Mercredi 13 août 2008
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Qui sera décoré en or, qui le sera en argent? Qui en bronze ? Qui
pleurera et fera pleurer dans les chaumières parce qu’il a perdu ? Semblent être les questions montées en boucles et en épingles par les médias.
Des temples en verres, en acier et en béton ont été
édifiés à une vitesse aussi vertigineuse que les sprints des coureurs du 100 m. Des esclaves des temps modernes tirés de leurs campagnes sont venus servir la
nation organisatrice en travaillant d’arrache pieds pendant plusieurs semaines pour faire sortir de terre une ville dans la ville, un théâtre conçu pour une éphémère confrontation d’athlètes. Ces
paysans se sont entassés la nuit le temps des travaux sous les ponts de Pékin pour quelques maigres yuans.Les jeux d’Olympe pèsent 26 milliards d’euros pour 2 semaines de compétitions. Le gouvernement malaisien
versera une prime de 200 000 euros à ses champions olympiques, contre 50 000 euros pour les Français (Le Figaro). Bof ! Rien de nouveau, le spectacle de la Rome antique est toujours vivace. Gladiateurs modernes faisant l'orgueil des nations et la fortune de
quelques marchands.
Mais qui demande encore du pain et des jeux ? Ce midi nos enfants sont
venus déjeuner, pendant quelques minutes la télé était allumé, toutes les chaines à l’exception d’Arte parlaient des JO. J’ai même vu un judoka se prosterner le front sur son tatami après la
victoire. Il a aussi embrassé son adversaire très chaleureusement. C’étaient probablement deux athlètes d’origine musulmanes pour lequel il y avait plus que du respect. Mais
les commentaires que suscitent tous ces jeux, notamment tout le conditionnement nationaliste qui transpire de ces parades au micro, dans les colonnes, les pixels, à quoi cela
sert-il ?
Le sport est, il est vrai, une sorte d’école du dépassement et
de la solidarité qui permet à beaucoup d’hommes de garder un cap parfois une forme d’humanisme certes très grégaire, un esprit collectif au raz des pâquerettes qui n’apportent pas grand-chose de
transfigurant. Il faut entendre les meuglements de supporters à la gare Montparnasse à l’heure des grandes finales ou débarquent par colonies anisées des gens qui se rendent au stade. Mais
qu’offre le monde comme autres sources d’entraide, de camaraderie et de fraternité ? La religion ? La politique ? Elles s'étranglent à leurs
propre mensonges. Alors qu’est ce qui pousse l’homme à faire corps avec son semblable pour gagner plus que de l’éphémère, autre chose que du vide, de l’illusion ou de
l’inconsistant ? Qui donne suffisamment envie et confiance à son frère pour que celui ci croit en lui et ai envie de changer le monde ? Quand je pense à ces
cérémonies je pense aux multiples cultes et mystifications auxquelles l’homme se raccroche. Mais je pense aussi à mes manquements à l’amour du prochain, au courage et au besoin
d’humilité autant que de vigilance et de volonté pour ne pas me laisser gagner par une forme pernicieuse de culte de la contestation, du mépris et de l’auto satisfaction. Je pense aussi à ce
commentaire du témoin de la révélation d’Arès au moment des manifestations surnaturelles de 1977 : Le Créateur nous dit: " Vous savez que 1+1 =2 mais que vous ne savez toujours pas quoi
faire pour être heureux". Les JO sont pour quelques uns seulement un moment de bonheur mais quand on sait qu’au même moment le monde est en proie à de multiples conflits sanglants, les jeux
olympiques paraissent dérisoires et assez vains au fond.
Là encore, rien de nouveau, les jeux de Berlin eurent lieu en
36 sous la chancellerie d’Hitler.Je pense au drame qui vient d'éclater en Géorgie et en
Ossétie, dont les causes sont très
probablement le fait de rivalités politiciennes dont l'orgueil nationaliste et la volonté de garder son territoire, nous rappelle toujours la barbarie.Mais s'habituer, s'adapter ou s'acclimater
au mal est déja une forme du mal tout aussi pernicieuse et devrait nous inquiéter et nous tenir en éveil, le bouclier à la main.(phrase rajoutée quelques heures après avoir écrit et repensé à ce
texte)
Alors les jeux olympiques ont par contraste un point positif,
ils me donnent envie d’être autre chose qu’un spectateur passif ou un supporter naïf, le monde au fond au travers de ces jeux attend de chacun un réel dépassement de
soi.
Par Jean-Claude D
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Publié dans : Freeparleur
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J'aime beaucoup cette réflexion spirituelle sur les jeux olympiques, 28 milliards d'euros qui auraient pu être dépenser pour des causes humaines, notre humanité marche la tête à l'envers.Voici mon nouveau blog, je vous suggère de voir la vidéo " le péché = le mal " archives mois de Mai 2008. Oui, nous devons nous dépasser, nous spiritualiser, nous changer, retrouver notre image et ressemblance ( genèse 1/27) pour qu'un jour notre humanité passe a un autre niveau de conscience.Merci.Didier.
Merci pour ton commentaire. J'étais il y a encore peu de temps sur le blog de l'Ange blanc qui manifestement est arrété et que tus as reprit sur canal blog en "Change the world for good". J'avais un train de retard. Il faut donc aussi s'habituer au nomadisme sur la toile.
bon courage pour tes projets.
Merci Catherine pour ce beau témoignage touchant.
J’ai souligné l’anecdote du judoka sur son tatami parce que c’est une des rares images que j’ai vu des JO et qui, vous avez raison est plutôt belle. Mais plus globalement je me pose la question de l’utilité au fond de ce genre de grandes manifestations, et de leur réel impact. Ce n’est pas le coté « idolâtrie » ou course à la médaille, degrés, succès et honneur auquel porte le monde (2/20) comme dit la révélation d’Arès, qui me gêne, c’est plutôt l’énorme investissement pas seulement financier, mais humain d’énergie et de temps donné, consacré à être le meilleur dans une discipline sportive, les énormes moyens pour retransmettre les courses, pour interviewer des athlètes qui n’ont pratiquement rien à dire d’autres que des banalités. Mais je les regarde et les écoute comme quelqu’un qui voit aussi sa poutre dans son propre œil. Comme la réalité crue de notre essence matérialiste et du pont à bâtir entre ce monde qui est déjà du passé et celui de demain qui peine à naitre dans nos cœurs et nos jambes car nous ne sommes ni de purs esprits ni des âmes éthérés planant au dessus des basses réalités terrestres. Et là je me sens encore un nain, ou un petit qui a envie et besoin de grandir avec ce monde.
J'aurais écrit :
qu’au même moment le monde est en proie
à un basculement gravissime, peut-être sans retour, avec pour base des valeurs (et/ou logique) de nain (et d'aveugle) comme l'esthétisme (des JO de Pékin, avec leur diffusion télévisée planétaire intensive par exemple), la néo-religion technologique et "le matérialisme borné", qui pourraient être le prémisce d'une situation encore plus dramatique, une société froide et implacable qui trouverait son point d'orgue, son aboutissement dans une dictature généralisée et planétaire, crise d'une intensité telle qu'elle pourrait très bien renvoyer le personnage historique de Hitler (et les JO de Berlin en 1936) à une sorte de petit guignol tout juste bon à faire peur aux enfants du jardin du Luxembourg.
La question que l'on entend souvent chez les gens d'espérance : que va-t-il se passer ? Comment les foyers d'espérance (qui existent, mais ne se font pas encore entendre) vont-ils se manifester ?
A cela je réponds : voyez la Chine et ses 1,3 milliards d'individus (et son appareil politique super-sophistiqué et dominateur), avec un budget d'état dépassant tout de qui s'est vu jusqu'à présent, et qui sont pourtant mis à rude épreuve dans le monde entier par un petit peuple, les tibétains, qui comptent 5 ou 6 millions d'individus.
C'est un peu le village d'Astérix et les gaulois contre l'empire romain et se légions et autres cohortes de centurions.
Eux avaient la potion magique.
D'autres ont l'espérance ou la vie spirituelle, qui est universelle.
Mille armées contre le Fer, mais le Four cuit leurs épées, les rend mous (xlix/9)
En 1989, trois moudjahids (dont feu-Massoud) se réfugiant au sommet d'un col ne firent-ils pas le serment de bouter l'occupant russe qui les attaquaient, avec ses cohortes de chars blindés et autres d'hélicoptères de combat , hors de l'Afghanistan ?
Ce qu'ils firent pourtant, quelmques années plus tard, en reprenant Kaboul, mais ils ne s'épargnèrent pas ensuite, les luttes intestines entre factions musulmannes (ou prétendues musulmannes).
Et ce que La Révélation d'Arès avait prévu en 1977 :
Kabou haché !
Où l'aigle dort les frères de Mouhamad dorment.
De la pierre, ils bouchent la gueule qui tonne (xv/1-2)