Partager l'article ! La graine spirituelle que ranime l'homme de Bien: On m'envoie régulièrement par ...
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On m'envoie régulièrement par mail des messages sur la non violence active avec des liens sur des vidéos faites d'interviews, de prêches, de discours d'hommes qui se sont illustrés dans ce
domaine, comme Gandhi, Martin Luther King ou Tolstoî. Réfléchissant à l'impact que leur exemple a laissé, je reste très dubitatif. Le concept même de désobéissance civile qui pourrait avoir du
sens, me paraît aujourd'hui dans beaucoup d'actions de type altermondialistes ou syndicalistes, plus proche de la volonté d'en découdre que de réelles solutions constructives. Ces hommes cités
plus haut, aussi noble furent les causes qu'ils défendirent, restèrent ancrés dans la revendication politique. Même si pour Gandhi et MLK leur objectif était plus universel à long terme.
Souligner l'échec de leur engagement n'est pas flétrir leur mémoire mais rappeler que le combat se situe ailleurs sur un autre plan.
La politique veut des résultats immédiats notamment par l'acquisition de droits sociaux, à l'époque du combat pour les droits civiques et contre la discrimination cela avait du sens, mais aujourd'hui qui ne voit que la logique du droit est impuissante à résoudre quantités de problèmes humains si ce n'est pas la totalité des problèmes?
On voit bien que tout cela dégénère en conflits larvés de façon permanente, les frustrations ressentis ici et là ont pour cause la non réalisation de l'Etre dans sa plénitude existentielle. Plénitude que ne peuvent apporter les plans sociaux érigés en murailles légalistes. On ne soude pas un peuple par des lois mais par l'Amour du prochain, c'est à dire par une vie, une conscience et donc une interaction organique laquelle sous entend le risque de la liberté, l'effort, la grandeur d'âme et non des valeurs d'enrégimentement et de massification comme la politique avorton de la religion le voit encore.
Les effets concrets de la pénitence que rappelle la Révélation d'Arès (Veillée 28,25) en donnant à ce mot le sens dynamique et joyeux oublié, ne deviendront palpables que très lentement après plusieurs générations d'hommes et de femmes qui auront sués à ce labeur (Veillée 31,6). C'est à l'intérieur même de l'individu que se prépare le changement du monde. Le blé mûr (Veillée 31,7) de l'intelligence (Veillée 32,5) a besoin d'être gerbé (Veillées 5,2 - 13,7- 14,2- 38,5), retourné dans la grange (Veillée 6,3). La grange cadre simple ou se stocke le bon grain. Le grain, image que donne la Révélation d'Arès de la richesse spirituelle qui nourrit. Le système vous prend et vous conditionne, vous apprête selon le goût de quelques princes du culte (Veillée 2,21) politique, financier, religieux etc... qui ont toujours l'art d'accommoder tout ce qui peut servir leurs intérêts.
J'entendais hier dans ma voiture à la radio, ce devait être sur France Culture ou France Inter, certaines interventions de militants ou partisans politiques débattant sur le droit
de grève. Les arguments idéologiques de gauche ou de droite servant davantage à dresser les uns contre les autres, tout cela sur fond de revendication politicien,
je me demandais si notre pays allait encore connaître ces longues grèves qui accélèreraient sa chute économique ? J'ai éteint la radio et j'avais plutôt envie d'écouter « Lively up yourself » de Bob Marley. Histoire d'oublier la violence que produit le mensonge politique que j'aurai aimé fuir très loin.
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Vous arrêtez tout au domaine politique et c'est là où vous vous trompez. Lisez Gandhi et Luther King. Ils ne s'arrêtèrent pas à cela car ce qu'ils demandaient à ceux qui le suivirent était beaucoup plus haut : le désir de se changer en soi, ne pas juger ni le désir de se venger ou tuer même devant une personne armée, de mettre en avant des qualités nobles, etc.
La non-violence ne concerne pas seulement le domaine politique et le reste on n'en n'a rien à faire. Non. Ce qui vous fait croire cela je pense c'est que ces hommes durent s'adresser à des politiciens (gouvernement américain et envahisseur anglais) pour faire changer des lois scélérates. Ils savaient, n'en doutez pas que cela ne devait pas s'arrêter là et ils ne s’arrêtèrent pas là. Ce ne sont pas eux qui ont échoué.L’échec vint parce que personne après leur mort n’a osé reprendre le flambeau, continuer à leur suite. C’est de là que vint l’échec.
La violence provient aussi de la souffrance et de la peur que ressentent des milliards d’êtres humains. La violence est la réponse que nous donnons quand la peur envahit notre conscience. Plus grande est ma peur, plus violent est mon comportement. Plus incertaine est la société, plus violente sera son organisation. A la racine de la souffrance se trouve la peur. A la racine de la dépression, de l’angoisse, du non sens, à la racine de l’égoïsme, de mes envies, se trouve la peur. Nous avons peur de la maladie, de la solitude, de la pauvreté, de la mort…
La non-violence n'attaque pas les gens mais les idées qui rabaissent et enferment l'humain dans quelque domaine que ce soit.
C'est tout cela que désirent accomplir les humanistes.
Nous désirons sortir de la préhistoire, cela signifie laisser en arrière la violence et la domination de tout être humain sur un autre. Il s’agit de faire un saut dans la conscience pour une prise de conscience profonde. De produire un changement de mentalités lié à un changement dans la relation avec les autres et cela aura des répercussions dans l’organisation sociale à tous les niveaux.La non-violence, c’est faire le «vide», le rejet, la non-coopération avec la violence, la pression, et c’est la désobéissance civile face à l’injustice institutionnalisée.
Pour sortir de la préhistoire, nous avons non seulement besoin d’une société avec plus de justice et de liberté, mais aussi en tout premier lieu d’un changement interne à un niveau personnel. Nous parlons d’une transformation personnelle et sociale simultanée.
Mais le changement intérieur pour nous est primordial car c’est de ce changement intérieur que proviendra le changement extérieur. Pas le contraire.
Externement, dans le monde, dans la société, tout le monde ne suivra pas donc il est important d'être là pour être vigilant : c'est pour cela que la vigilance sera de mise.
Que ce soit pour l'indépendance de l'Inde organisée ou préparée par Gandhi qui, que vous le vouliez ou non fut aussi un politicien par le fait même qu'il employa la méthode politique pour sortir son pays du joug anglais ou que ce soit Martin Luther King qui lutta pour les droits civiques des noirs aux Etats Unis, les 2 empruntèrent une voie de revendication politique.
Comprenez bien que je ne juge pas les actions de ces hommes mais je les relativise par rapport aux objectifs qu'eux mêmes visaient à savoir une libération bien plus lointaine et complète que celle qu'offre une indépendance nationale ou des droits civiques, qui constituent des droits toujours très limités. Limités sont les droits acquis comparés au grand dessein d'amour et de liberté que le Créateur a pour l'humanité. Ces droits finissent par ressembler à une sorte d'œcuménisme bancal et impuissant dans lequel l'assemblée humaine ne peut pas exister de façon féconde par sa diversité qui forme son éco sytème. Diversité qui ne se vit pas comme unité de personnalités et sensibilités complémentaires mais comme bastions rivaux. Cela ne veut pas dire qu'il faille cracher sur les luttes du passé qui amenèrent des libertés en Europe, en Inde ou aux Etats-Unis. Nous avons le droit de vote et le droit de grève pour lequel je loue le courage des hommes qui nous les ont apportés. Mais tout autant je ne me berce pas d'illusions car je sais que ces droits sont relatifs, fragiles et pour certains peuvent se retourner contre les hommes et les desservir.
« Ce ne sont pas eux qui ont échoué. L’échec vint parce que personne après leur mort n’a osé reprendre le flambeau, continuer à leur suite » dites-vous.
C'est vrai d'une certaine façon. Mais pourquoi les grands thèmes prophétiques énonces par ces deux hommes ne furent pas repris après leur mort par leurs « disciples » ? Pourquoi ces deux hommes qui prêchèrent la non violence systématique et paradoxalement rencontrèrent la mort d'une façon violente n'ont pas engendrés dans leur propre mouvement de continuateurs dans leur pays? Je m'interroge. Et c'est pourquoi j'avance l'idée qu'ils avaient perçu une universalité de l'amour et du dépassement mais que les moyens qu'ils se sont donnés au travers de la revendication politique ne pouvaient à terme que représenter une entrave inconciliable avec l'aspiration profonde dont ils vibraient et par laquelle ils voulaient voir leur peuple un jour accoucher d'un autre monde.
Quant au concept de non violence elle a indiscutablement sa valeur. Mais ou commence et finit-elle ? Et dans quel contexte et dans quel cadre humain ? Pensez vous que l'apostrophe de Jésus: « Sépulcres blanchis, engeance de vipères » soient des termes non violents ? Jésus eut il raison ou fut il imprudent? Fut il aussi pacifique que l'église a voulu le décrire ? La peur n'explique pas tout. L'avilissement et la médiocritisation de l'homme par l'homme est une des formes de la domination qui est bien pire que son exploitation par la cupidité.
C'est faire le vide dites vous le remède non violent, ce n'est pas ce que dit la Révélation d'Arès. C'est se faire une Ame devenir spirituel clame le Créateur à Arès. C'est introduire dans le monde un élément qui fasse basculer l'ensemble physico chimique l'homme en Adam transfigurant et transfiguré. Pour cela rien de bien compliqué ni de mystérieux: l'obstination à devenir un homme ou une femme de bien, une lutte de tous les instants contre ses ténèbres, l'effort pour s'autocréer en être bon, lumineux, fort et paisible sans fuir les joies de la terre. A chacun selon sa mesure et ses moyens, vous avez raison seul un petit reste consentira à faire cet effort.
Je réponds sur 3 points.
Tout d'abord il y a eu continuation du mouvement en ce qui concerne Martin Luther King notamment les Black Panthers qui réussirent à mettre en place ce que King avait préconisé avant sa mort à savoir des hôpitaux, des écoles, etc pour les Noirs - ceci en attendant que les Blancs les considèrent bien. Cela a marché tellement bien que la CIA a fait infiltré des gens qui amenèrent la drogue. Certains des Black Panthers furent arrêtés en possession de drogue et tout le mouvement fut sali. Le mouvement se reprit et la CIA furieuse firent abattre les leaders qui lancèrent les Black Panthers dont l'un d'eux dans son propre lit. Cette frayeur, ces morts et surtout ces emprisonnements abusifs (certains restèrent plus de 10 ans en prison) fit que tout s'arrêta.
Je pense que lorsque l'ordre établi se sent menacé et est prêt à tout il faut une sacré dose de courage, de changement intérieur, de force morale, bref une spiritualité à toute épreuve. Aujourd'hui encore les puissants menacent de mort. Pas si longtemps que cela Jean-Marc Governatori du parti LA FRANCE EN ACTION a eu suite aux législatives, des menaces de mort et les gens qui l'accompagnèrent traités de secte. Ce ne sont pas seulement ses idées (qui remettaient en cause des façons de vivre) mais également c'est un parti qui avait beaucoup d'argent. Pourquoi à cause de l'argent ? Cet argent représentant une indépendance cela représe c'est sûr un autre danger pour ceux qui ne peuvent gouverner les esprits.
Ensuite je pense que la non-violence ne commence ni ne finit. Comme elle se vit c'est soi-même qui décide de la mettre en place ou pas. C'est soi qui l'amène à terme ou pas suivant notre degré d'évolution ou notre refus de continuer. La non-violence n'empêche pas que l'on s'emporte, que l'on crie sur quelqu'un (cf Jésus). Jésus s'en prenait à la mentalité, au mensonge entretenus au nom des traditions. On peut par amour crier sur quelqu'un. Même si on n'est pas d'accord avec cette personne on peut être fâché sur son attitude, comportement envers soi et donc toutes les erreurs qui peuvent en découler.
Enfin la non-violence est faire le "vide". Ce n'est pas être vide intérieurement (les gens comme cela n'apporte rien à mon avis) mais ici être vide de ressentiment, désir de vengeance, colère, etc. Elle représente aussi ne pas être soumis, ne pas avoir peur, surtout également ne pas se taire lorsqu'on est témoin d'injustices flagrantes (que ce soit au travail, partout). Il faut avoir la force de dire les choses lorsqu'elles doivent être dites mais avec justesse et amour. Cela demande un grand travail en soi. Et ce n'est pas toujours facile.
Il y a une phrase que vous dites : "l'avilissement et la médiocritisation de l'homme par l'homme est une des formes de la domination qui est bien pire que son exploitation par la cupidité. C'est vrai et c'est pour cela qu'il est difficile parfois de se faire entendre. Mais les gens savent ce qu'ils font et par faiblesse ou autre acceptent ces situations. Les médias aussi (et c'est leur but je pense en tout les cas ils sont complices de cela) aiment entretenir la médiocrité. Lorsque nous avons fait le spot qui durait 30s sur le désarment nucléaire, nous avons contacté plusieurs TV. Toutes sans exception ont trouvé cela super. Mais toutes ont refusé sans donner d'explication. Une seule à donner une explication c'est MTV. Ils ont dit "On n'est pas là pour faire réfléchir les jeunes". Cela veut tout dire. Et cela veut dire aussi que c'est soi-même (donc les jeunes aussi) qui sommes responsables de nos choix de vie.
Merci bcp pour votre réponse.
Bien à Vous
Assunta
J'ignore tout de Jean-Marc Governatori et de son parti que vous citez. De même connaissez vous mieux que moi et dans le détail la lutte des Blacks Panthers.
Ce que je crois pour rester sur le fond (Révélation d'Arès XXXIV/6) des choses, c'est que le combat au sens que la Révélation d'Arès donne à ce terme dans ce conseil: Combats entre le pied dans la terre (Révélation d'Arès X/19), c'est qu'elle sous entend l'étendue des réalités et tout ce qui constitue l'assise de l'humanité.
Et le fond spirituel est l'essentiel. C'est lui qui reste à conquérir en priorité. La main ne doit pas se prendre pour le pied (Révélation d'Arès XXVI/0), autre citation qui rappelle que ce n'est pas par la voie intellectuelle, planificatrice que l'homme trouve l'équilibre, mais par l'âme complément indispensable de l'esprit et de la chair, sans laquelle l'homme restera une œuvre inachevée, bancale. C'est par ce fond réinvestit, réapparu, repossédé que sortira une humanité qui n'aura plus besoin des recours compliqués comme ceux que proposent la politique au travers des tribunaux et autres institutions coercitives. Avoir de gros moyens financiers, et même le nombre, la religion l'a eu pendant des siècles comme la politique à sa suite, le bilan n'est guère enviable. Nous avons avancé grâce au courage de nombreux hommes et femmes, souvent d'ailleurs des athées. Mais l'indépendance que vous appelez et qui est un bien précieux est d'abord et avant tout à rechercher dans la liberté absolue qu'il faut absolument retrouver, sinon la liberté dégénère en multiples libertés qui se nuisent les unes les autres. De fait par exemple que le décor terrestre soit écologique ou industrieux est secondaire même si on peut toujours discuter des moindres nuisances et des optimisations à réaliser dans bien des domaines.
C'est pourquoi le travail des pèlerins d'Arès consiste dans cette génération à faire tout ce qu'ils peuvent pour ranimer en eux et autour d'eux le Bien, la Liberté absolue, l'intelligence spirituelle. Cela n'empêche pas certains de participer à des œuvres sociales. Mais ce n'est pas par le social que l'homme retrouvera la route d'Eden. L'homme est social, communauté, vie plurielle mais ce sont la Liberté absolue et l'individualité au service du Fond qui transfigurent les activités sociales, leur donnent leurs vrai sens, la beauté et la grandeur. Sans ces éléments spirituels, nous ne décollons pas de l'animalité qui peut montrer du raffinement mais peu sinon pas de transcendance. Hors l'homme est fait pour la transcendance, source même du bonheur. Cela étant vous avez raison de souligner que les pouvoirs terrestres n'aiment pas le changement, c'est pourquoi les prophètes et tous les justes furent de tout temps combattus à un moment ou un autre. Sans profonde détermination à vivre et faire sentir le Bien, ce Bien pour lequel même le cruel ressent la nostalgie au fond de lui, finira par revenir parce que c'est sa nature même, sans lutte à ranimer nous échouerons. C’est pourquoi, ces textes écrits ici sont des coups de pelle dans le désert, le mien comme celui du monde.
C'est aussi ce que nous disons, nous les humanistes, nous parlons de transcendance et spiritualité. Elle se vit en soi et doit éclabousser le monde - que ce soit dans n'importe quel domaine. L'essentiel est de spiritualiser nos actes. C'est cela l'important et cela demande de regarder en soi. Sans changement intérieur on ne peut rien amener.
La spiritualité a cela de beau (contrairement à la religion) c'est qu'elle touche tout le monde : j'entends ici pas besoin forcément de croire en Dieu, d'avoir une appartenance quelconque en une religion. Ces incroyants qui croient de cette façon savent qu'ils ont une puissance en eux et la mettent en pratique et en témoigne. Pour eux peu importe de savoir d'où vient cette puissance l'essentiel est qu'ils agissent comme Dieu le demande (sans le savoir). C'est intéressant de connaître ces gens car ils ne sont pas pris par les dogmes et comportements imposées par les religions. Ils refusent de toute façon le Dieu façonné par les religions.
C'est pour cela que Dieu a beaucoup d'amour pour ces gens. Et qu'Il compte sur eux aussi. Car ils agissent dans le monde (sur soi aussi bien évidemment) sans être complice de toute scélératerie.
Le Bien, la Liberté, l'Intelligence spirituelle, s'affinent ainsi en (ou se redéploie en eux) jusqu'à (re)devenir vivante dans la vie d'un homme.
Assunta
....Tu parles par exemples "d'échec de ces hommes", c'est tout de même un peu raide! impossible à comprendre sans l'arrière-fond spirituel qui exige beaucoup de développement ( échec des révolutions, échec des réformes, échec de la politique en général, seule voie = la pénitence et l'assemblée qui en découle). En fait, je crois que tu devrais souligner que personne n'a poursuivi le combat de ces hommes qui puisaient dans leur force spirituelle, un combat dont la portée étant en puissance bien plus considérable que l'obtention de droits civiques ou chasser les anglais puisqu'au fond ils portaient la libération du péché de l'homme. Cet aspect n'est jamais perçu, il faut le montrer davantage, et c'est uniquement à ce niveau que leur action est un échec.
Nicodème
Bonjour Nicodème
Dieu parle de pénitence mais il ne dit pas que l'assemblée découle de la pénitence. L'assemblée est un groupement d'hommes et de femmes qui vont dans le même sens : changer le monde ET se changer soi. La pénitence est leur moteur certes mais ce ne doit pas être que cela. Sinon tout restera qu'au domaine religieux, une autre forme de dogme, alors que l'être humain doit devenir spirituel. Et la spiritualité n'inclue pas forcément croire en Dieu et/oou appartenir à une religion. Donc Dieu ne limite rien. Vos propos me semblent des limites, limités. Attention de ne pas se limiter soi et les autres.
Gandhi, Luther King furent spirituels. Et ceux qui osèrent continuer : les Black Panthers furent aussi spirituels. S'ils n'avaient réveillés leur courage, leur force, l'amour des autres, tout cela activés ou pas par une croyance en Dieu, ils n'auraient pu accéder comme Martin Luther King le demandait avant de mourir : faire des écoles, des hôpitaux, etc que pour les noirs qui étaient dénigrés. Tout cela en attendant que les Blancs les aident et les soutiennent davantage. Hélas ils n'ont pu aller très loin. Mais ceux qui moururent assassinés ou ceux qui restèrent en prison durant des annéés furent certainement plus grands que vous et moi et personne ici ne peut dire qu'ils n'étaient pas spirituels. C'est leur manquer de respect que de dire que leur combat n'était pas puissant puisque ramené à des droits civiques. Ces hommes ont permis - même si ce ne fut pas de suite, ni évident - ils ont permis que des lois plus tard furent changées et ont permis d'affirmer le courage d'autres qui se battirent pour l'égalité en tant qu'êtres humains. Ce n'est pas parce que ce n'est pas spectaculaire ou médiatisé que les actions sont moindres.
Luther King, Gandhi ne portaient pas la libération du péché de l'homme. C'est très judéochrétien cette phrase. Personne ne peut libérer l'autre de sa prison. Luther King et Gandhi ont été des exemples. Ils ont démontré par une attitude de coeur qui a été suivie d'une attitude externe, d'actes, de courage, de bravoure, comment l'humain peut se libérer LUI-MEME de son propre malheur - causé par autrui ou par lui-même.
Les Black Panthers n'en doutez pas ont su puiser dans cette démonstration merveilleuse très spirituelle de leurs aînés (Gandhi et Luther King). Je leur rend hommage ici et à tous ceux par la suite qui osèrent braver la calomnie, les coups, les blessures, les emprisonnements de force, etc... Ils sont des exemples dont nous devrions puiser à notre tour. Par leur autonomie (création d'écoles, dh'ôpituaux, etc) malgré les calomnies et méchancetés voire cruauté qui pleuvaient sur eux à cause de cette autonomie-là, ils prouvèrent que tout être humain doit garder, sauvegarder sa liberté hors des institutions esclavagissantes sur le plan moral et physique ; liberté des différences quelles qu'elles soient, liberté de vivre équitablement, liberté d'être tout simplement.
Je dis sur le plan moral car il faut avoir un courage et une force à toute épreuve et accepter le risque que l'on soit tué (le plan physique). Sans spiritualité en eux (qu'ils crurent ou pas en Dieu) ils n'auraient pu tenir. Même si par la suite ils n'existèrent plus ils nous ont donné un exemple malgré tout.
Nous pouvons vivre la non-violence qui n'est pas faite pour les couards comme dit Martin Luther King, qui fait accepter le risque de tout perdre (dans tous les sens du terme) mais qui ennoblit l'âme.
Je vous invite à lire 6 arguments en faveur de la non-violence active de Martin Luther king et vous verrez que des gens après eux - même s'ils furent peu nombreux - l'ont vécu. Sommes-nous capables de le vivre ??? Nous avons de bons exemples.
Cordialement
Assunta
Une chose est certaine. Si cette course folle aux armements doit se poursuivre, il ne peut y avoir d’autre issue qu’un massacre sans précédent dans l’Histoire. S’il en sort une nation victorieuse, sa victoire même lui permettra d’assister vivant à sa propre mort. Le seul moyen d’échapper à cette épée de Damoclès est d’accepter hardiment et sans réserve la méthode non-violente de résolution des conflits avec tout ce que cela comporte de glorieux. »
Merci
Assunta
Vous pouvez très bien faire un lien vers votre site qui donne les explications que l'on trouve en grande partie dans votre commentaire.
Cela prendrait beaucoup moins de place sur mon blog dans lequel je ne tiens pas forcément à faire la promotion de tel ou tel parti, mouvement, religion etc... dont je ne partage pas l'ensemble des points de vues. Car vos idées ainsi longuement exposées, vous m'imposez d'une certaine façon de faire la propagande de votre mouvement, lequel je ne suis pas adhérent. Merci donc d'en tenir compte.
Jean-Claude
Assunta, bonjour, J'ai cru comprendre que vous mettiez en cause mon commentaire sur la pénitence, l'assemblée etc... Je dois d'abord lui dire que ce n'est qu'un extrait que le webmaster a repris d'un mail que je lui adressais. Je n'expliquais pas tout le processus du projet arésien, ce serait beaucoup trop long. Vous n'avez pas l'air de savoir ce qu'est la pénitence arésienne : ce n'est pas contrition, regrets ou remords de ses fautes, soit l'approche religieuse, statique et fausse, mais tout le contraire soit recréation de soi, dynamique d'ascension spirituelle, lutte contre son propre mal ou péché et accomplissement du Bien, bref une recherche de vertu. Comme vous dîtes, c'est le moteur. Et c'est le même moteur qui devrait animer les luttes sociales sur fond spirituel. C'est peut-être à ce niveau que les combats de Gandhi et de Luther King - qu'il faut saluer de toute façon c'est pour ça que je disais que c'était un peu raide de parler "d'échec" comme ça, sans explication fouillée, dans un article - sont passés à côté de l'essentiel car ils ont fait faire des progrès civils (ou politiques)mais ils n'ont pas transmis la graine de la pénitence (qui pourtant alimentait leur propre combat et stimulait leur intelligence politique), le Fond donc, ce qui seul fait que les hommes ne retombent pas toujours dans la même ornière d'un combat étroit, limité, conjoncturel, et s'en, tiennent là une fois la victoire acquise, qui ne voient plus l'universel comme objectif central, et qui s'accommodent d'identités secondaires : nation, ethnie, langue, droits, sexe, sexualité, socialisme, antilibéralisme, laïcité, etc., que sais-je encore ? La non-violence érigée en idéologie me paraît ressortir de la même vision étroite (même si j'en salue par ailleurs le courage). La non-violence n'est d'abord qu'un outil, pas une fin en soi: ce n'est pas une vertu. La vertu c'est de répondre au mal par le bien, de renoncer à la vengeance, mais les réponses sont multiples. Parfois, dans le relatif du monde, on ne peut que choisir le moindre mal. On peut se battre pour se défendre, parce qu'on n'a pas le droit de laisser exterminer son message, son témoignage s'il nous paraît essentiel pour l'avenir de l'humanité. C'est en cela que le sacrifice de Jésus fut néfaste. Jésus vivant trente ou quarante ans de plus, ça aurait apporté autre chose au monde en termes d'enseignement et d'exemple de vie qu'un pseudo-christianisme né des rapports de la spiritualité la plus haute avec le paganisme des berges de la Méditerranée. Jésus n'a sauvé personne en mourant sur la croix et il a laissé des apôtres quelque peu désemparés, même s'il est revenu les stimuler, mais pas assez de temps... De même si les indiens d'Inde avaient eu en face d'eux les nazis et non les anglais, je doute que les méthodes non-violentes auraient eu le même effet: ils se seraient faits zigouillés sans pitié. Enfin autre exemple, Mahomet qui lance sa "guerre sainte", dont on doit savoir qu'elle est d'abord la guerre contre son propre péché, mais qui a du la prolonger dans les faits (politiques) d'une guerre réelle, faite de razzias contre les Mecquois, simplement pour survivre, lui, son groupe et par là même préserver son Message, le Coran, le plus précieux. Que serait-il advenu de lui s'il n'avait pas lancé cette guerre, qu'il gagne, au reste contre beaucoup plus fort en nombre ? La non-violence est la façon naturelle d'être des pacifiques, ce que nous sommes, pourquoi en faire une idéologie ? Un dogme ? Une sorte d'absolu? Elle n'est qu'aspect - relatif- du grand combat spirituel. On n'ira pas attaquer qui que ce soit mais la violence reste un recours possible et envisageable en cas de nécessité extrême, besoin de se défendre et par la même de préserver le message essentiel qu'on incarne. Se laisser exterminés par exemple serait irresponsable au regard de l'histoire. Etre et vivre spirituellement va bien au-delà de la non-violence: il s'agit de lutter contre son mensonge (si répandu, si banal, à commencer par le mensonge à soi-même), contre son égoïsme, son individualisme, son indifférence, ses peurs, ses préjugés, son son impudicité, sa bêtise, etc., etc... Mais aussi sa colère, sa violence, ses impulsions quand elles sont gratuites, pulsionnelles, justifiée par l'ego, l'égoïsme, l'envie, la spoliation ou l'injustice. Une violence réfléchie, choisie comme dernier recours, peut parfaitement faire partie d'un choix spirituel même s'il vaut mieux chercher à l'éviter mais les autres ne nous permettent pas toujours de jouer notre meilleur rôle. On est dans le relatif. D'ailleurs vous parlez avec admiration des Black Panthers qui n'étaient pas (du tout) des non-violents que je sache, qui maniaient facilement la mitraillette, qui plus est, sous action de la drogue. Contradiction ? Qu'ils aient faits des choses nobles, tant mieux, mais en créant des hôpitaux et des écoles, ils n'ont pas fait plus que les gouvernements ne font pour édifier leurs citoyens et devenir plus forts; Ces actions répondent pas seulement à de bonnes oeuvres mais à une stratégie politique. On ne fait pas la guerre avec des éclopés et des incultes. Comme vous le voyez, je suis beaucoup plus réservé sur les Panters mais ceci est une autre histoire. Bonsoir Assunta, fraternellement Nicodème
La non-violence n'est pas une fin en soi je n'ai jamais dit cela. Elle n'est pas non plus une idéologie tout du moins elle ne doit pas l'être. Je sais ce que Dieu demande à Arès et j'essaie de l'appliquer. Sans changement intérieur profond on ne peut faire de grandes choses.
Les black panthers ont reconnu certaines erreurs et avaient évolué positivement par la suite.
assunta
CE QU'ON APPELLE MORT N'EST PAS UN ACTE DE DELIVRANCE DEVANT LA VIE MAIS UN ACTE DE REVOLTE DEVANT ES LOIS
A jean claude C
Je pense qu'il y a plus de rapport entre ce que vous avez écrit et ce que j'ai essayé de vous dire que vous ne le pensez ; vous dites que le combat se situe ailleurs sur un autre plan et vous avez complètement raison et vous dites aussi qu'on ne soude pas un peuple par des lois mais par l'amour du prochain et je pense aussi que c'est la solution à la résolution de tous nos problèmes.
Continuez. L'amour est la seule solution.
Marie