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Ce qui élève l'âme

Vous trouverez ici des textes en prise avec l'actualité. Les rédacteurs s'inspirent de la Révélation d'Arès* pour essayer d'en donner un éclairage spirituel donc non polémique. Les pensées et réflexions sont celles du moment. De fait ce blog se lit comme on lirait un carnet de bord d'un créateur ou chercheur d'âme.

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 17:05
Note de l'administrateur:

La mort n’est pas un thème très réjouissant. Le texte qui suit, écrit par un pèlerin d’Arès, s’efforce d’apporter un éclairage à propos du débat qui a eu et qui aura encore lieu sur l’euthanasie. Ce texte pourra peut être pour le lecteur qui n’est pas familier de la Révélation d’Arès (1) paraitre obscur.  Le style du blog est fait pour la brièveté du langage mais pour parler de la mort, il faudrait beaucoup plus de lignes que le court article qui suit qui est déja long.

Et puis il y a notre ignorance concernant le qui et comment des fins dernières même si nous savons que la résurrection est une promesse faite à tous les prophètes. Rappelons aussi qu’un jour lointain la mort sera vaincu si l’homme se recréé spirituellement. C’est pour cela aussi que la Révélation d’Arès demande en certaines circonstances de rappeler dans la liesse les promesses et les fins (33/36).

Le suicide récent de Chantal Sébire qui souffrait horriblement d'une déformation du visage due à une tumeur incurable après le refus de son euthanasie légale relance le débat sur la question. Loi ou pas, le problème essentiel est ailleurs : Nul ne devrait choisir de mourir sans être averti du risque de trépasser sans âme. Eh oui ! Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. La mort physique est moins grave que la mort spirituelle. Et la mort physique choisie soulève avec plus d'acuité que la mort physique dite "naturelle" la question de la vie choisie.

Quelle traînée de bruit laisse la rumeur médiatique après être passée sur le cadavre de Chantal Sébire ? Celle d'un souci moderne : l'euthanasie. Euthanasie

Mot étrange, paradoxal parce que sa consonance en français oppose une sorte de démenti au sens. Euthanasie veut dire "mort douce" mais associe bizarrement le signifiant "nazi" à l'idée de tuer légalement. Le mot n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause. Se pourrait-il même qu'il y ait là une des raisons inconscientes de la réticence française à suivre l'exemple plus libéral de ses voisins européens ? La réserve française tient plus sûrement à son marquage historique par le catholicisme. Donner la mort, légalement ou non, reste un meurtre. Dans quels embarras s'embarque une société où "la main qui soigne" peut devenir "la main qui tue" ? Tu ne tueras pas
enseigne avec sagesse le décalogue (Exode). "Péché mortel" surenchérit la religion qui aime codifier. Le meurtre est un crime! il relève des assises, reprennent les lois de la république. Remarquons toutefois que notre monde fait plus de cas de ce beau précepte biblique pour la vie de personnes en fin de vie que pour celle de jeunes hommes dans la force de l'âge quand il s'agit de les envoyer à la guerre. Mais hypocrisie ou pas, parce que la mort nous met en face d'un événement irréversible et définitif, la question n'est jamais anodine.

En fait, le grand absent de ce qu'il est convenu d'appeler le débat sur l'euthanasie, c'est la mort elle-même. La mort dans sa dimension métaphysique et spirituelle. Comment décider si on peut ou non se (faire) donner la mort si l'on ne sait ni ce qui nous attend "de l'autre côté" ni le sens qu'elle peut prendre dans la course folle de l'humanité, dans l'histoire ? L'occultation de la mort dans les sociétés occidentales résulte de la déspiritualisation générale, croyants religieux compris. Faute de connaissance assurée dans ce domaine, la mort est taxée de processus naturel. Normale donc. Mais le discours officiel a beau vouloir en banaliser l'idée, le coeur de l'homme - y compris du croyant -  défaille (toujours) devant la mort (33/36). Son menton tremble (XXII/15). Cette terreur irrépressible et irraisonnée est un signe existentiel que l'immense majorité ne veut pas voir. Alors, on rechigne à en parler ou bien on forge des discours rassurants : la mort est une libération, une "nouvelle naissance", un "soleil", un repos éternel, le néant, l'enfer n'est qu'un mythe, que sais-je encore ?  Bref, l'homme déspiritualisé est incapable d'envisager la mort dans son acception existentielle. Là où il devrait voir le tribut (2/1) de ses choix, une anomalie, il ne voit plus que chair souffrante dans les derniers moments de l'existence terrestre. Sans négliger la douleur et la dégénérescence, il faudrait aussi oser poser la question de  l'âme. Dans les gares de triage de l'existence, une mort peut en cacher une autre. L'essentiel de l'homme est beaucoup moins dans la mort physique que dans la mort spirituelle.

Oh ! Il ne s'agit ni d'extrême-onction, de baptême ou de confession de dernière   minute. Pas davantage de prières, cérémonies et rituels religieux dévoués au défunt.   Ces superstitions ne sauvent pas car quelle prière fera plus que la pénitence de     l'homme qui laissera derrière lui comme un sureau des membres qui se vident et s’effritent en poussière ? avertit la Révélation d'Arès (33/30). Pénitence, encore un terme qui  n'est pas le meilleur publicitaire de sa cause mais cette fois à cause de la culture déformante déposée par l'histoire. Là où l'on entend contrition, remords, culpabilité, punition... il faudra désormais entendre l'action de se recréer spirituellement, véritable sens du mot pénitence. De même, l'âme est le vrai corps de l'homme. "Tout homme n'a-t-il pas une âme ?" objecteront la plupart. Non. Ce mensonge est le pendant du salut par la foi répandu par la religion. On peut perdre son âme de son vivant. Pourquoi ? Parce que l'âme est un "produit existentiel" dit le prophète Mikal, qui naît de la vie de l'homme déjà né (17/3), d'une conscience donc, quand elle fait le choix de devenir juste, libre, pacifique, aimante, véridique... de son vivant. Cet effort constant vers le Bien appliqué à sa vie est la vraie définition de la pénitence.

 Révélation capitale dans la révélation. La mort spirituelle est bien plus grave que la mort physique. Et le monde est devenu un vrai cimetière spirituel. L'homme sans vie spirituelle est plus mort (que) la mort (XL/11) dit le Livre. En ne s'engageant pas vers le Bien, consciemment ou non, non seulement il n'a pas contribué, voire s'est opposé à la grande oeuvre historique de libération du péché, mais il s'est réduit à l'état de spectre lamentable, venant pleurer sur ses os blanchis, sur sa chair évanouie (16/16), voué à errer dans les abîmes glacés de l'au-delà. Allons bon ! Voilà que vous nous faîtes le coup de l'enfer, maintenant! version angelure, cuisson par le froid ?! Mais puisque c'est comme ça ?  Aux objections de ce genre, tu répondras : "Dieu est bon au bout de la pénitence!" (). N'y voyez aucun chantage à la peur. D'ailleurs le jugement dans ce domaine ne nous appartient pas, relève du fond des coeurs. Qui peut savoir qui est sauvé ? (11/3). Sauve! Ne juge pas ! () martèle la révélation d'Arès. Mais ce non-jugement ne nous exonère pas de prévenir. Crie partout! cette vie est courte, le bonheur ne se mesure pas en années mais en éternité (36/23).

Le spectre, comme les abîmes, comme l'au-delà ne sont pas des punitions du Ciel mais des créations de l'homme. La mort n'est pas naturelle, une idée reçue, ce sont les prêtres de la science qui prétendent ça. Quel Père aurait voulu "par amour" la mort de ses enfants ? La mort est une anomalie, une conséquence du péché, péché qui n'est pas une notion morale, légaliste, mais ce qui tue la vie spirituelle. L'homme n'est que ce qu'il se fait dit en substance une sourate du Coran. Justice absolue. Nous sommes ce que nous avons choisis d'être, y compris dans la continuation de nous-mêmes post mortem. Le problème c'est que nous ne le savons plus. Nos mentalités sont prisonnières de notre propre conditionnement culturel, un piège. Des strates millénaires d'épaisseur considérable, accumulées sous le  piétinement des batailles, sous les pas des caravanes des marchands, sous les reins des prostituées, sous le Vent de la Colère de Dieu (24/4) nous séparent du Fond, de la conscience absolue de ce que nous sommes. Nous sommes faits pour la chair mais la chair spiritualisée, corps, âme et esprit réunis et transfigurés. D'où il résulte que même le pénitent qui meurt avec une âme n'est pas complet, devra attendre le Jour pour rassembler les atomes de son corps (33/29) dont aucun, pas même la plus infime esquille (), ne sera oublié par la Puissance du Père. Jour qui n'est pas fixé à l'avance parce qu'il ne viendra que par la restauration du Bien sur cette terre, même partielle, une oeuvre prodigieuse qui dépend d'abord de nous, les hommes. Mais pour le défunt qui a contribué à cet avènement, l'âme offre les organes spirituels (4/6) qui lui permettent de poursuivre son ascension de l'autre côté.

 Après ce grand détour par le tombeau, revenons à l'euthanasie. Le débat tourne surtout autour de  "comment ne pas souffrir inutilement ?" Aucune rédemption n'étant à attendre de la souffrance, il est inutile de prolonger indéfiniment une personne qui n'est plus à même d'assumer consciemment la construction d'elle-même. Contrairement aux assertions religieuses, la sauvegarde de la vie biologique n'a rien de sacré, celle du mourant réduit à l'état végétatif pas plus que celle du foetus, encore que dans ce dernier cas, il y ait une promesse de vie spirituelle tandis que dans l'autre, les dés sont jetés. Ce qui doit être préservé en  priorité c'est la vie spirituelle, l'âme donc. Au fond, la mort choisie soulève avec acuité la question de la vie choisie. Mais chaque cas est particulier.


Ainsi Chantal Sébire, qui souffrait le martyre par les déformations de son visage, avait conservé toute sa tête et pouvait encore agir librement et témoigner. Qu'elle ait manifesté un certain courage en voulant faire de son cas un acte politique en faveur de l'euthanasie active ne la sauve pas malgré elle (13/3). Nul ne peut savoir ce qu'il en est pour elle (cf. supra 11/3) mais, prévenue de l'importance de l'âme avant de quitter ce monde, peut-être aurait-elle mis en avant d'autres priorités? Se battre pour obtenir de l'Etat l'autorisation de mourir, certains en parlent comme de la "dernière liberté"*. Mais qu'ont-ils besoin de la bénédiction étatique ? Dans ce domaine, le suicide reste toujours un libre recours, auquel Chantal Sébire n'a d'ailleurs pas manqué de faire appel après le rejet de sa demande. Bien sûr, les choses ne sont pas si simples pour celui qui ne peut même plus se donner la mort comme le jeune paraplégique Vincent Humbert qui avait écrit en son temps une lettre touchante au président de la république. Pour de tels cas, il faudrait au moins dépénaliser l'euthanasie active. Ce qui nous amène à la question de la loi.

 

Que peut la loi si elle veut établir une norme dans un domaine où chaque cas est par définition particulier, relève uniquement de la conscience et de la conception de la vie qu'on s'est faite ?  la porte des ténèbres (33/32) en connaissance suffisante de cause. Que les regrets du spectre ne fassent pas que s'ajouter à ses tourmentsavalée la cendre, le cri (est tout ce qui) reste (à l’homme perdu) (XL/12). Tandis que celui qui devient le frère, qui boit l’Eau Grasse, survole haut la fosse (XXII/11).

L'autopsie effectuée sur Chantal Sébire morte n'a aucun sens sur le plan existentiel, elle n'est que la manifestation d'un système vexé qui voudrait par la fouille honteuse du cadavre faire semblant d'avoir une emprise sur l'au-delà. C'est l'intérêt de ce débat sur l'euthanasie que de nous faire réfléchir sur l'insignifiance du système face à la mort et, du même coup, de relativiser son rôle sur la vie. Si nous devons être tout puissants sur notre mort, que ne le sommes-nous d'abord sur notre vie ? Ceux qui revendiquent de pouvoir "mourir dans la dignité" pressentent sans doute quelque chose de cet ordre. On nous aura volé nos vies, que nos morts nous appartiennent au moins! Cette notion de "dignité", peu explicite car fort relative, ne concentre-t-elle pas l'aveu implicite que l'homme est autre chose qu'un simple assemblage de cellules ? Que chacun est responsable de sa mort comme il l'est de sa vie et que ce n'est pas au système, à l'instar des autorités religieuses d'autrefois, de définir "le bien mourir". Pas plus d'ailleurs que le bien vivre. Mais qu'au moins chacun choisisse de franchir (36/23)

car,Oui, tous devraient savoir qu'ils peuvent s'engendrer en une autre vie infinie (17/03). Sans cette connaissance, tout débat aux limites de l'existence humaine, celui sur l'euthanasie comme tant d'autres, reste enfermé dans le bruit lourd de la chair (XXXIX/2).


Nicodème.

 

(1) Pour une présentation générale de la Révélation d'Arès: http://michelpotay.info/Revelation_Ares_bienvenue.html

 
 

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