs ravisseurs, est-ce vraiment sage ? Quand Natascha déclare instamment: "Tout le monde veut me poser des questions intimes, mais ces questions ne concernent personne d'autre que moi. Je me sens bien au point où j'en suis actuellement", Elle invite peut être aussi chacun à entrer intimement en lui-même et à revoir les considérations que l'on peut avoir sur un tel sujet. Le ton de commisérations que prennent les média dans le traitement d'un tel fait s'accompagne la plupart du temps d'un discours qui fait l'impasse sur les aspirations profondes de l'homme et des causes réelles qui poussent à un acte comme celui ci. Tout en nous gardant bien de soutenir de quelques manières que ce soit la pédophilie, si tel est le cas ici, notre devoir est de nous interroger sur cette question au delà de l'émotion que ce phénomène soulève. Et donc aussi d'une certaine manière, sur ce qui lui est lié, à savoir la responsabilité collective, qui, de près ou de loin participe et ce inévitablement d'un tel geste. Certes, difficile sinon impossible à estimer, on peut quand même se demander ce que l'enfant incarne pour un adulte ? Car l'un des nœuds du problème est là. D'ailleurs la propension que montrent nos sociétés à vouloir hisser l'enfant comme valeur et symbole sacré en témoigne. C'est parce que l'homme s'est éloigné de sa capacité à générer et à entretenir en lui-même l'innocence ou la pureté comme force transcendante, que par compensation, il nourrit une volonté d'hyper protection à l'égard de l'enfant. Ce désir ardent de retour au Bien par les retrouvailles de l'innocence ne serait ce pas ça le véritable mobile inavoué, la quête universelle qui se retrouve chez tout humain ? La recherche de la pureté chez le pédophile, orientée dans un sens perverti, au mépris de l'enfant, n'est pas si étrangère à cette quête intime de retour au Bien qui anime l'humanité. Il faudrait regarder cela avec une grande humilité, ce qui ne veut pas dire ne pas se protéger des êtres atteints et dominés par leurs phobies et pulsions. Qui n'en a pas ? Peut être aussi Wolfgang Priklopil n'at-il jamais eu la chance d'assumer une paternité et que Natascha fut sensible à cette frustration. L'attention qu'elle a montrée à l'égard de cet homme va bien au-delà de tout ce que peut concevoir et réaliser toute institution sociale. Ce fait nous invite à voir de plus loin et plus précisément quelque chose de l'être. Ou la vie n'est-elle pas l'otage de quelque chose et de quelqu'un ? Et combien il est impossible de juger. L'enfant ne juge pas, par cette histoire pleine de grandeur, il y a comme un magnifique appel et une magistrale leçon qui nous poussent à changer notre regard sur l'humanité. A priori, statistiquement ceux qui se livrent au rapt d'enfants ne restent pas en la compagnie de celui ou celle qui a passé le cap de l'enfance. L'attirance tombe, ce qui ne fut pas le cas chez W. Priklopil. La relation a passé le stade de l'adolescence. Mais nous ne pouvons aller au delà de ce constat sans tomber dans des présupposés et spéculer sur ce que nous ignorons.

En rédigeant cet article, nous exprimons  le vœu que notre écoute passive trop souvent encline aux préjugés devienne une écoute active, toujours à la recherche du vrai. Nous espérons aussi par là apporter notre soutien à ceux qui doivent comme le firent Brigitta Sirny la maman de Natascha et Ludwig Koch son papa, faire face à une  épreuve hors du commun. Puissions nous retrouver cette intelligence spirituelle devenue faible lumignon depuis la chute d'éden. Dans la révélation d'Arès Dieu par la bouche de Jésus dit : « la vérité c'est que le monde doit changer». Croyant ou incroyant, qu'importe, ce monde à besoin d'actes de Bien pour enrayer la souffrance humaine trop présente encore aujourd'hui, chaque acte de Bien compte dans ce monde, n'en doutons pas ! Changeons en bien  chaque jour davantage pour que des faits-divers comme celui-ci disparaissent à tout jamais, ainsi nous deviendrons créateurs de nos vies et du monde. Changeons chaque jour davantage afin de découvrir ce pourquoi nous avons été créés : EDEN

MarielleJ. et Jean-Claude D.

Illustration: Bruno Montagnac

Les mots en italiques sont extraits de la Révélation d'Arès.

Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à adopter peu ou prou le point de vue de ceux-ci. Ce comportement paradoxal des victimes de prise d'otage, a été décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg qui lui donne le nom de « syndrome de Stockholm ».

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 22:10

Le pasteur évangéliste américain Tommy Lee Osborn âgé de 84 ans est actuellement en France pour une tournée très médiatisée.10 000 personnes étaient attendues hier 27 août sur l’esplanade du château de Vincennes. Chants et gospels accompagnent ces soirées d’évangélisation. L’organisation de séminaires à Montreuil sur le thème « vie et miracle » a réuni 4000 personnes. Le message de TL Osborn que l’on peut trouver sur ses tracts indique : « J’ai enseigné la foi en Dieu dans plus de 80 pays. Jésus a toujours guéri les malades je prie donc pour les malades et Dieu fait encore beaucoup de miracles quand nous croyons en sa parole. Croyez en Dieu. Je ne suis pas un guérisseur mais je sais que Dieu exauce la prière. La foi en Dieu nous donne à tous vie, santé, paix et dignité. » En ajoutant  « Crois seulement Dieu exaucera ! » Pour le rédacteur de freeparleur qui observe la Révélation d’Arès dictée par le Créateur lui-même et qui s’efforce de vivre la Parole qu’elle contient, ce genre d’évènement et de message ne laissent pas indifférent. Alors qu’en penser ?

- Que vous inspire ce type de message assez représentatif d’une foi à la fois très fervente et très axée sur les miracles et guérisons, tout en propageant à sa manière aussi l’Evangile ?

- La Révélation d’Arès n’enseigne pas la foi en tant que telle, mais appelle au retour à la vie spirituelle. C’est d’ailleurs très édifiant et paradoxale à première vue de lire dés la première veillée de l’Evangile donnée à Arès dans laquelle le Créateur par la bouche de Jésus et s’adressant à celui qui était un prêtre à l’époque déclare : « ...te croyant en paix avec Moi…, croyant marcher devant Moi…Croyant donné Ma Parole…Croyant exaucé Mes vœux… ». Jésus qui parle au frère Michel en plein cœur de l’hiver 1974 dans un petit bled de Gironde est sans complaisance pour cet homme de 45 ans qui se croyait dans la paix avec le Créateur en dispensant sa Parole. La Révélation d’Arès plus tard dans une autre veillée montrera la générosité de son Auteur en lui disant qu’il ne demande pas l’abolition des assemblées de culte mais le nettoyage de celles-ci notamment de ses princes, prêtres et docteurs et des enseignements illusoires que ceux-ci dispensent. En premier sont visées les paroles de Pierre, Paul et Jean, qui innocemment ou non initièrent la théologie qui fut à l’origine de graves déviances et divisions au sein de la famille chrétienne. La plus en vogue étant la croyance incrustée que la foi seule sauve, plus ou moins  liée au sacrifice de Jésus qui aurait ainsi racheté les péchés de la multitude. Alors que Jésus fut simplement et atrocement exécuté par le pouvoir en place à l’époque.

On voit au bout de quelques lectures de la Révélation d’Arès que celle ci  libère totalement la foi des carcans que lui a mis l’histoire au travers des dogmes et inventions de docteurs sincères ou pas. Le message arésien c’est plutôt celui-ci : Ce n’est pas ce en quoi vous croyez qui vous sauve mais ce que vous ferez comme Bien. Le salut est au bout d’un chemin ou ascension à la fois personnel et de relation avec les autres pourvu que nos actes témoignent du changement. Les fruits ou les œuvres dont parlaient déjà Jésus et Jean le Baptiste, il y a deux mille ans. On découvre ainsi qu’un athée qui ne croit en aucune forme de religiosité mais qui s’efforce de vivre pour la paix et d’établir l’équité participe de l’accomplissement de la Parole du Créateur.

- La foi serait donc inutile ou superflue ?

Non mais elle est pour ainsi dire une sorte de semence stérile si elle en reste à des principes déclamatoires qui n’aboutissement à aucun changement profond dans l’individu et dans le monde. Les miracles comme les guérisons sont des faits qui aussi spectaculaires qu’ils puissent paraitre restent de très faible portée s’ils ne poussent pas le miraculé à se créer en homme de bonté et de courage. La foi est une dynamique, celle de l’énergie que génère l’auto-miraculé lui-même, en changeant sa vie. Le vrai miracle d’ailleurs éprouve plutôt l’homme qui s’oblige sans cesse à se remettre en question à chercher à activer le bien en lui et avec ou vers les autres. La foi est donc plutôt une affaire de conscience. L’état passif de l’homme n’agissant qu’a titre de réceptacle impersonnelle comme l’a souvent voulu ou imaginé la religion ne peut être qu’une transition, un passage avant la vie spirituelle.

-TL Osborn participe quand même au réveil de la foi en prêchant publiquement la parole de Jésus ?

Oui cet homme a du mérite, au vu de son âge, on peut dire que son œuvre et sa personne sont plutôt une sorte de miracle qui prouve à sa manière que la foi et ses formes d’expressions et les relations qu’elle tisse sont complexes. Nous ne pouvons juger personne. Dans l’état actuel de la foi et des faiblesses humaines, du besoin de réconfort et consolation face aux souffrances, il est très difficile au faible lumignon de l’intelligence humaine de discerner par quelles voies précisément passe le grand souffle du Créateur. Nous savons juste que le Père de l’humanité ne s’arrête pas aux formes de foi ou d’absence ou refus de foi mais qu’Il appuie tous ceux qui font les efforts pour s’élever et changer le monde. Au fond c’est plutôt encourageant, généreux et plein d’espérance.

 

Les mots en italiques sont extraits de la révélation d'Arès.

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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 12:31

Les titres et les unes des journaux l’affichent quotidiennement avec des portraits souriants ou crispés, des gros plans avec  parfois seulement une paire d’oeil en photo.En France la campagne présidentielle a ouvert ses chapiteaux et colonnes pour la future intronisation. Deux prétendants font figure de favoris pour le round final. L’issue semble déjà décidée, un peu comme au tour de France où la seule inconnue tourne autour de 2 ou 3 interrogations. Comment se comporteront les candidats dans la montagne des interviews et  à qui profiteront les "contre la montre" télévisés ? Sans oublier le clou du suspense à savoir les troubles fêtes et outsiders dont un certain JMLP comme en 2002 pourrait ravir la deuxième place du podium. Pendant ce temps on apprend qu’Hugo Chavez fait un tour dans les pays arabes et qu’il est très bien accueilli, son portrait rivalise avec celui du Che et d’Arafat. L'Union astronomique internationale réunie en assemblée générale à Prague jeudi 24 août a donné pour la première fois une définition rigoureuse à la notion de planète et Pluton est rétrogradé au rang de planète naine.

Au delà des commentaires ironiques toujours assez faciles à exprimer, que penser et tirer de ce genre d’évènements, qui porte à réfléchir, pousse l’esprit à changer de vision?

L’homme manifestement a grand besoin de spectacle. Tout dans l’univers serait-il même sombrement et "secrètement" appelé à participer à un permanent grand concert de la vie créatrice ? Oui sans aucun doute et l'homme a une place privilégiée par la nature même qu'il tient du Créateur ?  C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il peut se poser ce genre de questions qui parfois lui chatouillent les doigts de pieds.

Par exemple : Là, ce qu’offre le monde sous nos yeux , est ce l'état normal et indéboulonnable d'un monde encore dans sa phase dinosaurienne ? Qu'est ce qui concourt à l'évolution ?

Uniquement l'agitation des atomes sous l'effet du hasard ? 

L'homme en lent processus de changement sait que le  temps qui vient, celui qu’annonce l’âme dans un air de fête, l'âme que son changement en bien produit, cet homme sent qu'il inaugure ainsi le temps où chacun brillera de mille feux, chaque jour. Et si cet homme le déclare tout de go, il y a de fortes chances qu'on lui rétorque:

-Mais mon ami vous êtes manipulé par la fantasmagorie hollywoodienne, revenez sur terre, cessez de rêver. La vie c’est la jungle, il n’y a que le cinéma pour essayer de vous le faire oublier ou alors le délire d’une secte!

- Ah bon, répond l'homme proche du petit prince de St Exupéry, décidément très naïf, mais moi je vois plein de choses briller, pas seulement dans le ciel le soir quand le soleil se couche mais aussi chez les gens que je croise. Beaucoup de visages sont sublimes et même celui qui sent pas très bon et qui mendie, je lui trouve un air marrant parfois.

- Oui, oui mon petit mais toi  tu es petit c’est pour ça que tu vois les choses comme dans un conte de fée, mais crois-moi, j’ai roulé ma bosse et ce n’est pas ce que tu crois: tu verras plus tard

- Tu me l’as déjà dit grand père, la vie est comme une tartine de m. et on en mange une bouchée chaque jour. (Profonde inspiration et sourire du grand père qui sent enfin que sa leçon a profité). Mais moi je sens que la terre est un grand jardin avec pleins de fleurs.

La maman du petit prince vient à leur rencontre. Et le grand père de se lamenter d’un air amusé sur l’innocence du petit.

L’anecdote du vieux et de l’enfant est une illustration comme l’allégorie du sérieux qu’oppose le monde fatigué  à l’espérance fraiche car sans cesse renouvelée dans l’âme et le cœur cherchant la lumière. Elle est comme le dialogue intérieur de l’amour et de la raison, à l’image de la marée se répandant d’une rive à une autre. Le mouvement des extrêmes, la vibration des atomes qui de la matière à l’impondérable navigue, se déleste puis se renchérit et se redonne ailleurs.

On ne parle jamais de l’amour et de la raison dans une campagne politique ou dans les discussions branchées sauf  pour les cuisiner et les servir comme ce vieux cheval usé, cuit dans la sueur qu’évoque la Révélation d’Arès (XXX, 9) avec un certain humour en parlant du vieux monde, des dogmes et enseignements illusoires dont le système apprêta à son goût sans vergogne la parole du Créateur au profit de quelques interprétations qui firent le succès des princes du culte. La politique qui est aussi un culte, est un peu comme le gui accroché à l’arbre, charmant l'oeil mais lui suçant sa sève tout en étant censé porter bonheur.

- Soyez sérieux : que ferions nous sans la politique, ce serait l'anarchie, le désordre.

-Et qu'est le monde très politisé depuis des siècles ? L'homme a perdu pied et confiance en lui même par un long processus, ou chute d'Adam. Ne  cherchons pas sans cesse des bouc émissaires, ce qui revient presque toujours à juger. Si chacun commence à davantage prendre confiance en lui -même, en l'autre quelqu'il soit, ce qui n'exclut pas la prudence nécessaire, et dans l'interaction féconde possible entre tous, quelque chose d'indéfinissable changera, même à grande échelle.

-Mais de quelle confiance parlez-vous ? L'homme est un loup pour l'homme, c'est pourquoi il lui faut des barrières et des codes et des gens pour organiser le pays.

- On est d’accord, ce sera très long de reprendre confiance et de partir d’une autre perspective,

Mais regardez où nous conduisent l’accroissement jusqu’à l’absurde des lois, normes et systèmes chargés de surveiller les citoyens à  tous les niveaux. On dirait d’ailleurs que tout le monde devient un suspect potentiel. Alors retrouvons la joie et l’intelligence sans lesquelles ce monde deviendra vite invivable.

L'inconvénient du sérieux, c’est qu’il porte à croire que la joie n’est pas un élément moteur et qu’il vaut mieux la résignation dure du cynisme et de l’ordre qui rassure . Un type hilare est toujours un peu suspect à moins qu’il ne revienne tôt ou tard dans le rang des idées établies.

Ce qui est significatif c’est que la crainte de troubler l’ordre public, la trouille viscérale de déborder ce qui est définitivement institué et sacralisé s’accompagne du besoin enivrant de dénigrer et salir. Mais qui réfléchit sur ce plan sur les causes et les effets produits ?

Seuls des zinzins spirituels ?

Ah si beaucoup consentaient à réveiller leur cœur d’enfant et chaque jour alimenter sa  flamme intérieure par des petits gestes simples et ainsi en allumer de nouvelles autour d’eux, sans aucun doute le monde rapidement changerait.

 

Les mots en italiques sont extraits de la Révélation d'Arès.

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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 11:08

La guerre au Liban à peine suspendue, les décombres encore fumants que déjà un autre front s’est ouvert : celui du conflit médiatique. S’est -il jamais refermé depuis cinq mille ans ?

Londres serait sous une imminente et gigantesque menace terroriste: "La stratégie du massacre" titre la manchette Der spiegel le 14 août. Canular, esbroufe ? Vraie fausse envie de se faire peur ? Pincement dû au vertige que donne le rôle de celui qui se croit au volant d’une camionnette de pompiers face à un énorme incendie qui vient de se déclarer ? A moins qu’il s’agisse de la conduite du monde planifiée en sous main par un inconscient complot planétaire dont l’hydre aux innombrables et inénarrables tentacules jouerait comme pour un ballet des mises en scène impeccablement et minutieusement préparées ?

Bien que n’ayant pas assisté à tous les journaux télévisés qui retransmettaient et commentaient les combats que se livrèrent le Hezbollah et Tsahal durant un mois, des impressions laissées par le visionnage des reportages questionnent la conscience.

Le Hezbollah n’était jamais vraiment représenté comme une entité visible sauf au travers de pauvres bougres sortant d’une voiture cabossée,  une paire de lunettes de soleil sur le nez et une kalachnikov à la main. Quand  ce parti chiite était évoqué on imaginait quelque chose entre le monstre du Loch Ness, la bête du Gevaudan ou les vautours guettant leur proie. Par contre on a pu voir et être rassuré sur l’état de santé et de relative quiétude de quelques israéliens réfugiés le temps des combats dans un camp, qui, si les drapeaux humanitaires ne l’avaient signalé auraient laissé penser à un camp du club Med. On apprit un jour qu’un jeune  parisien avait combattu dans l’armée de Tsahal, ce qui semblait plutôt bien vu. Y avait -il aussi des jeunes français dans l’autre clan ? On l’ignore. Le conflit était proche. Mais la proximité, l’intimité, les images de gaité et de vacances du camp israélien tranchaient avec l’approximation, les sous- entendu, bref l’orientation que donnaient  les commentaires évoquant le parti islamiste. Que conclura inconsciemment le téléspectateur moyen ?

On apprend en glanant sur internet, qu’un rapport de Wayne Madison (1), journaliste du New Yorker relate la préparation au plus haut niveau à Washington et en Israël des attaques qui  eurent lieu au Liban. Figurent dans ce rapport des détails de l’agenda des rendez vous entre les différents états majors : activités secrètes du Pentagone, du Mossad, préparation d’attentats etc…

Vous vous frottez les yeux et vous dites :

- Scénario du prochain Spielberg ! Je parie que le prochain titre sera « Dans les mâchoires du Lion » ou « Piège au pays du cèdre » à moins qu’il s’agisse de l’intrigue d’un roman visant à détrôner le Da Vinci code  au box office. Est-ce vrai ou faux ? Et qu’en tirer ? Que peut alimenter une pareille nouvelle ?

Comment l’âme pourrait elle se frayer un chemin sous la trépidation des nouvelles et leurs avalanches d’images ? Comment honnêtement réfléchir aux tenants et aboutissants de tel ou tel évènement, histoire ou simples faits ? Comment parler d’une actualité sans semer ici et là ses oreilles et ses yeux, bref sans risquer la surdité par excès d’info ou par imprégnation de fausse info ?

- Simple ! répondent certains, choisissez bien vos sources ! En ajoutant :

- il y en a, suffit de les connaitre et de ne pas se faire piéger !

- Mais qui détient la bonne info ? Qui ne se fait jamais piéger et ne piège jamais personne même innocemment en colportant des nouvelles bidon ? Quelle agence a le temps de correctement vérifier ses sources avant de les publier ?

Inextricable dilemme pour qui veut réfléchir et sait qu’il faut bien puiser quelque part et que dans tous les lieux où il lance son filet espérant trouver un  poisson comestible, il rencontrera une forte probabilité de ne rien attraper ou de remonter du poisson contenant  un pourcentage de mercure et autres métaux lourds très indigestes. Si de plus ce type de rédacteur ne vise pas le sensationnel mais ce qui véritablement nourrit l’âme, rédacteur qui de surcroit fait ce boulot en bénévole après un autre job, on imagine la quadrature du cercle que l’apôtre rédacteur doit réaliser tout seul même connecté au web. 

On voit aussi par ces exemples l’énorme difficulté de la moisson arésienne sur le front de l’info. Car son but n’est pas de séduire, ou convertir ou faire de la propagande mais d’exprimer le vrai sur l’étendue du champ des idées et de la vie. C’est à dire montrer à l’homme que derrière la réalité des faits petits ou grands, il y a des problèmes irrésolus faute d’intelligence, faute de patience et de réflexion. Dans cette marée de paradoxes, vous vous sentez balloté comme si vous traversiez un gros grain dans une coquille de noix, le bras faible comme une tarière qui voudrait percer une montagne. Toute cette difficulté à filtrer l’info se sait, ou se sent plus ou moins. L’article ici est surtout écrit par quelqu’un qui cherche à partager avec ses lecteurs un regard clair et une pensée rafraichissante et qui peine à l’apporter. Regards et pensées seront pour longtemps encore inséparables de la frustration de ne pas pouvoir apporter plus que quelques miettes d’un pain. Même aussi futé qu'un âne tirant un attelage comme sur la photo ci-dessus, aucune désespérance dans ce travail de réflexion rédaction mais au contraire la joie simple de quelqu’un qui cherche aussi par là à faire se lever l’aube d’une nouvelle ère.

 

Merci au passage à tous ceux qui m'ont envoyé un mot d'encouragement par mail ou sous forme de commentaire.

 

Mots en italiques extraits de la Révélation d’Arès

(1) http://www.protection-palestine.org/article.php3?id_article=3395

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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 21:19

Un de mes frères m'a récemment prêté le DVD Amistad, de Steven Spielberg sorti en 1997 et inspiré d'un fait réel. Ce film raconte l'histoire d'esclaves africains qui se mutinèrent contre leurs négriers à bord du Navire l'Amistad en 1839. La page d'histoire relatée dans cette fresque cinématographique est surtout intéressante pour le débat que ce fait souleva aux Etats-Unis dans cette période où le sud du pays pratiquait encore l'esclavage dans de nombreux états.

Les parallèles possibles entre l'époque dépeinte dans le film et la notre sur de nombreux plans particulièrement celui du conditionnement de l'homme par l'homme, montrent que beaucoup de chemin reste encore à parcourir pour qu'advienne le règne de la Liberté.

L'histoire du procès des africains de l'Amistad se déroule en trois temps dans différents tribunaux, dont le dernier devant la cour suprême des Etats-Unis. Isabelle II d'Espagne réclame le droit de propriété des esclaves tout comme les deux marchands qui transportaient ces hommes et dont le navire fut arraisonné dans les eaux cubaines appartenant à la couronne espagnole.

Au travers de son film, Spielberg évoque l'importance qu'eut cette grande question de la liberté liée à celle de l'indépendance de la jeune nation américaine qui était à cette époque au bord d'une guerre civile entre le nord et le sud et qui éclatera en 1865.

- Dans toute société civile on trouve un élément tirant profit du travail d'un autre. Même en Eden, l'une fut subordonnée à l'autre et cela fut déclaré ainsi. Donc, concluait le rapport des esclavagistes sudistes, l'esclavage n'est ni immoral, ni criminel, mais naturel et inévitable comme l'antagonisme et la guerre chez l'être humain.

Le film suggère aussi que grâce au discours éloquent et amusant  prononcé lors du troisième procès par l'ancien président de la cour et député du Massachussetts, John Quincy Adams, défenseur des noirs lisant et commentant le passage du rapport cité plus haut puis le déchirant tout en rappelant que la liberté est la vraie nature de l'homme, que Cinque et ses compagnons furent libérés. Et, dans la continuité, le Fort négrier de Lambroko au Sierra Léone, détruit.

Le film pourrait nous laisser penser qu'il fut un temps où le tribunal pouvait d'une façon très relative servir l'émancipation de l'homme, en officialisant certaines avancées sociales et mentales. Mais c'est oublier que tout jugement procède d'estimations arbitraires dans lequel l'amour ne pèse pas un gramme.Sans parler du pardon.

Combien de procès rehaussent l'image de l'homme, résolvent ou contribuent au fond des coeurs et dans les esprits à résoudre les problèmes entre les hommes ?

Combien de magistrats seulement évoquent lors de leurs audiences la nécessité de pardonner ?

Pourtant le pardon est aussi vital à l'homme que l'air non vicié. Le pardon est une libération. Mais peut être que si le pardon était davantage pratiqué beaucoup perdraient leur fond de commerce.

En marge de la question sur la liberté sur laquelle s'opposèrent les abolitionnistes et les esclavagistes, on peut aussi relever dans le film cette phrase qui pourrait passer pour anodine et qui sort de façon surprenante de la bouche d'un des abolitionnistes après que le juge commercial ait remporté le deuxième procès :

-Ils (les esclaves) sont plus utiles morts que vivants. Depuis l'aube de la chrétienté rien n'a été plus fort que le martyr pour faire changer les choses.

On ignore le rôle et la fonction exacte qu'occupait cet abolitionniste. Probablement un poste de politicien, rôles légions dans ce film. Par nature opportuniste, celui qui vise à se faire élire ou réélire avance toujours un peu comme l'animal flairant un bon plat. Son degré de cynisme qui contraste avec son engagement pour l'abolition de l'esclavage laisse pantois. Mais peut aussi nous permettre de méditer sur la philosophie du martyr. Al qu'Aïda, l'idéologie nationaliste ou patriotique voire démocratique par exemple, pour lesquelles des hommes sont  prêts à sacrifier certains des leurs pour parfois imposer leur « vérité », ne partent ils pas d'un même élan quasi mystique ? Preuve que vouloir servir une noble et grande cause ne suffit pas à l'homme pour avancer vers la Liberté. La Liberté rappelée dans la Révélation d'Arès est absolue. Elle se gagne par l'effort individuel à redevenir un homme bon, par là, elle engendre un nouveau monde. Liberté offerte à la conscience spirituelle, objective, universelle de l'humanité pour dynamiser cette insurgeance générale : le changement du monde(1). La liberté que chante la politique est celle que le régime octroie,  par essence celui-ci ne repose pas sur l'amour devoir qu'un ensemble de consciences individuelles peuvent s'obliger librement à acquérir, mais sur la domination et l'assujettissement de ses sujets à son pouvoir et ses affidés. On comprend mieux le fossé entre ces deux libertés. On comprend aussi que l'esclavage moins lourd, moins brutal et moins visible dans certaines périodes que d'autres ou certaines régions plutôt que d'autres, n'a en nature fait que muter et géographiquement s'est déplacé. Voila la raison fondamentale de l'exode spirituel lancé par la Révélation d'Arès.

 

(1) Extrait de l'article « Liberté » du Pèlerin d'Arès 93-96.

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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 20:57

Le Liban haché * à l'image de cette photo de Beyrouth. Au vingt-septième jour du conflit, plus de 1 000 personnes ont été tuées au Liban et près de 3 400 blessées. 7 raids ont été menés en une heure sur quatre villages voisins, à l'est de Tyr (à 83 km au sud de Beyrouth), où se sont abattus dans le même temps 90 obus d'artillerie, tirés depuis le territoire israélien. "Il y avait au moins un obus à la seconde sur Cana, Jbal Al-Botm, Haouch et Batoulay, un véritable roulement de tonnerre"

A l'ouverture d'une conférence des ministres de la Ligue arabe à Beyrouth, le premier ministre libanais, Fouad Siniora, a énuméré les attaques qui ont fait le plus de morts civils depuis le début de l'offensive israélienne le 12 juillet. "Le dernier massacre a eu lieu il y a quelques heures, c'est un carnage épouvantable à Houla où plus de 40 martyrs sont tombés »

Ehoud Olmert premier ministre israélien a rencontré les responsables de Tsahal près de la frontière libanaise.

Selon le quotidien Haaretz, l'armée israélienne compte attaquer des infrastructures stratégiques et des symboles du gouvernement libanais. "Nous sommes à présent dans un processus d'escalade. Nous allons frapper tout ce qui bouge chez le Hezbollah, mais nous allons aussi frapper des infrastructures civiles stratégiques".

L’appel du Conseil de sécurité  à « une cessation complète des hostilités fondée sur la cessation immédiate par le Hezbollah de toutes les attaques, et la cessation immédiate, par Israël, de toutes les opérations militaires offensives" tient du vœu pieu. Et ce n’est pas la proposition d’une présence d’une énième force d’interposition ligotée par des textes et accords contradictoires où régulièrement violés qui résoudra quoi que ce soit.

 

 Cette guerre n’aura au fond réussi qu’à renforcer la haine et un soutien accru au Liban à l’égard du Hezbollah chiite. Si le monde avait besoin d’une démonstration supplémentaire de l’incurie des pouvoirs, les destructions et tractations diplomatiques  prouvent une fois de plus que la paix bardée d’arrières pensées aura toujours une mince écorce pour se protéger d’une armada de dents noires prête à la dévorer. Aucune solution à terme sans effort de la part de chaque partie défendant des points de vue et des références historiques très différentes. La façon rationaliste de traiter le problème par des textes et des accords politiques censés instaurer un climat de sérénité est comme pousser une porte tournant sur elle-même. Demander à des hommes dominés par la rage de se pardonner est pour le moment tout aussi utopique. Qui ne se sent pas au travers d’un tel tourbillon comme écrasé par le poids de la folie et engourdie par l’impuissance ? Je crois que même Condoleeza Rice et les rois de la terre doivent sentir un tel glissement de leur pied dans la boue de cette réalité qu’ils ne maitrisent plus.

En lisant et priant dans la Bible et le Coran un énorme chagrin est monté en moi avec les regards et la voix étouffée de  femmes mordant leurs mains pour contenir leurs douleurs et l’envie comme elles de serrer le monde et tous les enfants dans mes bras.

 

 *(Allusion à  Kaboul dont la prophétie de 1977 dans la Révélation d’Arès, annonçait la guerre faite par les russes et qui ravagerait en 1979 l’Afghanistan)

Les citations entre parenthèses proviennent de dépèches de l'AFP et du journal Le Monde 

Les mots en italiques sont extraits de la Révélation d'Arès.

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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 22:37

 

 

 

Au temps de Shlomo (Salomon), deux femmes se sont disputé le même enfant. Shlomo possédait la sagesse divine qui lui permit de trouver la solution. Mais une seule des deux femmes avait la légitimité sur l’enfant.

 

De nos jours, deux nations se disputent un même pays. L’une d’elle y vit depuis quatorze siècles. L’autre y a vécu pendant des siècles il y a longtemps et y est revenue récemment. Chacune a sa légitimité.

 

D’où viendra la sagesse qui permettra de trouver une solution ?

 

De l’épuisement des belligérants ? De trop de souffrances accumulées ? D’un message divin ? Mais Israël n’a plus de prophète depuis longtemps. Et l’on ne voit pas qui dans l’immédiat pourrait reprendre le flambeau de la Paix dans une région traversée par tant de passions et de violences. Pourtant un message prophétique de Paix existe : la Révélation d’Arès. Peut-être en avez vous déjà  eu connaissance.

 

Le Créateur constate amèrement que, malgré sa parole livrée au cours des millénaires, Il n’est plus écouté. Le bruit L’a remplacé dans Yërouch’lim (Jérusalem dont les murs pleurent).

Ses propres mots sont : Je parle (depuis) mille (et) mille ans ; l’oreille se ferme.

 

                                    Yërouch’lim ne tient pas dans Ma Main ; le bruit (M’a remplacé) dans Yërouch’lim. (Révélation d’Arès XLVII/1-2) Pour se faire entendre le Créateur a parlé en France en 1974 et 1977 à Arès en Gironde. Il

 

pleure de voir ses enfants s’entre-tuer, chacun d’eux invoquant son secours, se disant légitime et se désignant mutuellement comme impie, injuste, cruel :

 

(Ils) appellent : “ Al ! ” ; l’œil voit l’œil, (chacun se croit) dans Mon Eau (et crie) : “ Mauvais (pour) mauvais ! ”

 

(XXV/3)

 

Grande nouveauté dans un message révélé : Le Créateur préfère même que l’équité s’établisse sans son nom, plutôt qu’en son nom règne ce qu’il a en horreur (28/11). Il appelle une nouvelle fois l’humanité à arrêter la vengeance sans fin, à changer l’histoire.

 

L’homme qui a reçu le message du Père de l’univers à Arès, frère Michel, a écrit dernièrement à propos de la Palestine  : “ C’est bien plus qu’un conflit politique, c’est un conflit primal. Il s’agit pour l’Arabe comme pour le Juif de naître ou d’être mort-né, car Israël n’est pas encore vraiment né et la Palestine est avide de renaître… à moins d’accepter d’être jumeaux. Faut-il démontrer l’immense difficulté d’une telle acceptation? Il faudra quand même en arriver là. Le Hamas, espérons-le, ne cherche pas vraiment la destruction d'Israël, mais il cherche au minimum à retrouver les biens matériels et politiques perdus, autrement dit, d'une certaine façon un partage équitable du territoire et de sa destinée ”

 

Il a ajouté : “ Comment ne pas penser aux mots du Père : Les nations reviendront vers Moi (Révélation d'Arès 28/21), c'est-à-dire, disparaîtront comme divisions religieuses et politiques pour ne plus former qu'un seul peuple, Mon Peuple ? ! Comment ne pas penser à l'unique Voie que le Père montre à tous : la pénitence (c’est à dire le changement de soi en bien), pour arriver à l'amour, au pardon, à la paix, aux solutions intelligentes, qui chasseront le mal de la planète ? Le mal naquit du projet — le système — que le peuple d'Adam en créatures libres fabriqua et a depuis lors opposé au plan de son Créateur (Révélation d'Arès 2/1-5). À cause de ça, l'homme passa de l'immortalité à la mortalité (la fosse 2/1), quoique bénéficiant longtemps d'une grande longévité — Métushelah (Mathusalem) vécut 969 ans (Genèse 5/27) —. L'homme n'en profita malheureusement pas pour retourner en Éden. Sa longévité se réduisit au fur et à mesure que s'étendit le mal et aujourd'hui la vie d'un homme ne lui permet plus de résoudre d'une seule opération les terribles problèmes que le mal a engendrés. C'est pourquoi quatre générations ne suffiront pas (24/2) pour retrouver le chemin d'Éden, la Voie. La solution reste possible, néanmoins. Peut-être la démonstration quasi caricaturale du mal et des malheurs qu'il engendre actuellement au Moyen Orient aidera-t-elle l'humanité à entendre la Révélation d'Arès et à commencer de l'accomplir. (...) En 2006, la rage s'est répandue partout au Moyen Orient, la folie y semble irrésistible. Du pied à la tête plus rien n'est sain (Isaïe 1/6) et seule l'extrême douleur fera entendre raison aux hommes enragés. S'il est un lieu où l'homme doit changer, mais où il est plus incapable que jamais de changer, c'est bien celui-là. Je pleure. ”

Déjà en 1977, Dieu s’était adressé à cet homme, Michel Potay, et lui avait demandé de transmettre un message de paix au président d’Égypte, à l’époque Anouar el-Sadate. L’ambassade d’Égypte en France avait accusé réception. Cette lettre a été plus prophétique que décisive car il semble que le projet d’ouvrir une conférence de paix avec Israël avait longtemps mûri dans le cœur du chef d’état égyptien. Le 9 novembre, Anouar el-Sadate avait annoncé au premier ministre israélien Menahem Beghin son intention de le rencontrer. Le 19 novembre, les termes d’un traité de paix avaient été définitivement convenus entre Israël et l’Égypte. Ce fut un épisode dans l’établissement de la paix que Dieu souhaite. Non la paix des pouvoirs humains, entachée d’arrière-pensées, de calculs et d’intérêts communautaristes, mais la seule paix durable, celle qui naît dans le cœur des hommes et s’y enracine.

 

L’appel sera-t-il entendu aujourd’hui ?

 

Nous sommes des croyants inspirés par le message d’Arès. Nous sommes des hommes et des femmes ordinaires et nous pleurons sur les malheurs du Proche-Orient comme nous pleurons sur tous les malheurs que l’humanité continue de s’infliger à elle-même.

 

                                                                                                          Solon, Lolo et Christophe.

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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 16:54
 

En parcourant les pages de la presse il arrive parfois que vos yeux s’arrêtent sur un titre accrocheur. Quand en plus l’article auquel il renvoie fait partie des textes les plus lus, forcément vous vous dites :

-Je vais probablement apprendre quelque chose d’important.

Et c’est l’été, l’article parle de mariage de stars, vous n’êtes pas vraiment dupe de la façon dont sera traité le sujet mais optimiste de nature, vous espérez y lire quelque chose au delà du tape à l’œil…

Donc la nouvelle concerne la célébration de mariage dans une petite ville de la cote d’azur d’un comédien (sa troisième noce) et d’un top model. Peu de photos dans ce média classé généraliste. Alors vous restez sur votre faim, d’autant que quelques jours auparavant vous aviez pu lire et voir sur des affiches de présentoir de kiosques bien en vue dans une rue d’une cité balnéaire, des choses oh combien plus passionnantes ! En effet, celles ci  montraient une star américaine en vacances, qui précisait le titre, dés fois qu’on soit myope : «  à la poitrine généreuse » mais on ne savait pas qu’elle allait se remarier, peut être une cinquième fois comme Johnny le célèbre chanteur, qui lui était présent au premier mariage cité plus haut, comme témoin en compagnie d'un ministre. Bref, donc l’américaine une classe au dessus, elle, c’est dans un  yacht sur la méditerranée qu’elle célèbrerait la cérémonie avec un chanteur de rock très connu. On apprenait quand même l’essentiel sur l’américaine:  Elle venait se faire dorer la peau pain d’épice, chez nous sur nos cotes ! 

Des mauvaises langues disent que tout ça c’est vendre du vent. Les ingrats !

 

Après avoir parcouru quelques lignes de ce genre de magazine vous revenez à la raison. Regarder le monde dans l’album photo du star system c’est un peu comme pénétrer dans la meurtrière encanaillée du grand château Racole-peopole, alors votre conscience vous ramène doucement en méditation sur le couple et l’amour.

L’été comme tous les étés, sera  l’occasion pour des milliers de couples de se former.

Mais combien  seront  plus que des aventures éphémères dont l’union d’une nuit ou  la rencontre passagère  féconderont  une poussée métaphysique dans les cœurs de deux amants ?

Car l’amour du couple vaut tellement par tout ce qu’il peut mettre au monde. Non  seulement des enfants. En faire des êtres responsables, libres de tous préjugés, capable de choix et capables de donner du sens à leur vie sera une tâche beaucoup plus difficile. S’il est un lieu, une institution, une existence où la vie peut engendrer la Vie , c’est bien le couple. Encore faut-il en avoir une vision ou une aspiration de grandeur.

Au départ  est l’attirance, l’irrésistible attirance et envie de fondre deux vies dans une vie et dans l’union de deux chairs. Ce désir intime de connaitre leurs corps que ressentent les fiancés l’un pour l’autre est l’amour romantique. Comme l’homme est dans le temps, les éléments idéationnels et matériels de deux êtres qui choisissent de tout partager est forcément un choix très profond et comme toute construction demande réflexion et attention. Hélas le climat hédoniste qui mène la ronde du monde n’envisage pas vraiment les choses sous cet angle.

La météo gloutonne qui peut dessécher les cœurs, résulte d’une contre pression exercée contre la religion et les idées moralisatrices qui tinrent des siècles durant le couple et la vie sexuelle dans la suspicion.

L’éros fut longtemps soupçonné de dérèglements et ne s’attira quelque considération que très encadrée sous le joug et la surveillance des parfaits. Ces princes vêtus de la tunique des vierges et croyant s’élever en vertu devant les hommes, dont les cœurs engrossés par l’orgueil et l’ignorance, optèrent pour le célibat, ne virent pas qu’ainsi ils prenaient le risque énorme d’anéantir leur race.

Cela étant, l’époque du retour de bâton, de l’amour débridé, qui ne voit pas davantage l’énorme pression du matérialisme écrasant l’âme ou l’empêchant d’éclore, cette époque à priori plus enviable, ne finira t-elle pas par poser d’autres problèmes tout aussi grave à l’humanité ?

Comme on ne remonte pas facilement et sans danger des abysses, la hâte provoquerait l’éclatement des organes, l’humanité ne sortira que lentement des maux qu’elle s’est infligé.  

La meilleure leçon étant toujours celle que communique l’exemple, c’est par le bonheur qu’incarnent des couples que reviendra le plus efficacement le besoin irrésistible du Bien, l’envie de vertu qui ne se puise pas dans l’austérité et le cloîtrement de la vie ni dans les doctrines sensualistes mais dans l’amour conjugal qui n’oublie pas que le couple est aussi un chantier, la cellule de base de la société. Ce que forge un couple par l’effort quotidien parfois rébarbatif pour incarner aussi l’amour devoir envers tous, contient déjà la puissance de la transfiguration. Longtemps invisible, celle-ci devient perceptible aux yeux de qui veut le voir. Même si rares sont encore les signes tangibles qu'auront mis au monde les époux avec patience, ardeur de vivre et transmettre la beauté, ces forces qu’abrite le temple de deux chairs qui ne font plus qu’une seule chair (Genèse 2,23)

A moins de violence exercée par l’un des partenaires, l'adultère en est une ce qui justifie une séparation, en se séparant, beaucoup de couples croient voir dans l’éclatement une salutaire issue, parfois  les retrouvailles de la liberté. Mais c’est oublier que dans le domaine de l’amour du couple, rien ne se crée sans effort, parfois en traversant un long désert intérieur avec humilité et confiance et donc avec fidélité. Ces qualités paraissent démodées, assimilées à tord à des discours de méchantes vieilles. Pourtant, combien sensible est l’amour à l’image d'un corps qui se crée et évolue avec le temps. Lentement et lointainement les époux renouent avec la fraicheur des fleuves d’Eden et les bosquets fruitiers qui les nourrissent. C’est en mêlant leur salive d’amants à leurs soupirs à moissonner le grain de la vie spirituelle que le couple parvient à faire jaillir l’eau des  profondeurs de leur être. Du désert intérieur qu’ils fouillent ensemble, parfois péniblement, leur constance et mesure parviennent à faire reverdir un coin de steppe. L’amour, puissant et subtil savant, leur laisse percevoir indiciblement qu’un jour le jardin refleurira. Mais aussi que rien n’est jamais définitivement gagné. Le couple de stars du début du texte pourrait bien devenir une lanterne pour un monde parti à la dérive loin des rives d’Eden, alors qu’un couple portant promesse d’avenir, rayonnant un temps de la vibrante lumière des heureux, peut sombrer dans le froid de la  routine et finir en échec faute de vigilance ou faute de volonté de rebâtir leur cité intérieure. Combien de ruptures signent l’abandon  à la facilité, à la faiblesse, au mal ? En laissant inachevée l'œuvre que représente le couple, les amants défaillants réalisent ils que leur couple aurait pu devenir une constellation éclatante dont le monde a tant besoin pour évoluer ? Preuve que la vie n’appartient à aucun schéma et l’amour du couple est bien une création au dessus de toute morale.  

 

(1) Pour ceux que le sujet de l’amour du couple intéresse, nous leur conseillons la lecture de l’article « Epousailles » du Pèlerin d’Arès 1989.

Les mots en italiques sont extraits de la révélation d'Arès.

 

 

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